Octobre 15, 2022
Par Marseille Infos Autonomes
210 visites

Cet article compile plusieurs appels à actions et à a grève glanés sur internet, et notammen sur les fils Twitter de Cerveaux Non Disponibles.

Pourquoi nous serons dans la rue à partir du 16 octobre – écrit par le Printemps du Care – Collectif Autonome Révoltes et Entraide



Parce que rester chez soi alors que la situation sociale frôle le point de non retour, nous semble une position intenable.

Parce que c’est le nombre qui contribuera à construire un levier face au pouvoir d’une minorité.

Parce qu’exiger des augmentations de salaires, une couverture sociale décente, ou une retraite équitable, ce n’est pas déconnant ni déraisonnable mais juste normal.

Parce qu’on ne veut pas du RUA ni de la loi Boutin.

Parce que le droit de grève et de manifester n’est pas négociable, c’est un droit, point barre.

Parce que c’est précisément ce qui obligera le gouvernement et ses acolytes à négocier.

PARCE QU’ON N’A JAMAIS VU UN CAPITALISTE FILER DES AUGMENTATIONS SANS RAPPORT DE FORCE.

Parce que ça fait des lustres que nous n’avons pas eu de grandes avancées sociales, et qu’il est temps !

Parce qu’on ne va pas les laisser détruire notre planète en croisant les bras.

Parce que notre système de santé est en perdition totale par la faute de banquiers et autres clowns de la secte capitaliste.

Parce que les services publics c’est un conquis social que nous défendrons bec et ongles !

Parce que de l’argent il y en a dans ce pays et qu’il est temps de mettre fin aux privilèges et exonérations faites aux entreprises et aux multinationales pour plus de justice sociale et fiscale.

Parce qu’on ne peut pas fermer les yeux sur la misère.

Parce que les violences du capitalisme sont systémiques et qu’ensemble on est plus fort·es pour les combattre.

Parce que ça fait du bien d’être dans la rue et réaliser que nous ne sommes pas seul·es.

Parce que la répression contre les jeunes, lycéen·nes, étudiant·es, personnes racisées, habitant·es des quartiers populaires, syndicalistes, enseignant·es, soignant·es…, tous ceux et toutes celles qui dérangent l’ordre social, luttent pour vivre et s’émanciper et qui résistent aux pouvoirs qui les contraignent et les dominent : ÇA SUFFIT !

Parce que nous devons nous soulever en nombre contre l’extrême-droite, contre ses valeurs et contre son projet politique.

Parce que même si on est pas toustes impliqué·es dans un parti ou un syndicat ou un collectif, c’est précisément pour ça qu’on doit être dans la rue, afin de ne pas laisser les autres agir à notre place.

Parce que nous voulons l’égalité des genres, l’égalité salariale, l’égalité parentale, et que nous luttons contre les violences sexistes et sexuelles, contre la xénophobie, contre la haine, contre le fascisme.

Parce que pour avoir la grève générale, il faut en profiter quand le pays commence à être paralysé et saisir l’occasion que nous offrent les salariés en grève dans les raffineries. Ne les laissons pas seuls, soyons à leurs côtés pour remporter ensemble cette manche !

Entrons dans la mêlée et poussons avec les autres pour faire reculer les milliardaires qui se gavent sur notre dos.

Alors à partir du 16 octobre, multiplions les actions pour faire boule de neige vers la grève générale et reprendre nos richesses aux grands patrons.

Parce que la rue est le point de départ de toutes les luttes sociales.

Parce que la rue elle est à qui ? A nous !

Appel au blocage citoyen des dépôts pétroliers – à partir du 17 octobre, en soutien à la grève !

Après 24 jours de grève dans les dépôts, les gendarmes entrent désormais dans les foyers des grévistes pour les obliger à aller travailler. Esclavagisme moderne. L’inacceptable.

Le 18 octobre, une grève est appelée par l’intersyndicale pour l’augmentation générale des salaires.

Les dépôts pétroliers sont des endroits extrêmement stratégiques pour créer un rapport de force avec l’État. Contre la loi travail et lors du mouvement des gilets jaunes, certains dépôts étaient bloqués. Tantôt par des syndicalistes, tantôt par des citoyens.



Avec les réquisitions, le seul moyen de garder le rapport de force est de revenir à un blocage physique des dépôts.

Pour des millions d’entre nous, la situation n’est plus acceptable. Les salaires sont trop bas, les logements trop indignes, les prix de l’énergie trop élevés, les violences de l’état injustifiables.

