Juin 18, 2016
Par La Rotative (Tours)
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Germanaud, entreprise de salaison basée à Blois et faisant partie du groupe Financière Turenne Lafayette [1] était menacée depuis 5 ans de fermeture. C’est chose faite suite à un discret déménagement du matériel ce week-end…

De 200 salarié-es en 2004, il y en avait plus qu’à peine 130 à l’orée 2012, peu après l’annonce du projet de fermeture définitive du site qui aurait dû intervenir avant la fin 2013. Les 105 dernier-es salarié-es seront licencié-es en août prochain. Bref retour sur les dernières semaines en prévision de la soirée projection-débat de Merci patron, organisée par les salarié-es, lundi 20 juin.

La première réunion de travail consacrée au plan de sauvegarde de l’emploi a buté en avril sur un problème de procédure : la direction du groupe a refusé la présence de l’avocat des représentants du personnel.

Les salariés se sont mis en grève, en soutien à leurs délégués. Les salariés commencent alors à recevoir du soutien des Blésoises : notamment des messages (voir la photo illustrant l’article : il s’agit de salarié-es du drive Leclerc tout proche), des visites toujours plus nombreuses et même lors de la grève débutant le 24 mai du ravitaillement alimentaire fourni par certains commerçants.

Après une réunion à Paris le 30 avril pour évoquer les modalités du plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE), de nouvelles négociations se sont tenues mardi 10 mai, en Loir-et-Cher. Les salariés contestent la fermeture de l’entreprise de charcuterie industrielle, annoncée pour le mois d’août prochain. Les avancées sont plus qu’insuffisantes, notamment sur les indemnités et les mois de formation.

Mardi 24 mai, les délégués syndicaux de l’usine Germanaud sont réunis au siège social parisien du groupe de la Financière Turenne Lafayette, pour de nouvelles négociations concernant le Plan de Sauvegarde pour l’Emploi. Ils ont été accueillis par les forces de l’ordre alors que le but étaient de demander des garanties sur leurs indemnités de départ, le reclassement en interne et la formation.

En fin de matinée du 24 mai, les négociations ont été stoppées. La direction a refusé de faire partir les forces de l’ordre qui ont accueilli les représentants syndicaux. Les salarié-es décident alors de débuter une grève qui va durer 17 jours et 16 nuits jusqu’à ce que les juges du référé du Tribunal de Grande Instance de Blois décide le 9 juin de la levée du piquet de grève sous peine de lourdes astreintes financières. La liquidation définitive était lancée…




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