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La campagne d’Emmanuel Macron, s’il y en avait une, n’a laissé aucune place à des propositions pour la jeunesse. Évidemment, vu que son bilan est désastreux : l’auto-proclamé « président des jeunes » n’a proposé que sélection, précarité et mise au pas.

Une casse du service publique de l’éducation

Macron et son gouvernement se sont attelés à détruire un bac national et équitable : avec sa réforme du bac, les lycées sont mis en concurrence, les spécialités ne sont pas proposées dans tous les établissement et la mise en place du contrôle continu crée des disparités entre les établissements plus ou moins réputés. Qui plus est, la réforme a été mise en place de manière verticale, sans préparation et sans prendre en compte l’avis des professeur·es et des élèves. Une fois arrivé au bac, ce n’est que le début des difficultés. Macron applique sa conception de l’Université grâce à la Plateforme Parcoursup : une université fermée, excluant celles et ceux qui ont le moins de moyens et qui ont bénéficié d’un enseignement de moins bonne qualité : les jeunes des classes populaires.

Mais ce n’est pas tout, avec la loi LPPR, Macron a continué de privatiser l’Université, en concentrant les rares moyens sur une minorité d’établissements, à l’image de ce qu’a fait Blanquer pour l’école primaire, en précarisant les emplois du personnel d’éducation et surtout, en orientant la science et la recherche exclusivement vers des intérêts économiques à court terme.

Une précarisation de la jeunesse

Les étudiant·es ont encore dû galérer pendant 5 ans, avec des bourses toujours au rabais, une diminution des aides au logement, une augmentation des frais d’inscription à la fac. Les étudiant·es ont toujours plus de mal à se loger avec l’explosion du prix de l’immobilier et des CROUS qui peuvent à peine accueillir 6% de la population étudiante. Cette précarisation générale a mené à des queues interminables devant les aides alimentaires et surtout des privations sur tous les besoins nécessaires, comme l’alimentation ou le soin. Les difficultés pour se loger, se soigner, se nourrir et pour étudier dignement n’ont fait que s’agrandir pendant les confinements, pendant lesquels aucune solution n’a été apportée aux jeunes dépendant d’un emploi étudiant.

Une répression acharnée

Face à cela, les lycéen·nes et les étudiant·es se sont mobilisé·es. Le gouvernement a répondu par une répression acharnée et une volonté de mise au pas de la jeunesse : on se souvient tout·es des images de Mantes-la-Jolie avec des lycéen·nes humilié·es, des gazages et matraquages lors des manifestations et occupations étudiant·es, comme récemment à la Sorbonne ou à Paris 8.

Quand ce n’est pas avec le bâton, le gouvernement essaye d’endoctriner la jeunesse, notamment via le Service National Universel. Macron a fait le choix du formatage, avec levée de drapeau, marseillaise, uniforme, encadrement militaire, chant guerrier, soumission à l’autorité, … au lieu de donner les moyens à la jeunesse de s’émanciper en investissant dans l’éducation.

Le quinquennat de Macron a été un désastre pour les lycéen·nes et les étudiant·es. Il ne nous marchera pas dessus pendant 5 ans de plus, il est urgent de s’organiser pour imposer une éducation pour tous·tes, gratuite et émancipatrice !

L’Union communiste libertaire, commission jeunesse, le 30 avril 2022.


Voir aussi notre communiqué du 24 avril 2022 : Réélection de Macron : reprendre le contrôle de nos vies, nos bilans du quinquennat sur l’antifascisme, l’antipatriarcat, l’antiracisme, l’écologie, et l’international, et dès demain notre bilan sur le monde du travail.




Source: Unioncommunistelibertaire.org