Janvier 26, 2021
Par Expansive
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Au menu du deuxiĂšme bulletin de l’Union Communiste Libertaire de Rennes :

  • LSG, LOI SEPARATISME : Face aux lois liberticides : lutter
  • AED – « PIONS Â» : L’extension de la grĂšve
  • SNCF :Le syndicalisme de lutte confirme sa majoritĂ© chez les cheminots

Loi sĂ©paratisme, Loi securitĂ© global… Battons nous ensemble contre les lois liberticides !

Depuis plusieurs annĂ©es les lois liberticides se multiplient et en cette fin d’annĂ©e 2020 nous avons en mĂȘme temps la loi sĂ©curitĂ© globale, loi sĂ©paratisme, qui s’ajoute a la gestion inneficace et autoritaire de la pandĂ©mie. Ces lois renforcent l’invisibilisation des violences policĂšre, l’institutionnalisation du racisme et en particulier de l’islamophobie ainsi que le contrĂŽle des mouvements sociaux alors que l’annĂ©e 2021 s’annonce bien chargĂ©e. Le 28 novembre, et le 5 dĂ©cembre contre la loi sĂ©curitĂ© globale, le 12 contre la loi sĂ©paratisme partout en France ces mouvements ont subit une repression violente de la part des forces de l’ordre. A Rennes L’UCL a signĂ© l’appel Ă  un rassemblement du 19 dĂ©cembre « stop aux lois liberticides Â» avec une quinzaine d’or-ganisation syndicale, associative, feministe et politique. Nous pensons qu’il faut rassembler nos force dans une lutte commune contre les lois liberticides et ainsi que chaque organisation travail dans son champ d’action et d’influence a la construction d’une mobilisation ancrĂ©e dans les classes populaire capable de stopper la deferlante autoritaire. Pour nous Il s’agit du seul moyen de se dĂ©fendre face a ce gouvernement et de repartir Ă  l’offensive pour la conquĂȘte de nouveaux droits

Mobilisation des AED : en dĂ©cembre, on Ă©tait lĂ , en janvier, on recommencera !

Ce qui n’était au dĂ©part que des grĂšves et mobilisations locales dĂ©terminĂ©es, est rapidement devenu suite Ă  l’appel de collectifs d’assistant-e-s d’éducation du Vaucluse, un mouvement de grĂšve d’ampleur national dans les vies scolaires et l’Education Nationale le 1er dĂ©cembre dernier. Depuis le dĂ©but de la crise sanitaire, les assistant-e-s d’éducation (AED, AP et APS) sont en premiĂšre ligne dans les Ă©coles et les Ă©tablissements. Les consĂ©quences sur notre travail sont importantes : dĂ©gradation des conditions de travail, multiplication des tĂąches, pas de protocole sanitaire Ă  la hau-teur durant une longue pĂ©riode, expo-sition aux risques de contamination,… Mais si la grĂšve le 1er dĂ©cembre fut si massive, ce n’est pas uniquement car elle rĂ©pondait Ă  l’urgence du moment, mais aussi car, au-delĂ  de la crise, elle faisait Ă©cho aux problĂ©matiques que nous rencontrons au quotidien sur nos lieux de travail : prĂ©caritĂ©, manque totale de reconnaissance de notre mĂ©tier, manque d’effectif et de moyens, manque de formation. A Rennes, ce sont plus d’une centaine de surveillant-e-s de collĂšges et de lycĂ©es qui se sont rassemblĂ©-e-s devant le DSDIEN, sans compter les Ă©quipes en grĂšve qui n’étaient pas prĂ©sentes physiquement, et au total une dizaine de lycĂ©es et collĂšges impactĂ©s, avec des vies scolaires et des internats entiĂšrement fermĂ©s.Le 1er dĂ©cembre fut la premiĂšre pierre dĂ©cisive d’un mouvement qu’il nous faut dorĂ©navant consolider d’ici la grĂšve nationale des AED le 19, potentiellement reconduite jusqu’à la grĂšve des personnels de l’Edu-cation nationale le 26. Appels aux collĂšgues, aux autres vies scolaires, caisses de grĂšves pour tenir, mouvements de solidaritĂ© des Ă©lĂšves et de leurs parents, assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales et coordination locale et nationale,… Les moyens d’actions sont vastes et beaucoup de travail reste Ă  faire. Mais cette mobilisation est dĂ©jĂ  une bouf-fĂ©e d’air pour ceux et celles qui s’y sont retrouvĂ©-e-s comme y ont participĂ©. Elle a permis de nous rappeler notre force car sans nous, les bahuts ne tournent pas, mais aussi que par la grĂšve et par la lutte, travailleurs et travailleuses du public comme du privĂ©, prĂ©caires, on peut relever la tĂȘte et ĂȘtre Ă  l’offensive !

Elections au Conseil d’Administration de la SNCF fin 2020 Le syndicalisme de lutte confirme sa majoritĂ© chez les cheminots

Les Ă©lections au Conseil d’Administration de la SNCF ne sont pas celles qui intĂ©ressent le plus les cheminots car ils votent pour une liste de dĂ©lĂ©guĂ©s nationaux qu’ils ne connaissent souvent pas. CelĂ  explique en partie la baisse de 20% de la participation tombant Ă  38%. L’autre explication est le vote Ă©lectronique qui complique la dĂ©marche de vote. Ce mĂȘme vote Ă©lectronique favorise le vote de l’encadrement qui est supĂ©rieure de 6% aux autres catĂ©gories de cheminots. MalgrĂ© cette baisse de participation, ce sont les syndicats de lutte CGT et SUD-Rail qui font les meilleurs rĂ©sultats en augmentation si on compare Ă  l’élection prĂ©cĂ©dente en 2015. La majoritĂ© syndicale de lutte (CGT et SUD) au dessus des 50% des voix permet d’empĂȘcher les syndicats d’accompagnement (CFDT, UNSA) de signer des accords de rĂ©gression sociale. C’est ce qui a Ă©tĂ© fait fin 2020 pour invalider accord de branche rĂ©gressif sur le chĂŽmage partiel dans le secteur ferroviaire signĂ© par CFDT/UNSA entĂ©rinant une baisse des salaires. NĂ©anmoins il y a du travail pour les Ă©quipes syndicales. L’éclatement de l’entreprises publique aujourd’hui dĂ©coupĂ©e en 5 SociĂ©tĂ© Anonymes et en plusieurs filiales, les cheminots divisĂ©s dans de nouvelles entreprises sous-traitantes rendent plus difficile la vie syndicale dans le ferroviaire. Dans le Groupe Publique SNCF, le patron a dĂ©coupĂ© la reprĂ©sentation du personnel dans les ComitĂ©s Sociaux Economiques (CSE) sur des pĂ©rimĂštres englobant jusqu’à plusieurs rĂ©gions.Les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel moins nom-breux qu’avant, sont ainsi Ă©loignĂ©s des cheminots et c’est bien ce que veut la direction pour affaiblir le syndicalisme de terrain et de lutte.




Source: Expansive.info