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Une mouvance? Une idéologie? Un parti organisé? L’extrême droite est à la fois diffuse, protéiforme et tend à se normaliser, ce qui la rend extrêmement dangereuse.

Nous avons conçu et imaginé ce numéro non pas tant pour dresser un panorama des partis, des tendances qui se réclament de cette idéologie, ou plutôt de ces « idéologies », mais plutôt pour proposer une analyse fine des formes qu’elle revêt dans un monde en proie à un retour sans précédent des tendances nationalistes, racistes et homophobes.

L’extrême droite n’est pas un phénomène politique et social nouveau, elle est le fruit d’une tradition qui s’abreuve autant à la source des tendances réactionnaires et conservatrices qu’à la figure fantasmée d’une supériorité raciale et culturelle qui serait comme l’étape ultime d’une évolution historique débarrassée de ses scories qui doivent autant aux contingences de l’immigration, des processus égalitaires et d’un progressisme qu’elle honnit de tout son être.

Elle est traversée de courants très divers qui s’y déploient, parmi lesquels les partis « néofascistes », « néonazis » mais également certains mouvements religieux traditionnalistes, fondamentalistes ou au contraire paganistes, des partis populistes ou souverainistes, monarchistes, ou encore nationalistes.

La diversité des formes qu’elle revêt peut la rendre difficile à appréhender, quoi de commun en effet entre le populisme d’un Bolsonaro au Brésil et l’héritage néonazi de l’AfD en Allemagne, ou encore entre le Rassemblement national en France ou le parti au pouvoir en Pologne, Droit et Justice (PiS)? Ce sont ces questions qui ont été à l’origine de ce travail. La CGT a toujours combattu l’extrême droite et est encore aujourd’hui à l’avant-garde de cette lutte.

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Source: Visa-isa.org