Octobre 29, 2022
Par Mondialisme.org
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Quel que soit le résultat du vote de dimanche, un résultat – qui pour nous est fondamental – est déjà assuré : la disparition de la gauche au Brésil. Nous ne parlons pas de l’extrême gauche anticapitaliste, qui depuis plusieurs années a perdu toute capacité d’intervenir ; nous ne faisons même pas allusion aux formations classiques de l’extrême gauche, mais à la gauche en général, qui a disparu dans les tourbillons du « lulisme ». Ce qui s’oppose aujourd’hui à Bolsonaro, c’est un programme du Centre.

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Les éléments en faveur de l’instauration d’un régime fasciste sont présents au Brésil depuis un certain temps déjà.
En premier lieu, il faut tenir compte du fait que, jusqu’à aujourd’hui, aucun mouvement fasciste n’a réussi à devenir hégémonique sans que des obstacles bloquent la croissance économique et le développement capitalistes. Selon Marcel Balassiano, chercheur de la Fondation Getúlio Vargas, le Brésil a traversé une profonde récession en 2014-2016, les deux pires années pour la croissance économique du pays depuis 1900. De plus, le Brésil a été confronté peu après à la grève des camionneurs en 2018, à la catastrophe de Brumadinho , à la crise argentine et à la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine en 2019 et, enfin, à la Covid-19 en 2020. Avant même de se remettre de la première récession, le Brésil est entré dans une autre crise. Selon l’auteur, la décennie 2011-2020 a été une « décennie stagnante et légèrement négative » en ce qui concerne le taux de croissance, et les performances du Brésil, tant en termes de croissance du PIB que de croissance du PIB par habitant, ont été inférieures à celles des pays d’Amérique latine et des BRICS. Les conséquences les plus graves ont été un taux de chômage élevé (11,6 millions de chômeurs en 2019, selon M. Balassiano) et une vulnérabilité croissante des travailleurs sur le marché : en 2019 ; près de 70 millions de travailleurs étaient soumis au chômage

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Source: Mondialisme.org