Mars 10, 2016
Par Brest Media Libre
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Occupation du conseil municipal par des demandeur-euses-s d’asile et leur soutiens

[Mis à jour à 21h15] Fin de l’occupation

Prochain rendez-vous donné : lundi 14 mars, à 14 heure, sur le parvis de la faculté Victor Segalen

21h : François Cuillandre tente de reprendre le vote du budget sans avoir apporté de réponse alors que les migrant-es et leurs soutiens sont toujours présent, ils chantent, sifflent, font du bruit … après plusieurs votes le maire reporte le conseil municipal qui ne pourra clairement pas se dérouler correctement …

Les conseillers municipaux s’en vont sous les huées, les migrant-es et leur soutien s’en vont aussi, craignant une intervention policière, comme lors de l’occupation de la mairie ce lundi.

18h : le conseil municipal est toujours interrompu : chants, musique, banderole … L’occupation continue mais le maire reste muet et préfère envoyer des SMS ou répondre à des appels (de son fils précise t-il lui même), la plupart des conseillers municipaux ignorent aussi les personnes présentes.

17h15 : Prise de parole du collectif qui lit le texte suivant :

M. le maire

Nous intervenons aujourd’hui dans votre Conseil Municipal pour exprimer notre colère et notre dégoût face à la situation des demandeurs d’asile dont vous avez forcément entendu parler.

Rappelez-vous, nous étions ici lundi dernier et aussi celui d’avant, nous étions à la sous-préfecture mardi et nous occupions l’université mardi soir et mercredi. Cette situation ne doit pas être nouvelle pour vous car elle se répète sans cesse depuis 5 ans et se heurte à votre silence depuis mai 2012.

Pour celles et ceux dont les oreilles seraient bouchées, il s’agit d’une vingtaine de personne maintenues dans une extrême précarité par les pouvoirs publics dont vous faites partie.

Malgré de nombreuses sollicitations de la part de ces personnes et leurs soutiens, chacun se renvoie la balle sans proposer aucune solution pérenne.

Coallia refusant sa mission d’accueil, la sous-préfecture refusant catégoriquement de loger ces personnes par peur d’un afflux massif ce qui est “sans fondement”, c’est à vous, M. le Maire que revient la responsabilité de débloquer en dernier lieu cette situation.

Le 17 Novembre 2015, la mairie de Metz a été condamnée par la Justice et a été sommée de loger toute personne sans abri.

Vous êtes donc responsable des populations en détresse sur le territoire de votre commune. On vous renvoie à l’Article 511-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles stipulant que ” toute personne dénuée de ressources et âgée de plus de 16 ans doit recevoir de la commune, dans laquelle elle se trouve, un abri”

Actuellement 6000 logements sont inoccupés à Brest et vous avez le pouvoir de les réquisitionner pour enfin résoudre cette situation.

Il est aberrant qu’actuellement ce soit l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) qui nous offre un soutien public et un lieu d’accueil, alors que telle n’est pas sa mission ( on vous invite à lire le communiqué de presse publié dans le Télégramme de ce matin).

Face aux discours xénophobes du sous-préfet, face à la réponse policière, face à une demande de dialogue avec la Mairie, face à la malhonnêteté de Coallia qui n’assume pas sa mission, nous exigeons que vous sortiez de votre mutisme, que vous assumiez vos devoirs de Maire et apportiez une solution immédiate à cette situation.


Nous refuserons toute gestion au cas par cas : toute personne doit être logée dignement quelque soit sa situation familiale et/ou administrative.

Vous pouvez venir nous rencontrer lundi 14 mars, à 14 heure, sur le parvis de la faculté Victor Segalen.

Face à l’absence de réponse du maire ainsi que des conseillers municipaux, le déroulement normal du conseil municipal est empêché, ainsi que le vote du budget qui se déroulait ce soir.

17h : des personnes migrantes en galère, des personne solidaires et le collectif CASSS-paPIERs sont au Conseil municipal pour réclamer une prise de parole

Les militant.e.s et les personnes migrantes souhaitent une réponse immédiate de la mairie pour loger les demandeurs d’asile, ainsi que les élu.e.s se positionnent sur la situation des personnes migrantes actuellement en galère à Brest, ce qu’ils et elles refusent pour le moment

En savoir plus …

A Brest aussi les droits humains ne sont pas respectés …

Ici c’est Brest … et ici aussi il y des êtres humains dont les droits ne sont pas respectés.

10 mars

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9 mars




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