Le 9 avril 2018, en pleine mobilisation contre Parcoursup, défiant la fermeture administrative imposée par la présidence, des étudiants ainsi que des membres du personnel et d’associations se réunissent en assemblée générale à l’université Paris-Nanterre. La présidence tente alors un autre moyen pour asphyxier la mobilisation : elle invite les CRS sur le campus. Coups de matraque et bombes lacrymogènes pleuvent sur les militants. Certains seront blessés, dont un grièvement. Sept personnes mobilisées sont arbitrairement arrêtées par la police. Six d’entre elles sont placées en garde à vue. Enfin, trois d’entre elles, dont un élu UNEF à la CFVU, seront poursuivies pour le motif imaginaire de « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Le procès a eu lieu le 19 septembre 2018 et le verdict est tombé le 17 octobre. L’un des militants est relaxé. Un autre écope de quatre mois de prison avec sursis. Cependant, le troisième, Roga, écope de six mois de prison ferme.

Les militants ont fait appel de ces décisions. Aujourd’hui, nous attendons le jugement en appel dont la date n’est pas encore connue.

Dans l’attente, nous savons que l’acharnement policier et judiciaire sur Roga n’a rien d’accidentel. Roga est un homme noir du 95. Cela le rend déjà suspect aux yeux des autorités. Il se trouve ainsi accusé d’être « tombé » sur les CRS ou encore de leur avoir donné des « coups », accusations démenties par les autres personnes présentes le 9 avril. Deux condamnations, pour des faits mineurs, vieilles de plus de dix ans et sans lien aucun avec la situation du 9 avril, ont aussi été invoquées comme pour suggérer que Roga était déjà prédisposé au crime.

Face à cette fixation injuste sur Roga, notre réflexe de base doit être la solidarité. Nous ne pouvons pas accepter que Roga paie seul les frais d’une mobilisation qui est et qui doit rester collective. Or, aujourd’hui, les frais d’avocat de Roga sont estimés à 2 000 voire 2 500 euros. Les revenus de Roga, éducateur de football à Osny et bénévole de l’association Welcome 2 Nanterre, ne suffisent pas à couvrir ces frais.

D’où cette collecte. Si deux cents personnes donnent dix euros chacun, nous aurons déjà empêché qu’une pénalité financière vienne s’ajoute à l’acharnement policier et judiciaire sur Roga.

Que chacun·e contribue à hauteur de ces moyens. Surtout, faites tourner la cagnotte dans vos réseaux !

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Article publié le 18 Juil 2019 sur Paris-luttes.info