Chroniques d’une ville tenue par l’extrême droite.

juillet 2020

1er juillet 

L’ami de Robert Ménard, Éric Zemmour a été condamné pour “injures
publiques” et “provocation à la haine raciale” assorti d’une amende de 10 000 euros avec
possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement. L’histoire remonte en septembre 2019
lors de la “Convention de la droite” organisée par Marion Maréchal (le maire de Béziers avait
lui aussi pris la parole) où il dépeignait, dans son discours, les immigrés comme des
“colonisateurs”, décrivant le voile et la djellaba comme “les uniformes d’une armée
d’occupation”.

1er juillet encore

Parution du Journal de Béziers N°113. On y trouve un éphéméride pour le
moins révélateur : « 1er juillet 987 – Hugues Capet est élu roi des Francs. 3 juillet 1035 –
Guillaume le Conquérant devient Duc de Normandie. 8 juillet 1814 – Le roi Louis XVIII
annule tous les changements de noms de communes qui avaient été décidés pendant la
Révolution. 9 juillet 1810 – Napoléon annexe la Hollande qui est divisée en sept
départements français. 23 juillet 1945 – Ouverture du procès Pétain. Le chef du régime de
Vichy est accusé de haute trahison ». Conclusion, Robert Ménard aime beaucoup la royauté
et l’empire, en revanche, il a un sérieux doute sur le rôle de « collabo » du Maréchal Pétain.
Mais ce n’est pas tout, dans son journal de propagande, l’ancien « grand défenseur » des
journalistes, Robert Ménard, arrive à réduire, encore un peu plus, la place de de l’opposition
dans les tribunes libres. En effet, depuis le changement du règlement intérieur, un seul
opposant a pu écrire un texte dans son journal ! L’autre texte, qui est normalement réservé à
l’opposition, est celui d’un de ses adjoints, Luc Zénon sur le mode « on manque de liberté à
Béziers » : « … il faut donner davantage de pouvoir aux élus locaux… Que nos préfets
cessent de jouer aux proconsuls… Des exemples ? Qu’on nous communique la liste des fichés
« S » soupçonnés d’appartenir à la mouvance islamiste .. » Tiens, tiens et pourquoi la mairie
doit les avoir. Elle va en faire quoi ? Les surveiller ? Mais ce n’est pas tout il poursuit :
« Qu’on arrête de s’abriter derrière des règlements quand nous voulons innover dans la
lutte, par exemple, contre les déjections canines… » . C’est le fameux contrôle des crottes de
chiens à travers leur ADN, qui a été arrêté par le préfet… Mais l’adjoint du maire conclut
« Qu’on cesse d’exiger de nous toujours plus d’efforts – en termes de logements sociaux
notamment – alors même que notre ville paie déjà un lourd tribut à la pauvreté. Bref, qu’on
nous fiche la paix ! Finalement ce monsieur ne veut plus voir de « pauvres » dans sa ville, et
dire que les gens pensent encore que l’extrême droite défend les classes populaires ?

2 juillet

Nouveau spectacle « son et lumière » à Béziers : 1944 L’été de la liberté. Après
l’allusion au rôle de Pétain dans le Journal de Béziers, et pour mieux banaliser son idéologie,
le maire n’hésite pas à glorifier la Résistance (cherchez l’erreur)… Et on apprend que la
bande originale du spectacle, dont Jean-Claude Carrière a prêté sa voix, a été faite en
partenariat avec les associations comme Les petits Chanteurs de la Trinité et la Lyre
Biterroise (histoire de réduire les coûts de la bande son ?) Et pour l’animation estivale autour
« d’oeuvres » illuminées sur la place Jean-Jaurès, au départ, il était prévu des assises pour se
reposer, sauf que la mairie a installé des cordes empêchant l’accès avec un écriteau, (une
véritable spécialité de Béziers) : « interdiction de s’asseoir ». Peut-être au cas où les barrières

et les cordes ne seraient pas assez dissuasives… Les séniors apprécieront.

