Janvier 27, 2022
Par CRIC Grenoble
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Le 3 février à 18H au bâtiment Stendhal, les militaires investissent le campus de Grenoble pour recruter de la chair à canon étudiante. Nous notons depuis quelques années une propagande insistante envers la jeunesse : Des publicités bien en vue, une série de promotion des services secrets (Bureau des légendes), l’achat d’auteur (Red Team), et un partenariat armée-écoles-université nommé « la pensée de défense ». De plus cette doctrine infuse avec le retour du service militaire (SNU).

Ça à l’air fun et ça paie bien !

Mais en réalité, ce n’est pas particulièrement « fun » ni de rentrée dans l’armée (bizutages, violences sexuelles, soumission) ni de tuer et de dominer des populations pour son compte.

Il est vrai qu’en France, le budget dédié à l’armée (en forte croissance depuis Macron alors que le budget desfacs lui diminue), est de 41 Milliards € (1,8% du PIB), ce qui fait, reporté au nombre de bidasse, 153 000 € par militaire/an alors que l’État dépense 9 800 €/an par étudiant). La France est parmi le top 5 des puissances guerrières au monde grâce à son industrie de la guerre. Elle vend des armes aux plus grandes dictatures (Quatar, Émirats Arabes Unis, Égypte, etc), sans se soucier de leurs utilisations. Par exemple en ce moment, les missiles Caesar made in France sont utilisés par l’Arabie Saoudite contre la population Yéménite. La France le sait et continue à leur acheminer des munitions (discorde.info). Le business des armes n’a pas d’éthique, même au pays des « Droits de l’Homme » ! En son sein, des néo-nazis s’y réfugient (une cinquantaine selon Mediapart) sans compter les 2 tribunes factieuses et réactionnaires de généraux largement soutenus.

La vente d’arme permet d’engranger des bénéfces énormes (7 Milliards/an). En retour l’armée peut équiper « gratuitement » les soldats français. Les OPEX, « Opérations Extérieures », outre le fait quelles tuent pour protéger les intérêts français et ceux de ses alliés, servent de publicité en montrant, comme pour le Rafale en Afghanistan, comment nos petits joujoux high-tech sont performants en conditions. réelles. L’armée française est actuellement en guerre dans deux OPEX : « Barkhane » au Sahel et « Chammal » en Syrie (5700 hommes en tout). Elle est aussi utilisée dans les colonies d’Outre-mer (7150 hommes) en Guyane, Nouvelle Calédonie, Martinique, Guadeloupe, etc afin de maintenir brutalement l’ordre colonial. Pour rester compétitive, l’industrie de l’armement finance de nombreux projets de recherche, comme le futur avion de chasse de Dassaut (le SCAF).

Il est bien malheureux de retrouver ces recherches nauséabondes dans la « prestigieuse » Université

Grenoble-Alpes, par exemple à l’IMAG, où une équipe travail sur les cockpits du futur avion (projet HUMID). Ces recherches militaires sont aussi présentent au Gipsa-Lab où de nombreuses

recherches concernent les sonars des sous-marins. . Les exemples sont légions à Grenoble où les

recherches militaires sont bien implantés depuis les années 60.

La France, est avant tout un pays impérialiste, elle utilise sa puissance de frappe pour continuer à piller ses anciennes colonies et y mettre au pouvoir des dictateurs (Tchad, Togo, Gabon). Cette politique brutale lui permet de se maintenir sur la scène internationale : garantir un accès aux matières premières (pétrole, uranium, minerais), préserver les marchés pour ses entreprises (Orange, Bouygues, etc). En outre, elle détient la bombe H (330 têtes soit 1000 fois Hiroshima) et peut intervenir de manière indépendante dans tout le spectre d’intervention militaire (terre, mer, air, cyberdéfense, maintien de l’ordre, humanitaire, renseignement).

Alors ne vous laissez pas tenter par l’armée. Quelle que soit la branche, vous incorporiez une méga-machine broyant des vies et répandant la haine.

Nous exigeons :

- L’arrêt immédiat de toutes les recherches en innovation de Défense dépendant de l’UGA.

- Des débats de fond concernant l’implication des militaires dans l’Enseignement Supérieur.

- L’arrêt des recrutements de l’armée sur nos facs.

- L’abrogation des deux partenariats cadres de l’UGA avec la Garde Nationale et le Ministère des Armées.

RDV le jeudi 3 Février à partir de 17h devant le bâtiment Stendhal pour faire barrage à l’armée sur le campus.



MILITAIRES HORS DE NOS FACS, HORS DE NOS LABO, HORS DE NOS VIES !

le tract en PJ :




Source: Cric-grenoble.info