Avril 15, 2016
Par Indymedia Bruxsel
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Il faudrait un espace libéré

Où TOUT pourrait s’écrire

Tout ce qui peut sortir

D’un cerveau, sans impasse occultée

Sans aucune censure

Et donc sans aucun commentaire

Car la vérité d’un commentaire

C’est d’être une censure

Qui fausse le jugement

Qui sent donc, le militant

Il faut être sans cause

Pour ne risquer aucun effet

La personne qui lit

Toute seule, doit se faire son avis

Sans l’intermédiaire toujours laid

D’inutiles et superflus commentaires

Car les gens qui aiment

Ce que je n’aime pas

Les Michel Onfray (né en 1959)

Les feu Michel Foucault (1926-1984)

Les feu Jean-Paul Sartre (1905-1980)

Des staliniens, ou la pensée mise au pas !

Ceux et celles, qui à la vérité, rien ne sème

Ne m’aiment pas et c’est un bienfait !

Tout film qui passe à la télévision

A maintenant sa présentation

Pour expliquer de quoi il s’agit

Le téléspectateur, pour un imbécile, est pris

Il faut orienter sa compréhension

La basoche fait bonne garde, il faut museler l’opinion

Sur toute la surface de l’expression contrôlée

De la radio à internet, cette parousie, l’on peut constater

Pour que la domination puisse riboter

Et toutes les officines du capitalisme

Du gauchisme au fascisme

Scrupuleusement, sont là, pour y veiller !

Et puis quand l’anonymat

N’est pas vraiment nécessaire

C’est mesquin et très bas

D’inconnus et étranges commentaires

Diffamation et déformation, policiers commentaires

Oh oui, à quand un espace libéré ?

Avec, comme charte appliquée

Ici pas le moindre commentaire

Pas de présentation, à chacun son air

Tout à l’état brut

Pour des écrits qui mutent

Pas la moindre propagande

Aucun esprit de bande

Vous écrivez ce que vous pouvez

Si on vous lit, tant mieux

Si on ne vous lit pas, tant pis

Mais dans l’infinitésimal, vous aurez tracé

Et sans aucune classification

Et surtout, sans aucune domestication

Et sans aucun jugement

Sans aucun parti pris militant

De la psychanalyse bon marché

Un hurloir, pour pouvoir se vider

Nos valises sont lourdes à porter

Oh oui, à quand un espace libéré ?

Tout être humain est un continent inconnu

Inénarrable, même pour ses élus

Le doute est un ravissement moral

Une lévitation psychologique, aux pensées sales

Je suis ce que sont les autres

Les autres sont ce que je suis

Femmes, hommes, enfants, tout nous suit

C’est moi, si j’avais été lui

C’est moi, si j’avais été elle

Je vis quand il vit

Je meurs quand il meurt

Je vis quand elle vit

Je meurs quand elle meurt

Et tout étant ainsi

Si nous le savions vraiment, cela serait l’anarchie !

Sur les billets de banque

Dans cette Europe qui manque

Sur les euros, s’affiche la hiérarchie

Où la neutralité est vue par l’oligarchie

Cinq euros = style architectural classique, premier siècle

Dix euros = style architectural roman, 11 et 12ème siècle

Vingt euros = style architectural gothique, 13 et 14ème siècle

Cinquante euros = style architectural renaissance, 15 et 16ème siècle

Cent euros = style architectural baroque, 17 et 18ème siècle

Deux cent euros = style architectural art nouveau, 19 et 20ème siècle

Cinq cent euros = style architectural moderne, 20 et 21ème siècle

Robert Kalina ( né en 1955 ) en fut le graphiste

De la banque, il est un fils

Pour les pauvres en pleine indigence

C’est même pas la renaissance

Et surtout le classique maléfique

Pour les riches mirifiques

C’est l’art nouveau, le moderne

Il suffit de décoder l’arcane symbolique !

La société spectaculaire marchande techno-industrielle

Est une longue élégie pour l’acédie

Des humains, et de tout ce qui vit

Pour la mort des autres, l’humain prie !

Parmi les plus grands voleurs

Cependant, sont les assureurs

Et même les garagistes

Sont derrière eux, sur la liste !

Toute écriture vraiment dangereuse

Est refusée par tous les éditeurs

Cela n’est même pas la peine de chercher

Un pronostic que l’on est sur de gagner

Et l’anthologie de la subversion autorisée

Publiée, est une supercherie, de mandarins adulés

La subversion sauvage reste anonyme

A ses trousses, les chasseurs de prime

Gauchistes, staliniens, fascistes, libéraux, et même anarchistes

Personne n’en veut, elle reste inconnue

Son langage est d’ailleurs, même pas cru !

Pour elle

Le gauchisme est un conservatisme

Comme son frère, le fascisme

La société aliénée et son monde de l’édition

Ne peut accepter, à la radio, à la télévision

Que la subversion à bonne présentation

Aliénation de la subversion, subversion de l’aliénation

Sinon, et tant mieux, aucune accréditation !

Crachats, injures, calomnies, jalousies, la damnation

Pour l’écriture d’une vraie révolution

Toute la machine médiatique

Gomme les causes, ne retient que les effets

Ce qui sur son monde, évacue toute critique

Du néant surgissent les faits !

Il me faut écrire clandestinement

Et l’on peut me lire gratuitement

En cherchant avec ténacité, sur internet

Le monde de l’édition est si malhonnête

Tous mes écrits disséminés

Pour quelques très rares initiés

Ainsi, à ma façon, je me suis édité !

Aussitôt lu, aussitôt oublié

Comme dans une maison de passe

Et ainsi, plus aucune trace !

L’édition est aux mains des bourgeoisies

Copinage, magouille, opportunisme, les éditions libertaires, aussi

Partout, il en va ainsi !

De ce fait, les plus belles idées

Nous restent à jamais inconnues

Car ce sont celles de la rue !

Patrice Faubert ( 2013 ) puète, pouète, peuète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.fr “





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