De toutes les luttes de territoire qui font vivre nos résistances, la lutte antinucléaire et anticapitaliste de Bure (Meuse) est sans doute celle qui subit la répression la plus massive. En effet, de la ZAD à Roybon, des Gilets Jaunes au « délit de solidarité », les luttes font désormais face à une répression hors-norme. A Bure, cela fait 25 ans que l’État tente d’implanter de force un projet d’enfouissement de déchets nucléaire ultra-radioactifs baptisé CIGEO. A Bure, cela fait 25 ans qu’habitant.es et activistes résistent avec énergie et détermination à ce projet suicidaire, à la militarisation du territoire, aux mutilations, aux perquisitions, aux humiliations, à l’acharnement judiciaire et au montage délirant d’une association de malfaiteur.ses.

L’industrie de l’énergie nucléaire est une pieuvre aux tentacules multiples : post-colonialisme industriel minier en Afrique et en Asie, pollution irrémédiable des sites d’exploitation et des territoires environnants en France, accumulation astronomique de déchets millénaires extrêmement dangereux et ingérables, perpétuation des logiques de domination Nord-Sud, course aux armements nucléaires dans le monde entier – nucléaire civil et militaire étant intrinsèquement liés.

La lutte contre l’industrie nucléaire et son monde est un poing asséné à la face du capitalisme mondialisé et de la gestion « expertisée » de nos vies. Non, le nucléaire n’est pas une énergie soutenable écologiquement et humainement. Non, il n’y aura pas d’enfouissements de déchets nucléaires à Bure.

18h : THÉÂTRE « NOUS ÉTIONS DEBOUT ET NOUS NE LE SAVIONS PAS

Quelle est cette nécessité intérieure qui fait que « ce jour là, précisément ce jour là » nous basculons dans la résistance ?

Les récits de luttes citoyennes et aventures collectives révèlent ce qui se crée au moment de l’engagement. Chœurs, chants, manifestes, témoignages, des situations s’orchestrent en une vibration contagieuse qui nous parle d’avenir…

19h30 : RENCONTRE AVEC LE COLLECTIF « DES PLUMES DANS LE GOUDRON »

« 2009-2019 : Retour sur une décennie de luttes de territoire »

20h30 : CONCERTS

DA KREW LAB (live hiphop, drum, tek)

Live 100% création joué en direct sur des contrôleurs électroniques variés (pads, joystick, pavés tactiles). Echappés du collectif Da Krew, Val et Bilal regroupent de multiples influences rythmiques : électro, break, drum&bass, breakcore et hip-hop.

KRAV BOCA (punk rap mandolin)

Les émeutiers de Krav Boca opèrent toujours cagoulés ! Poussés par un puissant guitare-basse-batterie-mandoline, les 3 maîtres de cérémonie envahissent la scène avec des textes en français et en grec : ni punk, ni rap, ni métal, mais certainement un peu des trois.

ÇUB (math rock, techno)

Çub n’a pas inventé une nouvelle fusion, Çub est véritablement en fusion, en transition constante d’un état vers un autre, se méfiant des équilibres et des voies toutes tracées. Un concert de Çub est un surgissement, une éruption cutanée – car tout le monde déteste la peau lisse.

VITESSE PLAISIR (solo batterie electro noise)

Derrière sa batterie branchée à des machines, ça va encore être un garçon cis hétéro blanc qui veut faire plus de bruit que les autres.

ET AUSSI : PIZZA MIAM-MIAM, GLOU-GLOU, EXPO PHOTO (JÜRGEN NEFZGER), PROJECTIONS CONTINUES, INFOKIOSQUE…


Article publié le 17 Sep 2019 sur Iaata.info