Novembre 10, 2022
Par Brest Media Libre
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La gratuité des transports en commun se fonde sur le droit à la ville et à la mobilité pour tou.te.s comme un droit humain, au même titre que le logement, l’éducation, l’eau, l’énergie et la santé. Elle s’oppose en cela à la logique capitaliste de marchandisation, de profit et d’individualisation, dans une optique d’écologie et de justice sociale. Déjà 38 villes françaises ont fait ce choix politique (Morlaix, Dunkerque, Vitré…)

La gratuité des transports en commun répond à un impératif écologique et de santé publique, à une motivation environnementale de lutte contre la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre par le report modal, la diminution de la circulation de voitures particulières par la hausse de la fréquentation des transports en commun.

Par ailleurs, la gratuité des transports obéit à une logique de répartition des richesses et de justice sociale : elle augmente le pouvoir d’achat des plus modestes, des jeunes, des handicapée.s, des travailleur.euse.s pour qui le budget mobilité pèse lourd. Dans un contexte où l’inflation avoisine les 6 %, la gratuité des transports permettrait de restaurer la perte de pouvoir d’achat ainsi éprouvée. La ville de Brest a cependant fait le choix inverse en faisant passer son ticket de 1,60 € à 1,70 €, à rebours des préoccupations économiques des usager.ère.s.

En outre, la gratuité s’inscrit contre la course au tout sécuritaire et répressif, à l’opposé de l’optique des vastes opérations de contrôle dans les tramways brestois. Elle est vecteur d’apaisement pour tou.te.s dans les transports, notamment lors des moments anxiogènes de contrôle des titres de transport. Exit la boule au ventre lors de l’apparition de contrôleur.euse.s, finies les « incivilités » comme en témoignent les expériences dunkerquoises ou allemandes…

Enfin, son financement est possible économiquement puisque les recettes de billetterie ne représentent que 15 % du budget de fonctionnement à Brest, lorsque, dans le cas de la gratuité, les dépenses de fabrication, de distribution et de contrôle des titres de transport seraient supprimées. Il est hautement envisageable de financer cette gratuité par une fiscalité plus juste et écologique – versement transport des entreprises notamment, réorientation des dépenses d’aménagement du territoire…




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Source: Brest.mediaslibres.org