Janvier 14, 2022
Par Montréal Antifasciste (QC)
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L’été dernier, des employé·e·s de la SEPAQ du Parc du Mont-Tremblant nous ont écrit pour nous raconter une petite histoire. Nous la publions pour preuve que des mobilisations locales et non médiatisées peuvent payer.

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Au début du mois de juin, des gardes-parc patrouilleurs sont embauchés pour l’été, qui est la période de fort achalandage. C’est de cette façon que Vincent Bélanger-Mercure (un membre clé du réseau alt-right de Montréal dont nous avons de nombreuses fois parlé ici, ici et ici), arrive au parc en compagnie de son ami Baptiste Balanger, un militant identitaire français vivant au Québec, que nous avions découvert dans l’entourage du groupe-chat quebec.wingism.

Des employé·e·s du parc reconnaissent Bélanger-Mercure et en parle à leur direction. Celle-ci ne réagira pas, dans un premier temps. Une semaine plus tard, lors d’une formation intitulée « approche client difficile » (ça ne s’invente pas) le premier sujet abordé était les valeurs d’inclusion de la SEPAQ. Un·e employé·e a décidé que ce serait un moment opportun pour confronter publiquement Vincent Bélanger-Mercure, face à l’absence de réaction de l’administration. Témoignage d’un·e employé·e de la SEPAQ : « Ce qu’il faut savoir est que pour moi il est clair que Vincent ne peut être en position d’autorité envers des minorités visibles ou des femmes dans le cadre de ses fonctions de garde-parc. Il est également CLAIR que les travailleurs doivent être mis au courant de ses positions idéologiques et sa présence dans une manifestation de suprématistes blancs à Charlottesville. »

À noter que le formateur (un ancien de la GRC, selon nos sources) a jugé pertinent de suggérer à l’employé·e d’aller régler ça dehors… LE commentaire le moins professionnel lors d’une formation d’approche de client difficile!

Suite à cette confrontation publique, l’administration du Parc n’a pas eu d’autre choix que de congédier Vincent Bélanger-Mercure, sous un autre prétexte. L’employé·e qui l’avait confronté a, pour sa part, reçu trois jours de suspension sans salaire!

Baptiste Balanger, sentant la soupe chaude, a démissionné du parc dans la semaine qui a suivi.

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Source: Montreal-antifasciste.info