Juin 18, 2016
Par Le Chat Noir Emeutier
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Comme petit geste, nous avons détruit les fenêtres du bureau des services de probation dans la nuit du 11 juin 2016.

Police, tribunaux et prisons constituent un tissu de contrôle qui cherche à écraser les êtres humains, les forçant à se conformer à un ordre social de hiérarchie et d’exploitation. Tandis que cela se manifeste par des meurtres policiers et la brutalisation de prisonniers, ce contrôle prend de plus en plus le rôle de répression diffuse à travers les systèmes de détention domiciliaire, les TIG, la liberté conditionnelle et la probation. Dans chacun de ces systèmes d’auto-maintien-de-l’ordre, la capacité de résistance collective est réduite à néant, isolant ces rebelles qui ne se soumettront pas à ces formes d’emprisonnement doux.

Nous ne pouvons plus accepter le rôle du pouvoir judiciaire dans nos vies. Nous nous foutons de savoir si ça prend la forme de véhicules de police dans nos rues, de murs de prison nous séparant de nos amis, de bracelets électroniques ou d’un pointage quotidien au comico. Tous doivent disparaître. Nous attaquons le système qui envahit nos vies pour rappeler que son extension ne devrait pas être normalisée. Puisque les formes de répression se développent au-delà des murs des prisons, ce système devrait faire les frais d’attaques cohérentes.

Chaque acte de révolte ouvre de l’espace pour la joie dans nos vies, de l’espace pour respirer librement. Contre l’asphyxie de la société carcérale, nous optons pour la rébellion.

Complicité totale avec ceux qui sont en révolte contre la prison et l’Etat sous toutes ses formes !

[Traduit de l’anglais de contrainfo, 13. June 2016]




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