Communiqué du 8 juin

Dans la nuit du samedi 8 juin à dimanche 9 juin, une nouvelle vague d’arrêts maladie a frappé Saint-Antoine. Si les problématiques d’arrêts maladie pour épuisement professionnel sont monnaie courante dans les structures d’urgence, elles n’alertent nos directions et l’opinion publique que lorsqu’elles surviennent dans un contexte de tension sociale.

Ce soir, ce sont 15 paramédicaux sur 19 qui, épuisés par leurs conditions de travail, n’ont pas pu prendre leur poste ce soir. Trois paramédicaux de l’équipe de jour ont dû rester pour continuer de prendre en charge les patients. La direction dit avoir le droit de les obliger à travailler 18 heures durant avant d’attendre la relève de l’équipe du lendemain.

Cela sans se soucier de la fatigue et de l’épuisement des agents qui, après plus de 12 heures de travail, ne seront pas en capacité d’effectuer leur travail avec le degré de concentration qu’exige la prise en charge des êtres humains. Mais cela, la direction ne semble pas y penser.

Pis, elle n’estime pas le besoin de délester les urgences Saint-Antoine alors que son effectif est réduit à sa moitié. C’est dire l’inconscience de la direction qui une fois de plus met en danger son personnel et les patients.

Le collectif Inter-urgences.


Article publié le 11 Juin 2019 sur Paris-luttes.info