FĂ©vrier 25, 2020
Par Paris Luttes
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Comme tous les ans, l’arrivĂ©e des beaux jours signe la fin de la trĂȘve qui empĂȘche thĂ©oriquement les expulsions de logement pendant l’hiver. Alors que 3 millions de logements sont vacants en France, que les loyers et les prix de l’immobilier ne cessent d’augmenter, que le nombre de personnes sans-abri ou mal-logĂ©es n’a jamais Ă©tĂ© aussi haut, la police et la justice se prĂ©parent comme chaque annĂ©e Ă  mettre des personnes Ă  la rue.

À Saint Denis, les grands projets urbains et la spĂ©culation immobiliĂšre Ă  marche forcĂ©e cachent les Ă©normes problĂšmes de mal-logement. Les prix et les loyers sont en constante augmentation, et rendent la ville de plus en plus inhospitaliĂšre et inaccessible aux plus prĂ©caires d’entre nous.

L’État, loin de combattre ce processus, l’encourage et s’y associe, Ă  travers les diffĂ©rentes lois sur le logement (suppression des aides Ă  la construction de logements sociaux, baisse des APL,…).

Les travaux qui prĂ©parent l’arrivĂ©e des Jeux Olympiques et du Grand Paris Express laissent peu de doutes sur l’avenir promis Ă  la ville : un espace sĂ©curisĂ© oĂč les quartiers populaires devront laisser la place Ă  des habitant·es plus aisé·es pour lesquelles la ville sera conçue.

Dans ce contexte, nous avons toutes et tous une raison d’ĂȘtre confronté·es aux expulsions et aux galĂšres de logement. La rĂ©novation urbaine menĂ©e par l’ANRU dans diffĂ©rents quartiers de la ville, au nom de la « mixitĂ© sociale Â», menace de nombreux logements sociaux de dĂ©molition. Face aux loyers chers, les plus prĂ©caires n’arrivent plus Ă  payer ou sont obligĂ©s d’accepter des logements pourris. D’autres, exclus du marchĂ© du logement depuis des annĂ©es, vivant en foyer ou forcĂ©s de s’installer dans les nombreux bĂątiments laissĂ©s Ă  l’abandon, se font dĂ©sormais chasser, sans solution de relogement.

Face à ces situations, nous pensons que la solution est de tirer de la force et des connaissances communes des expériences de chacun·e, pour construire ensemble des moyens de lutter.

Les chiffres clĂ©s du mal-logement en Seine-Saint-Denis (2019 – niveau dĂ©partemental) :

  • 29% de la population vit sous le seuil de pauvretĂ©
  • 1/4e des mĂ©nages expulsĂ©s de leur logement habite en Seine-Saint-Denis
  • Plus de 6000 mĂ©nages reconnus DALO sont en attente d’un logement (sur les 30 000 au niveau de l’Ile-de-France) ; et 3800 nouvelles demandes sont reçues chaque annĂ©e
  • 65% des logements datent d’avant 1975
  • 30% de la population bĂ©nĂ©ficient d’aides au logement
  • 110 000 demandes de logements sociaux sont effectuĂ©es chaque annĂ©e, pour 12 000 attributions
  • 9000 personnes sont logĂ©es chaque jour Ă  l’hĂŽtel par le 115-93

N’hĂ©sitez pas Ă  venir dimanche matin entre 11h et 13h30 pour donner un coup de main Ă  la prĂ©paration de la cantine. L’occasion de nous rencontrer et de discuter en Ă©pluchant des lĂ©gumes !

166, rue du Landy Ă  Saint-Denis

MĂ©tro Carrefour-Pleyel (ligne 13)

RER B ou D Stade de France Saint-Denis

Bus 173, 139 (arrĂȘt Landy – Pleyel) et 255 (arrĂȘt Landy – Ornano)

* Si vous souhaitez organiser vous-mĂȘme une cantine en soutien Ă  vos luttes, c’est possible et mĂȘme prĂ©vu ! Nous serons ravi-e-s de vous donner un coup de main et de mettre Ă  disposition notre matos de cantine alors passez nous voir ou contactez-nous : [email protected]

** Le Landy ouvre Ă©galement ses portes tous les jeudis de 19h Ă  21h pour l’atelier d’autorĂ©paration de vĂ©lo. En plus des Ă©vĂšnements ponctuels, plusieurs autres activitĂ©s rĂ©guliĂšres s’y dĂ©roulent dĂ©jĂ  comme du handball en mixitĂ© de genre et de niveau, du cirque, du yoga, de la danse contact queer, de la boxe le tout a prix libre ou en gratuitĂ©e.

TOUS LES MOYENS SONT BONS POUR SE BATTRE ENSEMBLE CONTRE LES PROPRIÉTAIRES T LES AMÉNAGEURS DE NOS VIES ! VENEZ NOMBREUX·SES !




Source: Paris-luttes.info