Juillet 24, 2021
Par Attaque
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Act for freedom now! / lundi 19 juillet 2021

AVERTISSEMENT ! Aux agents de l’État : nous aussi, nous recueillons des renseignements !

Un message pour Simon Chapman

En tant que photographe free-lance, dans une course effrĂ©nĂ©e pour te faire de la thune rapidement, tu prends des photos qui rĂ©vĂšlent l’identitĂ© des gens, alors qu’il est tout Ă  fait possible de prendre des images sous un angle diffĂ©rent, sans montrer de visages. Ce financement inconsidĂ©rĂ© de ton train de vie te vaut un rappel : prend ça comme un avertissement !

Il y a eu de nombreuses manifestations, rĂ©cemment, et Simon Chapman est allĂ© Ă  la plupart de celles-ci, afin de se faire un nom (et du fric). C’est pourquoi nous lui avons rendu visite


40 Stafford Road, St. Werburghs, Bristol.

Nous avons taguĂ© « Simon Chapman Photo-Flic Â» sur sa maison et « c’est le Big Brother Â» sur sa porte. Nous espĂ©rions pouvoir nous en prendre aussi Ă  sa voiture (une Ford Focus grise immatriculĂ©e DE53 XZS) mais elle ne se trouvait pas lĂ  quand nous lui avons rendu visite.

Chapman est le secrĂ©taire de la section de Bristol du Syndicat national des journalistes. Il a vendu des images de personnes au Daily Telegraph et au Mirror et il vend rĂ©guliĂšrement ses photos au Bristol Post (qui a derriĂšre soi une longue histoire de publication de photos venant de la police ; ce journal encourage les gens Ă  la dĂ©lation et Ă  signaler les allĂ©es et venues des « personnes suspectes Â»). Les images de Chapman montrent souvent des personnes dans des situations incriminantes. Dans sa soif de cĂ©lĂ©britĂ© et d’argent, il collecte des preuves pour l’État et il tire profit du fait de mettre en danger des personnes.

A Bristol, l’histoire de l’action directe a toujours intĂ©ressĂ© la presse Ă  grand tirage (en particulier le Bristol Post).
Maintenant plus que jamais, des autoproclamĂ©s experts, activistes et journalistes free-lance font leurs carriĂšres en interprĂ©tant les actions des autres. Des actes de rĂ©bellion sont passivement conditionnĂ©s pour devenir des appĂąts pour gagner de la visibilitĂ© sur internet, ils sont utilisĂ©s comme capital culturel dans une forme audacieuse de gentrification et aussi utilisĂ©s par l’État comme preuve Ă  son avantage dans le vieil discours (mais qui malheureusement continue) sur les « bonnes Â» et les « mauvaises Â» formes d’action/d’anarchisme.

Comme beaucoup d’autres, Simon Chapman a fait sa carriĂšre en acquĂ©rant de la considĂ©ration dans les milieux activistes, avant de s’en servir pour lancer sa carriĂšre dans la presse grand public.

Nous n’avons pas de photo de Chapman, mais il est de taille moyenne, sans barbe et il porte toujours des habits neutres. Il a toujours un tĂ©lĂ©objectif ridicule sur son appareil photo et souvent aussi un grand sac Ă  dos avec une protection impermĂ©able.

Il porte presque toujours un chapeau de type « bob Â» et des chaussures de marche et il se comporte avec beaucoup d’assurance, lorsqu’il se pavane en prenant des photos. Peut-ĂȘtre que, maintenant, il regardera un peu plus autour de soi, au lieu de toujours attirer l’attention sur les autres.

Les temps ont changĂ©, depuis les Ă©meutes de Bristol de 2011, et l’État de surveillance est plus gĂ©nĂ©ralisé  Mais pas omniscient. Cette action veut rappeler Ă  tous ceux qui aident la police dans ses enquĂȘtes, en documentant des moments de rĂ©bellion, que nous aussi nous avons des yeux
 et que nous vous observons.

Chapman n’est qu’un seul individu, dans une ville remplie d’autoproclamĂ©s experts en mĂ©dias, journalistes « alternatifs Â» et organes de presse
 mais n’oubliez pas que la surveillance fonctionne dans les deux sens et que nous vous suivons de prĂšs.

Nous refusons d’ĂȘtre mĂ©diatisĂ©.e.s ou prĂ©sentĂ©.e.s sous un faux jour. Nous ne parlons que pour
nous-mĂȘmes.

A plus, dans les rues !




Source: Attaque.noblogs.org