Le dialogue social gît dans un cercueil. Le mouvement social se réveille.

Pour des vies dignes et des services publics solides et solidaires ! Appel de la coordination féministe

En tant que féministes, nous revendiquons le droit de toutes les personnes à une vie digne, qui permette à chacun.e une indépendance économique afin d’assurer ses besoins fondamentaux et de choisir comment vivre sa vie. Nous exigeons des revenus dignes, un accès facile et gratuit aux services publics, des moyens conséquents pour que ces derniers puissent répondre aux besoins de tou.tes, sans conditions.

Pour ces raisons, alors que le gouvernement poursuit sa politique ultra-libérale, destructrice et brandit la menace du 49.3 ou des réquisitions, nous appelons à participer à toutes les mobilisations qui auront lieu le mardi 18 octobre à l’appel des syndicats et à rejoindre, d’ici là, les piquets de grève, à participer aux rassemblements de soutien aux grévistes. Ici les salarié.es de l’industrie pétrolière ou du nucléaire, là les enseignant.es des lycées professionnels, ailleurs encore les cheminot.es, les employé.es de la Poste ou encore de la RATP.

Faisons en sorte que ce mouvement de grève mène à la construction d’un mouvement social d’ampleur dans lequel nous, femmes et minorités de genre, premièr.es concerné.es par la précarité, avons notre place et notre mot à dire.

Participons, partout où nous le pourrons, aux mobilisations actuelles et à venir. Défendons notre droit à la grève !





Appel au blocus dans tous les lycées

Le syndicat La Force Lycéenne appelle à bloquer les lycées le mardi 18 octobre.



Pour nos salaires, le 18 octobre, EN GRÈVE PARTOUT et en Assemblées Générales de reconduction !

La grève des salarié-es des raffineries s’étend, tant dans ce secteur par le nombre de grévistes et de sites en lutte, qu’au-delà dans la pétrochimie. Ailleurs, des grèves sur les salaires continuent, ou se construisent tous les jours, dans l’énergie, dans l’agro-alimentaire, dans l’automobile, à Pôle emploi, dans la culture…



C’est dans tous les secteurs que les réponses aux attentes salariales sont largement insuffisantes. Que ce soient les négociations annuelles collectives (NAO) qui aboutissent à des augmentations inférieures à l’inflation, ou que ce soit un relèvement minime du point d’indice dans la fonction publique, des pensions, des bourses et des minima sociaux qui ne compensent pas les années de gel. Il faut partout signifier le ras-le-bol général.

Alors que le gouvernement prépare un passage en force sur les retraites comme sur l’assurance chômage, la nécessité de l’augmentation des salaires reste centrale pour un nombre grandissant de travailleuses et de travailleurs.

Le choix du gouvernement de réquisitionner les salarié-es des raffineries met le feu aux poudres. Cet acte contrevient directement au droit de grève : par ces réquisitions, ce gouvernement se place non pas du côté de la population comme il l’affirme, mais bien du côté des grands patrons et des actionnaires. Les grands groupes Total et Exxon engrangent des profits records et distribuent toujours plus des dividendes issus du travail des salarié-es.

Réquisitionner a bien pour objectif de casser la grève, et de dissuader toutes celles et ceux qui luttent pour leurs salaires, leurs conditions de travail… Ce qu’il faut c’est réquisitionner les superprofits et les dividendes en les taxant et récupérer les 100 milliards annuels de fraude et d’évasion fiscale.

Par ailleurs, les travailleurs-euses en lutte mettent aussi au centre des débats une question essentielle en cette période d’effondrement climatique : la place de l’énergie fossile dans le fonctionnement des sociétés capitalistes, tandis que le gouvernement reste sur une politique environnementale indigente !

Face à cela, soyons uni-es et solidaires. Imposer un autre partage des richesses, n’est pas une incantation, mais bien lutter pour en finir avec l’appauvrissement, la précarisation, la destruction de notre environnement et la mise en danger de nos vies.

Nous voulons vivre, pas survivre !

  • Pour obtenir des augmentations de salaires, de pensions et de minimas sociaux dignes de ce nom dans les entreprises et les administrations, et pas un simple rattrapage qui plus est inférieur à l’inflation
  • Pour un SMIC à 1700 euros nets !
  • Pour des minimas sociaux et des pensions à hauteur minimale du SMIC !
  • Pour pouvoir exercer le droit de grève sans représailles gouvernementales !
  • L’union syndicale Solidaires appelle à se mettre en grève sur l’ensemble du territoire dès le 18 octobre et à multiplier partout les assemblées générales en mettant en débat la reconduction.
  • C’est le moment d’y aller toutes et tous ensemble et d’imposer des augmentations généralisées !

