Novembre 4, 2020
Par Sans Nom
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Une voiture de patrouille incendiée
traduit de l’allemand de endofroad, 29. Oktober 2020

Notre rage est plus forte que votre répression ! Feu dans la tanière du lion. Voiture de patrouille incendiée sous son nez !

Nous sommes lâches / Nous sommes fourbes / Nous sommes chaotiques / Nous sommes professionnel-le-s / nous sommes jeunes / Nous sommes vieux/vieilles/ Nous sommes bizarres / Nous sommes peureux/ses / Nous sommes courageux/euses / Nous méprisons vos dialogues et voulons voir vos tables rondes en flammes !

Nous avons appris que des flics de Brême étaient à Berlin et ont appuyé leurs collègues lors de la brutale expulsion de la Liebig 34. Nous ne voulons pas laisser passer ça sans un mot. C’est pourquoi nous avons mis le feu sur leur parking devant leur commissariat occupé 24h/24 (lien vers l’article de presse locale du 27 octobre). Nos genoux en tremblent encore…

Les rapports dominants dont personne ne veut !

Cet État, et avec lui l’ordre social, devient plus autoritaire et violent. La pression sur les personnes qui veulent changer quelque chose en dehors du parlementarisme et des voies civiques prescrites, ne cesse de croître. La répression contre nos structures et nos compagnon-ne-s est la réponse courante des puissant-e-s. Presque chaque semaine on apprend des perquisitions, des filatures, de la surveillance, et des peines de prison.

Ces faits sont légitimés par une vague presque infinie de durcissements des lois – y compris et précisément sous un gouvernement (supposément) de gauche. Que ce soit à Brême ou à Berlin, peu importe.

Les attributions des flics et des « autorités de sécurité » sont toujours plus étendues, l’armement et la formation militarisés. Ils acquièrent des armes automatiques et de l’équipement lourd de protection, des véhicules d’intervention blindés et pratiquent un entraînement paramilitaire. Tout le monde doit maintenant savoir que les keufs ne sont ni nos amis ni des protecteurs, mais qu’ils sont là pour maintenir les rapports de violence quotidiens. En tout cas, nos ami-e-s ne sont pas de ceux qui s’envoient des images de croix gammées sur des groupes de chat. Quiconque continue encore à parler de „cas isolés“ chez les flics, fait manifestement partie des profiteureureuses des rapports de propriété et de domination, au besoin imposés justement par ces mêmes flics à coups de matraque et de flingue.

Non, les keufs n’ont pas de problème structurel, ils font partie du problème structurel. L’histoire montre que les flics et tout le merdier administratif des prétendues « autorités de sûreté » lui-même doivent être démantelés et détruits, toute autre chose n’est que connerie réformiste et ne changera rien aux rapports existants.

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un phénomène purement allemand. Il faut comprendre les restructurations répressives des « autorités de sûreté » comme une réponse à une nouvelle phase de soulèvements, de révoltes et d’auto-organisation. Tout mouvement parvenant à avoir une certaine importance et force de frappe, est confronté à une violence policière massive :
le mouvement anti-autoritaire en Grèce, la jeunesse en révolte de Hongkong, le soulèvement au Chili, le mouvement contre la violence policière raciste aux USA, les protestations en Biélorussie… partout se dessine une image de ce sur quoi la domination étatique s’érige en fin de compte : Violence, violence et oppression. *

Et c’est justement pour cette raison que le démantèlement par l’auto-organisation de l’infrastructure étatique – en particulier répressive – est un moyen décisif pour trouver une issue à la terreur de cette présence brutale.

Notre lutte se poursuit (en solidarité) !

Nos pensées et nos cœurs sont avec celles et ceux qui, malgré l’emprisonnement et le contrôle, ne perdent pas leur conscience au quotidien. Avec celles et ceux qui, tiennent bon malgré la pression de l’opinion publique et des autorités répressives.

Nous envoyons ici amour et force aux Trois du banc public. Quelle que soit l’issue du procès début novembre …. il y aura d’autres attaques.

La prétendue violence offensive croissante [« qualitativement et quantitativement », O-Ton VS-Bericht 2019] dans cette ville est une intense lueur d’espoir. Un État qui traite les gens comme celui-ci, ne doit pas s’étonner si ça détonne fortement sous le capot.

Salutations solidaires aux Rosarote Zora, vous êtes super!




Source: Sansnom.noblogs.org