Le mercredi 9 Mars des étudiants avaient appelé à une assemblée générale à 10h30 dans le hall de la Fac pour discuter des modalités de cette journée d’action. La décision est prise de prendre la tête du cortège, cette journée étant à l’initiative de mouvements issus de la jeunesse.

A 12h30 quelques centaines d’étudiant-e-s rejoignent le rassemblement syndical place de la liberté. Après une brève prise de parole, nous dépassons la tête de la manifestation. A coté des drapeaux rouges, les banderoles annoncent des messages clairs : « Ni État ni Patron – Révolution », « Vengeance de Classe ». Bravant l’ennui d’une énième manifestation syndicale se limitant à quelques rues, le cortège prolonge sur Jean Jaurès alors que les syndicats tournent à hauteurs de Coat Ar Gueven, certains nous crient que nous faisons fausse route, nous poursuivons aux cris de slogans vengeur et des lumières des fumigènes jusqu’à l’église St Martin. Nous rattrapons le reste de la manif devant la fac Ségalen pour terminer « tranquillement » à Liberté.

Ensuite, les lycéens et étudiants appellent à continuer la journée de mobilisation. Un cortège se recompose, plus de 500 personnes, lycéen-e-s, étudiant-e-s et précaires, prennent la direction de la fac de science au cri de « suivez les drapeaux rouges ! ». Pendant plus d’une heure, nous déambulerons dans les différentes facultés pour finalement nous retrouver en assemblée Générale dans l’amphi Guilcher de la Faculté Segalen.

Dans un amphi presque plein, pendant presque deux heures nous débattons de la poursuite du mouvement. La gréve est voté et reconduite au lendemain par les étudiants qui n’ont ni le besoin ni l’envie de suivre les directives de « partis anarchistes » fantasmés par certains tocards. [1]

Même si cette manif n’aura pas réunie les conditions nécessaires à la réalisation d’un projet révolutionnaire d’envergure, elle aura permis d’y créer des envies collectives, d’y apprendre des pratiques de lutte et de poser une véritable autonomie d’organisation vis à vis des centrales syndicales et des organisations politique traditionnelles. Encore une fois, les journalistes de la presse locales se sont montrés complètement dépassés, dans leurs analyses partiales et partielles, de cette journée.

Nous appelons au blocage de toutes les structures de la villes,

Des étudiant-e-s, Des lycéen-e-s