Communiqué intersyndical : Mobilisations et grèves le 18 octobre pour l’augmentation des salaires et la défense du droit de grève



Que ce soit dans les raffineries, l’agroalimentaire, les crèches, les transports publics, l’énergie et nucléaire, les organismes sociaux, les banque-assurances, les services informatiques, la maintenance industrielle, l’éducation, la santé, le commerce, la métallurgie… les salarié.e.s de très nombreux secteurs professionnels se mobilisent depuis des mois dans leurs entreprises ou leurs services pour revendiquer et gagner de légitimes augmentations de salaire, de meilleures conditions de travail, des emplois de qualité. Les jeunes se mobilisent aussi, pour leurs conditions de vie et d’études ainsi que pour une réforme des bourses ambitieuse.

Le mouvement des lycées professionnels, d’ores et déjà décidé pour le 18 octobre, s’inscrit dans cette dynamique.

Pourtant et alors qu’elles réalisent d’énormes profits, les entreprises de la branche Pétrole, en particulier Total ou Exxon, refusent d’accéder, aux exigences des salarié.e.s massivement mobilisés par l’ouverture immédiate d’une négociation sérieuse. Ces dernier.e.s réclament avant tout le rattrapage de l’inflation et une meilleure répartition des richesses créées par les travailleuses et travailleurs, alors que des milliards d’euros de dividendes ont été versés aux actionnaires.

C’est cette situation de blocage patronal qui crée aujourd’hui la pénurie de carburants. Mardi dernier, une limite a été franchie par le gouvernement, annonçant faire procéder aux réquisitions des salarié.e.s des raffineries et dépôts par les préfectures. Elles sont en cours depuis hier. Cette procédure déjà condamnée par l’OIT constitue une atteinte inacceptable au droit constitutionnel de grève et aux libertés fondamentales.

La mobilisation gagne des secteurs de plus en plus nombreux dans le privé comme dans le public. Elles et ils obtiennent par leurs actions avec leurs organisations syndicales l’ouverture de nouvelles négociations et des avancées salariales significatives. C’est aujourd’hui qu’il faut se mobiliser dans tous les secteurs professionnels, public comme privé.

C’est pourquoi les organisations syndicales et les organisations de jeunesse signataires décident d’appeler ensemble les travailleuses et travailleurs et la jeunesse à la mobilisation y compris par la grève le mardi 18 octobre pour l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, et l’amélioration des conditions de vie et d’études.

Elles appellent également les salarié.e.s, les retraité.e.s, les privé.e.s d’emploi et la jeunesse à se mobiliser pour la défense du droit de grève en participant aux rassemblements organisés devant les préfectures et sous-préfectures.

Le 18 octobre, elles s’engagent à organiser partout avec les jeunes et les salarié.e.s des différents secteurs professionnels des mobilisations et actions, dans les entreprises et les services.

Montreuil le 13 octobre 2022

[(Rappels : pour exercer votre droit de grève mardi, dans le privé : (via @ramage2022 sur Twitter)

  1. Pas besoin de préavis ou d’avertir votre direction, vous pouvez faire une petit mail après la grève.
  2. Vous pouvez être seul dans l’entreprise à faire grève car vous rejoignez un mouvement national interpro
  3. Vous ne pouvez pas être sanctionné pour avoir fait grève. C’est un droit protégé par la constitution.
  4. Vous pouvez prolonger la grève mercredi dans votre entreprise. Pour cela il faut être 2 grévistes et soumettre vos revendications à la direction.
  5. Vous pouvez faire grève aussi longtemps que vous le souhaitez. Un jour, une semaine, un mois… 5 minutes.
  6. Gardez en tête que contrairement à la légende (des ignares de droite) : LES JOURS DE GRÈVE NE SONT PAS PAYÉS. Sans exception d’entreprise.
  7. Vous pouvez toutefois ajouter à vos revendications le paiement des jours de grève si vous estimez par exemple que l’employeur est responsable de la situation dégradée dans l’entreprise.
  8. La grève nationale est donc le bon moment pour vous faire entendre dans votre boîte.
  9. Pas besoin d’être syndiqué pour faire grève. Les syndicats vous le diront, au moment d’une grève, c’est l’AG des salariés qui décide.
  10. Syndiquez vous quand même, les grèves ça tombe pas du ciel, ça vient de gens organisés. La CGT est en train d’en faire la démonstration



Source: Mars-infos.org