5 juillet

Comme chaque année, Robert Ménard commémore les massacres d’Oran du 5 juillet
1962 et toujours au cimetière ancien de Béziers devant la stèle à ces « héros » français morts
pour l’Algérie Française. C’est à dire des 4 assassins de l’OAS dont celui qui a voulu tuer le
Général de Gaulle : Jean Bastien-Thiry (les amis gaullistes du maire ne doivent plus être à
une contradiction près). Comme d’habitude, dans son discours, la maire n’hésite pas à refaire
l’histoire « La France qui se présente comme le pays des droits de l’homme, la France qui se
mobilise pour des disparus un peu partout dans le monde, cette France n’a pas osé se
regarder en face. De peur de froisser le nouveau pouvoir algérien, elle a nié, pendant des
années, ce drame qui a bouleversé, anéanti des familles entières. La France nous a
abandonnés, nous a privés d’un pan de notre histoire…». On voit les sous-entendus de la
France soumis au « pouvoir algérien ». Et après, le maire tombe dans le révisionnisme le
plus mensonger « Le peuple pied noir, le peuple harki – a été chassé de nos manuels
scolaires, de notre mémoire nationale… » Ce qui est, bien sûr, faux… Et de finir par son
couplet « nostalgérique » : « Aujourd’hui, je regarde l’autre rive de la Méditerranée. Avec
nostalgie, il faut bien le dire. Avec tristesse, en ce jour de deuil. Avec colère aussi devant la
lâcheté de ceux censés nous protéger. Avec horreur face à la barbarie qui fut une fête pour
ceux qui nous tuaient. » Evidemment, on ne peut que condamner les 600 à 700 victimes
européennes de ces tristes journées (même si les historiens indiquent que les exécuteurs des
massacres appartenaient à une seule faction du FLN) Cela dit, Robert Ménard, prend soin de
ne pas dire un seul mot sur les milliers de victimes algériennes (probablement plus 600 000)
de la guerre d’Algérie mais aussi de celles qui sont tombées juste après le cessez-le-feu du 19
mars à Oran, assassinées sauvagement par ses amis de l’OAS. L’historien Benjamin Stora
expliquera par exemple que dans les jours et mois qui ont succédé au 19 mars 1962 « l’OAS
d’Oran, qui a rejeté le cessez-le-feu va pratiquer une véritable terreur : assassinats
individuels de musulmans, chasse à l’homme, plastiquages, tirs de mortier… En mai à Oran,
c’est entre 10 et 50 algériens qui sont abattus quotidiennement » . Eux, n’ont visiblement pas
de place, dans la vision nationaliste et chauvine du maire.

6 juillet

lors d’un conseil municipal, ouvert pour la première fois au public depuis le début
de la crise sanitaire, la vente du patrimoine des Biterrois s’est poursuivie avec celle de la
Maison Chappaz à un promoteur. Laissée à l’abandon, elle avait été rachetée par la Ville de
Béziers en novembre 2018 avant de faire l’objet de travaux de mise en sécurité. Ce lundi soir,
les élus du conseil municipal de Béziers ont approuvé sa vente pour créer des nouveaux
bureaux à la société AJ Finance Holding (le groupe Arikan) pour un montant de 1,15 million
d’euros ; ce qui correspond aux dépenses engagées par la Ville pour l’acquisition et les
travaux. Nicolas Cossange (élu communiste) a été le seul à voter contre cette cession :
“Quelle déception de voir que ce bâtiment est bradé à un privé et ne profitera pas aux
Biterrois. Quel gâchis et quelle petitesse de vue. Il est bazardé à un privé alors qu’il y aurait
la place pour un bâtiment à vocation culturelle…” Et de dénoncer “un énième immeuble de
bureaux au carrefour de l’Hours qui n’en manque pas… Mais une deuxième délibération de

ce conseil municipal, a retenu l’attention, celle de la « végétalisation » de la place du 14
juillet… avec une séparation des produits alimentaires des produits non-alimentaires et
surtout déplacement définitif (sans même consulter les forains) du marché non alimentaire à
plus de 4 kilomètres de la Place du 14 juillet, près du Stade Raoul Barrière tout près de la
zone commerciale. Autant dire que la volonté du maire de « casser » les marchés populaires
de la ville se poursuit…

