Mars 30, 2018
Par Paris Luttes
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Retour sur la journée du 22 mars à Paris ; bilan des blessé.e.s, interpellations et suites…

Bilan du 22 mars 2018 à Paris :

Les actions revendicatives de ce 22 mars ont commencé tôt dans la matinée avec le blocage d’une dizaine de lycées. Pas de violences policières ni d’interpellations pour ce que l’on sait. Comme quoi c’est possible…

Puis le cortège de plusieurs centaines de jeunes a pu s’élancer depuis la place de la Nation vers 11h30 et a été stoppé au niveau de la rue des boulets. L’étau des paniers à salades se resserrant à l’avant et à l’arrière, une partie de la manifestation s’est élancée dans la rue de Chanzy et s’est retrouvée bloquée dans la rue Faidherbe puis dans la rue Macé, où plusieurs personnes ont été violemment matraquées dont une grièvement blessée qui a été évacuée par les pompiers à l’hôpital St-Antoine vers 12h30.

C’est lors de la dispersion de cette manifestation qu’une autre personne a été blessée. Violemment poussée par les CRS, elle est tombée en arrière et s’est fracturé le poignet avec déchirure des ligaments. Elle a dû subir une intervention le lendemain, vendredi 23 mars.

La préfecture fait état de trois interpellations (on nous en a signalé six qui n’ont pas dû être toutes suivies de gardes-à-vue). Deux personnes parmi elles ont subi 48h de garde à vue et ont fait l’objet d’un simple rappel à la loi.

Nous avons distribué des « sortez couvert.e.s ». Si des gens paraissent bien informé.e.s de leurs droits en garde à vue, d’autres étaient là pour la première fois. Nous appelons à discuter et à organiser des ateliers de formation à l’aide juridique au sein des AG. Nous pouvons être contacté.e.s à notre adresse mail pour aider à les formaliser ([email protected]). Précautions en manifestations, droits en GAV pour les mineurs et les majeurs, défense collective, dispositions personnelles à prendre etc.

L’après-midi, le cortège de tête a été copieusement arrosé de gaz lacrymogènes et un canon à « eau » (une eau dont on voit bien qu’elle contient d’autres substances… ) a tenté de couper le cortège du reste de la manifestation sans succès. Nous dénonçons ces déluges d’eau et de gaz nocifs dont on ignore tout à ce jour.

Nous saluons les quelques médics présents car leur présence n’est jamais inutile. La solidarité entre manifestant.e.s du cortège de tête ne s’est pas dédite. Des actions contre les photographes ont eu lieu spontanément pour les dissuader de prendre des photos et réorienter leurs objectifs vers les flics. Il leur a été rappelé que flouter le visage ne suffit pas. Des barrières et des banderoles ont aussi été disposées à plusieurs reprises pour empêcher les photos. Des actions collectives salutaires.

En effet, le communiqué de la préfecture fait état « d’ investigations qui sont mises en œuvre pour interpeller les auteurs des jets de projectiles à l’encontre des forces de l’ordre ainsi que des dégradations constatées à l’occasion de ces manifestations. » Nous encourageons tous les manifestant.e.s à se munir de masques et de gants.

Si vous avez d’autres éléments à apporter à ce bilan, n’hésitez pas à nous en faire part à notre adresse. N’hésitez pas non plus à nous solliciter pour des conseils, des demandes… Ne restez pas isolé.e.s.

Le groupe Légal de la Coordination contre la répression et les violences policières.

[email protected]

Réunion de la Coordination tous les mardis de 18h30 à 20h30 à la Bourse du travail 3 rue du Château d’eau, M° République.”




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