Octobre 2, 2021
Par Le Monde Libertaire
319 visites


J’ai des idĂ©es trĂšs singuliĂšres
De l’avis des dresseurs d’ñnes.
Et je réagis comme un chien
A qui l’on îte son os en bois.
Je mange Ă  mĂȘme la soupiĂšre
Mes yeux sont des sarbacanes.
Et je m’esclaffe de bon matin
Au grand dam des bourgeois.

J’interpelle les grands-mùres
Dans la rue des dieux mĂąnes.
Est-ce que sous leur carcan
Il y a autre chose que la foi ?
J’harangue la boulangùre
Qui sert Place des Afghanes.
Et s’ils Ă©taient tes amants
Ceux qui badinent avec toi ?

A qui veut s’envoyer en l’air
Je recommande le deltaplane.
Et je me frotte les deux mains
Avec l’arrivĂ©e du variant delta.
On va changer d’atmosphùre
Le lilas succĂšdera au platane.
Les poules auront des daims
Et un plus un feront trois.

Depuis longtemps je vitupĂšre
Contre une vie de doliprane.
Et j’ai pensĂ© : SacrĂ© coquin :
On va faire la bamboula.
Dans toutes les chaumiĂšres
Ça va exploser sous le crñne.
Et ce sera un torrent de cĂąlins
Qui vraiment nous inondera.

Mais les gens restent austĂšres
Et respectent la ligne médiane.
Le masque au creux des reins
Ils réfrÚnent leur désir-roi.
Et moi qui crie Ă  tue-taire
On me promet la cabane.
Comme on est des humains
On ne fait pas n’importe quoi.

Il n’y a pas de volontaire
Pour le soleil de Toscane.
Et il reste aux pingouins
A ravaler leurs crachats.
Moi, le clochard solitaire
Je tire sur ma gitane.
Et je trouve assassin
De non-vivre comme ça.

CĂ©d.




Source: Monde-libertaire.fr