8 juillet

Trois mois après la mort de Mohamed Gabsi, étouffé dans la voiture de policiers
municipaux, plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées pour réclamer “justice
pour Mohamed ». Cette affaire, survenue le 8 avril, en plein confinement, n’a pas connu la
résonance nationale des dossiers Cédric Chouviat et Adama Traoré, décédés eux aussi au
cours d’une opération policière. Mais le comité de soutien, composé des proches de la
victime, d’associations antiracistes et de citoyens, continue de clamer son indignation, en
écho aux manifestations nationales contre les violences policières qui ont réuni des milliers
de personnes à travers le pays. Houda Gabsi, la soeur de la victime, habillée d’un tee-shirt
blanc à l’effigie de son frère, barré de l’inscription “Justice pour Mohamed”. On a tout fait
pour le dénigrer. Mais mon frère n’était ni SDF, ni toxico. Il était simplement vulnérable.” En
attendant, les résultats définitifs de l’autopsie, le comité « Justice pour Mohamed « va
poursuivre le combat tous les 8 de chaque mois.. Encore une fois…Les commentaires parus
dans la version numérique du courrier des lecteurs Midi Libre sont ignobles :
– Allez.. encore une manif, pour un charentais, multi-récidiviste, et on laisse faire.
– Ça devient un feuilleton mais on ne connait pas encore la fréquence.
– Des associations opaques et toxiques et le parti communiste pour montrer qu’il en reste
encore un tout petit peu.
– Nous sommes du côté de la Police et pas des délinquants multirécidivistes, violents, drogués
et vivant aux crochets de la société sans jamais être inquiétés de leurs forfaits.
– Ils sont tous à mettre dans le même sac pour apologie de délits punis par la loi !
– Faut arrêter d’ériger les crapules en victimes !!
– Et on va continuer longtemps avec cette affaire? il a joué, il a perdu, point barre.
– Les collectifs de contestation tous azimuts……….ça commence à bien faire.
– Ils commencent a nous fatiguer avec leurs collectifs à tout bout de champ. Les pleureuses
professionnelles comme là-bas ! Quel cinéma !

9 juillet

Robert Ménard était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger sur Sud
Radio, et pour la première fois depuis le 8 avril dernier, il a parlé de la mort de Mohamed
Gabsi. Mais il ment honteusement sur plusieurs plans… D’ailleurs, le comité « Justice pour
Mohamed » a envoyé un courrier à la radio en leur demandant de rétablir la réalité des faits.
Tout d’abord, Robert Ménard ment une première fois lorsqu’il affirme que « le rapport
d’autopsie dit que ce garçon était tellement chargé en Cocaïne que les doses… moi je lis le
rapport… que les doses pouvaient être létales… C’est une des hypothèses… » Or le rapport
d’autopsie indique : Stigmates liés à la réanimation; stigmates cutanés au niveau des
membres supérieures liés à la maîtrise de l’individu ; signes de chutes récentes, notamment

sur les genoux ; compression cervicale antérieure gauche par une surface large, ayant été
prolongée et appuyée, à l’origine d’infiltrations musculaires, fracture de la corne thyroïdienne
et contusion du nerf vague ; syndrome asphyxique macroscopiquement a minima”. Et donc le
comité « Justice pour Mohamed » à juste titre, s’insurge contre les propos du maire de
Béziers car « aucune mention de prise de Cocaïne ne figure dans ce rapport. Par contre, la
fracture de corne thyroïdienne est clairement indiquée. C’est suite à cette autopsie que des
analyses complémentaires toxicologiques ont été demandées par le Procureur de Béziers.
Cela dit, précise encore le Comité «Quand bien même Mohamed Gabsi aurait consommé de
la drogue, cela saurait-il justifier son assassinat ? Ensuite, il ment répondant à la question du
journaliste sur la non suspension des policiers : « Je ne vais pas suspendre des gens qui n’ont
même pas été mis en examen.
La justice, aujourd’hui n’a rien à leur reprocher personnellement. […] pour l’instant il n’y a
rien du tout… » Or au printemps 2019 à Béziers, des parents d’élèves avaient mis en cause
deux ATSEM (personnel de la Mairie affecté dans les écoles) pour maltraitance envers leurs
enfants. Bien qu’aucune plainte n’ait été déposée, M. Ménard avait immédiatement suspendu
les deux agents
à titre conservatoire. Même chose vis à vis de Michel Bousquet, élu sur la liste de Robert
Ménard qui avait écrit des propos racistes (voir plus haut)et donc bien avant son jugement (il
doit être rendu le 13 aout prochain) il avait exigé sa démission immédiatement du Conseil
Municipal. Le comité trouve encore une fois « choquant que ces trois policiers n’aient pas au
moins été déchargés de leurs tâches habituelles afin de leur éviter tout contact direct avec la
population. Mais le pire des mensonges concerne le rapport avec la famille de Mohamed
Gabsi lorsqu’il affirme « Je n’ai aucune raison de recevoir une famille qui me met en cause
en disant qu’il y a un racisme systémique en France, qui met en cause les policiers qui n’ont
même pas été mis en examen, pardon, le maire que je suis est du côté de la police tant que la
police n’est pas soupçonnée… […] Je ne plie pas le genou devant qui que ce soit… » Ce qui
est carrément franchement ignoble car la famille de Mohamed Gabsi n’a jamais pris la parole
publiquement avant la publication du rapport d’autopsie et Houda Gabsi, soeur du défunt, a
toujours réclamé que justice soit faite. Aucun mot d’ordre ni slogan lors de cette
manifestation n’a fait mention d’un quelconque racisme d’État. Inverser la donne en accusant
la famille de comportements racistes est abjecte. Enfin, Robert Ménard qui a toujours défendu
et à plusieurs reprises « ses » policiers municipaux a réaffirmé à deux reprises dans cette
interview, « Je ne suis pas M. Castaner, je ne plie pas le genou devant qui que ce soit. » Dans
ce message, il faisait référence à toute la fachosphère qui avait dénoncé l’attitude de certains
policiers américains qui avait mis le genou à terre pour protester contre le meurtre horrible
de George Floyd aux USA et les propos de l’ancien ministre de l’intérieur qui peut de temps
après, avait annoncé qu’il voulait « une tolérance zéro pour les racistes dans la police » et
« qu’il suspendrait tout fonctionnaire pour des attitudes racistes avérées » (propos que l’on
partage entièrement et qui sont inscrits dans la loi anti-raciste) même si un grand nombre de
policiers ont manifesté contre en jetant symboliquement leurs menottes à terre…

