La nouvelle est tombée hier, les militaires de la mission antiterroriste seront mobilisés samedi « afin de protéger des bâtiments officiels et autres « points fixes ». »

Passage d’une bonne partie de l’état d’urgence dans le droit commun, « loi anti-casseur », on aurait pu penser que Macron serait à la peine pour surenchérir encore à ce rythme. Et bien non !

Ne parlez pas de répressions ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un État de droit.

Macron

Suite à l’acte chaud bouillant du 16 mars, entre réels changements et effets d’annonce il fallait serrer d’un cran la vis sécuritaire. Cela avait commencé avec l’interdiction de manifester dans certains lieux et une hausse potentielle de l’amende pour participation à une manifestation interdite de 38 à 135 euros. Dernière annonce en date donc, les militaires de l’opération Sentinelle seront mobilisés « de manière « renforcée » afin de protéger des bâtiments officiels et autres « points fixes » », pour « permettre aux forces de l’ordre, policiers et gendarmes habituellement dévolus à la surveillance de bâtiments publics, de se « concentrer sur les mouvements, sur le maintien et le rétablissement de l’ordre ». »

Les militaires affectés au « maintien de l’ordre » ! Alors non, bien sûr ce ne sera pas concrètement leur mission, même si symboliquement c’est bien l’effet recherché. À force d’exhiber 7 000 troufions famas en bandoulière dans les centres-ville, gares et aéroports, cela paraît presque normal. « À aucun moment ils ne seront amenés à intervenir sur les lieux de manifestations », assure le ministère de la défense, mais que se passera-t-il si la manifestation est amenée à intervenir sur les lieux défendus par les militaires ?

Source : Le Parisien, Gilets jaunes : le dispositif Sentinelle mobilisé samedi pour l’acte 19, 20 mars 2019.