Juin 20, 2016
Par La Rotative (Tours)
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Samedi dernier les opposant-e-s de Tours à la loi « Travaille ! » avaient décidé-e-s de se réapproprier la palissade de chantier du haut de la rue Nationale. Ce samedi 18 juin, ils et elles ont remi-e-s ça. Seulement, cette fois, les bleus sont intervenus. Par deux fois ! Rien de brutal, mais restons attentifs : justice et police préfèrent agir quand on s’y attend le moins.

C’est la mairie qui le dit : l’année dernière, les services municipaux ont dû intervenir près de 15 300 fois pour faire enlever les 40 graffitis que les malappri-e-s tourangeaux avaient laissés chaque jour sur les murs de la ville.

Diable ! Voilà donc un record à battre !

Il n’en fallait pas plus pour que les copains et les copines du mouvement contre la loi El Khomri sortent leur matériel ce samedi 18 juin et décident de rappeler la mairie à leur bon souvenir.

Retour en image sur cette journée.

A n’en pas douter, ces cris de revendications affichés sur les palissades auront su trouver une population à l’écoute. Le gant a été relevé et de la plus belle des manières !

Compte-rendu de l’action réalisé par le mouvement lui-même [1]

Il fallait s’y attendre, du lundi au mercredi de cette semaine, la mairie de Tours s’est employée à effacer l’expression de la pensée du peuple, que reflétait les palissades du haut de la rue nationale. Mais chose promise chose faite : une deuxième session d’expression sur les palissades eu lieu — comme une seconde session d’examen universitaire pour celles et ceux qui en auraient eu besoin. Les palissades furent reprises courageusement par le peuple, et comme pied-de-nez aux pouvoirs publics qui ont voulu faire disparaître la pensée tourangelle, la re-décoration du haut de la rue nationale a « accidentellement » débordé sur le trottoir et les poubelles. Même notre brave potager collectif, massacré à l’exception des plants de fraises, fût amoureusement replanté. Tout comme samedi dernier, tout s’est donc très bien passé.

Dites, il paraît que Brice Droineau, adjoint en charge de l’espace urbain sous le règne de Babary, trouverait ça presque chouette, les graffitis — tant que ça reste en périphérie. Rappelons que de Pompéi à Belfast, ces messages sont la mémoire de notre vie quotidienne et il faudrait les enlever du cœur de nos villes ?

J’exagère me direz vous, et vous auriez raison, car cette fois-ci, la police a bien essayé de nous mettre la pression pour nous dissuader, sans succès, de mener à bien notre action. Un premier joyeux décorateur de palissade fût interpellé par la police et conduit au poste entre 10 et 11h. Puis, dans le milieu de l’après midi, la police nationale telle une bande de chacal à l’affût d’une proie, a relevé l’identité d’une camarade qui s’était un peu éloignée du groupe pour faire un peu de peinture murale. Il est vrai qu’il aurait été plus courageux d’essayer de sanctionner tous les participants présent à ce moment-là, mais la police a préféré s’acharner uniquement sur cette seule camarade — alors que tout les acteurs présent protestaient contre cette injustice. Finalement, pas de sanction pour l’instant, mais cela pourrait changer. Nous en saurons sûrement plus dans la semaine qui vient. Pour finir, nous avons tranquillement mis fin à l’action vers 18h, malgré une fin prévue pour 15h initialement.

Allez, pour la prochaine fois, il y aurait bien un truc à faire :




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