14 juillet

Commémoration de la fête nationale à Béziers. Toutes les personnes présentes

étaient masquées… Le maire a dû prendre conscience de la pandémie car il a indiqué que « le
port du masque était désormais obligatoire dans les grands rassemblements… (même en
extérieur ??) Et effectivement la consigne a bien été respectée mais bon, faut dire que les
règles de la ville changent souvent à Béziers, en matière de santé car quelques jours avant,
personne n’avait de masque lors de la commémoration du 5 juillet et on a même vu le maire
faire des bises… Pourtant le maire veut l’imposer même devant la fontaine musicale, place
Jean Jaurès, devant le son et lumière (Même si nous sommes en extérieur…)
16 juillet. Michel Bousquet (élu au conseil municipal de Béziers avant d’être obligé de
démissionner pour ses propos racistes contre la députée Laëtitia Avia), était poursuivi par
SOS Racisme. Il avait twitté « naturellement ? » : « Elle écrit comme une merde dont elle a
la couleur », Mais devant le tribunal, Michel Bousquet s’est défendu d’être raciste.” J’ai été
maladroit, c’est certain. Ce sont des propos indignes et je regrette. Mais quand je l’ai écrit,
je vivais une phase difficile de ma vie. Je sortais d’une anesthésie. (Sic ?)… Mon intention
n’était pas de m’attaquer à sa couleur, mais à son texte de loi. Je n’avais pas conscience que
c’était un délit ». Ah bon, écrire ce genre de propos, ce n’est pas pour lui de la haine ? Pour
l’avocate des parties civiles « il se pose en victime. Clairement, il nous dit qu’il a des idées
racistes, qu’il le revendique. Mais il voudrait que vous soyez tolérant de son intolérance
parce que c’est sa liberté d’expression. » D’ailleurs l’avocate de Michel Bousquet va dans ce
sens, pour elle “Les propos sont désagréables. Mais il y a eu une surmédiatisation de cette
affaire et les médias se sont fait les choux gras de ces mots en plein débat politique. Je viens
vous dire ici, qu’il y a eu une volonté de lui nuire. L’injure est là, il s’en est excusé. Personne
n’avait à rendre ce post public. Il était privé. (Mais le post était accessible à n’importe qui,
sans restriction, sur Facebook NDLR)… Soyez indulgents avec lui.” Le jugement sera rendu
le 13 août prochain.

16 juillet en soirée.

Comme on pouvait s’y attendre, Robert Ménard est devenu le nouveau
président de l’agglomération Béziers-Méditerranée. Il a été élu avec 35 voix contre l’ancien
président Frédéric Lacas (maire de Sérignan) qui n’a eu que 18 voix. Il y a eu deux bulletins
blancs aussi, mais on peut dire que c’est un succès pour le maire de Béziers qui pourra
maintenant influencer les 17 villes autour de Béziers… Le lobbying a du fonctionner à fond,
car il a mis des vice-présidences à 8 maires (ceux qui ont surement voté pour lui). Alors,
même s’il assure qu’il gouvernera dans un « climat apaisé » force est de constater que
dorénavant deux groupes vont s’opposer au sein du Conseil de l’Agglo. Les partisans
collaborateurs du maire de Béziers que sont devenus les maires de Lieuran-lès-Béziers
(Robert Gély 1er vice-président), Boujan-sur-Libron (Gérard Abella, 2ème vice-président),

