Octobre 23, 2020
Par Squat.net
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Hier matin, le 22 octobre 2020, la prĂ©fecture du Pas de Calais a encore procĂ©dĂ© Ă  l’expulsion et Ă  la destruction massive d’un campement. Il s’agissait du lieu de vie nommĂ© « Unicorn jungle », oĂč (sur)vivaient prĂšs de 300 personnes exilĂ©es, d’aprĂšs la distribution de tentes faite par Utopia 56, une semaine auparavant. Encore une fois, les associations dĂ©noncent la brutalitĂ© et l’inefficacitĂ© de ces opĂ©rations. Ces derniĂšres ne respectent pas les droits fondamentaux des personnes exilĂ©es.

Les associations dĂ©noncent la violation du droit d’aller et venir des personnes exilĂ©es. Encore une fois, une dizaine de bus avaient Ă©tĂ© affrĂ©tĂ©s pour les emmener vers une destination inconnue. Les autoritĂ©s ont procĂ©dĂ© Ă  une opĂ©ration de « mise Ă  l’abri » d’au moins 190 personnes. Une « mise Ă  l’abri » d’hommes, mais Ă©galement de femmes et d’enfants. L’inutilitĂ© de cette opĂ©ration de « mise Ă  l’abri » se constate, notamment, par la frĂ©quence de ces opĂ©rations.

Les associations dĂ©noncent le caractĂšre forcĂ© de ces opĂ©rations. À partir de 7h20 du matin, les forces de l’ordre ont dĂ©barquĂ© avec leur armada habituelle (gendarmerie nationale, police nationale, police aux frontiĂšres, BAC, 
). Le consentement et la volontĂ© des personnes exilĂ©es n’est absolument pas pris en considĂ©ration. En effet, une vĂ©ritable chasse Ă  l’Homme a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e pour tenter de faire disparaĂźtre les personnes exilĂ©-e-s. Le procĂ©dĂ© est toujours le mĂȘme : lorsqu’un bus arrive les personnes exilĂ©es sont escortĂ©es par la police, les empĂȘchant de partir.
Les associations dĂ©noncent la violation du droit de propriĂ©tĂ© des personnes exilĂ©es. Les personnes sont expulsĂ©es sans mĂȘme pouvoir prendre le temps de rassembler leurs affaires qui leurs sont confisquĂ©es ou jetĂ©es.
Plusieurs heures encore aprĂšs l’opĂ©ration, la violence se ressent lorsque l’on se rend sur ce campement. Une poĂȘle de riz encore pleine est sur le feu, des chaussures traĂźnent ici et lĂ , une tente, des bidons d’eau, un tee-shirt d’une petite fille, une couverture, 

Les associations dĂ©noncent l’absence de respect au droit Ă  la vie privĂ©e et familiale des personnes exilĂ©es. L’équipe de Human Rights Observers a pu relater une scĂšne percutante pendant laquelle des forces de l’ordre ont refusĂ© un homme de rejoindre sa famille dans un bus.
Les associations dĂ©noncent l’absence du droit au contradictoire. En effet, plusieurs heures aprĂšs, une seule page de l’ordonnance sur requĂȘte trĂŽne ostensiblement au milieu du lieu de vie. Il s’agit de la base lĂ©gale de l’expulsion avec une autorisation au recours Ă  la force publique. Ce procĂ©dĂ© permet d’outrepasser le droit au contradictoire des personnes exilĂ©es. Les mĂȘmes motifs sont rĂ©utilisĂ©s Ă  chaque fois : salubritĂ© publique, sĂ©curitĂ© publique et troubles Ă  l’ordre public.

Encore une fois, les associations dĂ©noncent la brutalitĂ© et l’inefficacitĂ© de ces opĂ©rations. Les associations dĂ©noncent la violation des droits fondamentaux des personnes exilĂ©es, non exhaustivement citĂ©s.


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Passeurs d’hospitalitĂ©s, le 23 octobre 2020 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2020/10/23/a-calais-la-saga-des-expulsions-continue/




Source: Fr.squat.net