Servian (Christophe Thomas, 3ème vice-président), Montblanc (Claude Allingri, 4ème vice-
rprésident), Cers, (Didier Besson, 5ème vice-président), Villeneuve-lès-Béziers (Fabrice

Solans, 6ème vice-président), Corneilhan (Bertrand Gelly, 7ème vice-président), Alignan-du-
Vent (Christophe Pastor, 8ème vice-président) et de l’autre les battus regroupés autour du

maire de Sérignan (Frédéric Lacas) et celui de Sauvian (Bernard Auriol) mais aussi de
Lignan-sur-Orb (Jean-Claude Renau), de Valros (Michel Loup,) et ceux de Bassan,

Espondeilhan et peut-être de Coulobres. Bref, la lutte entre ces deux groupes risquent de
devenir rude… Surtout que le nouveau président de l’agglomération a twitté le soir même de
son élection « Pour la première fois ce soir, notre camp, celui de la droite rassemblée, est à la
tête d’une agglomération en France » le camp de la droite rassemblée, façon Rassemblement
national ? Histoire à suivre donc….

17 juillet

Et dès le lendemain de son élection, Robert Ménard confirme son positionnement
extrémiste dans le Midi libre. A la question du passage de pouvoir, le journaliste demande à
Robert Ménard « quand vous avez été élu, vous n’avez pas eu un mot pour Frédéric Lacas
(l’ancien président de l’Agglo) comme il est d’usage… » réponse du nouveau président de
l’Agglo. (Histoire de donner le ton) « Pardon, vous avez entendu son discours ? Je ne pousse
pas l’hypocrisie à ce point. Je ne suis pas un maire qui ressemble à un autre maire. Et il
faudra que les gens s’y fassent. Je n’ai pas dit un mot, ni avant, ni après, pour ne pas être
désagréable… Et il ajoute pour que l’on comprenne bien qui dirige « Je serai la moitié du
temps à la ville et la moitié du temps à l’Agglo. J’ai une équipe commune aux deux : avec la
même DGS (directrice générale des services) et le même directeur de cabinet pour les deux.
Ce qui va me faciliter la tâche… On aura un nouveau journal commun qui s’appellera le
Journal du Biterrois. Et on va faire des économies. Le budget des relations publiques et de la
communication de l’Agglo est démentiel, indécent. On va réduire le train de vie de
l’Agglo .Il y a des fonctionnaires de haut niveau à l’Agglo, des gens de vraie valeur, je vais
travailler avec eux plutôt que d’aller chercher des cabinets extérieurs ».
Ce même jour, il a rencontré (avec sa femme qui l’accompagne partout) les habitants du

quartier de Montimas qu’il avait soutenu dans leur combat contre la décharge de Saint-Jean-
de-Libron qui empoisonnait leur quotidien d’odeurs nauséabondes… Curieusement les

habitants n’étaient plus trop pressés par des changements rapides « Nous savons très bien
qu’il ne fera rien tout de suite, expliquaient des riverains. Nous savons aussi qu’il n’en a pas
les moyens car c’est très compliqué et qu’il faudra attendre. Mais il est là, c’est un signe.».
Encore une fois l’apparence et la communication semblent être l’apanage de Robert Ménard.
D’ailleurs, il ne s’est pas déplacé pour faire des promesses. Il a simplement indiqué « Je
souhaitais être là, en tant que président, pour leur dire que le problème des déchets, ici, mais
aussi ailleurs, serait une priorité de l’Agglo. C’était déjà le cas, mais les gens, ici, sont dans
l’attente de respect et d’écoute. Je ne me suis pas engagé à régler les problèmes en quelques
jours. Il y a des solutions mais pas à court terme. Cela ne se fera pas du jour au
lendemain »… Pour autant, on sait que dans quelques semaines, une entreprise va engager de
nouveaux travaux pour tenter d’évacuer les gaz. La décision a été prise sous la présidence de
Frédéric Lacas et un cahier des charges a été établi pour que tout soit effectué en quelques
jours. Si jamais les odeurs disparaissent, peut-être va-t’il dire que c’est grâce à lui ?

20 juillet.

Une vidéo filmée, lors d’une fête organisée au Château de Vaisseries par
l’association Les Patriotes du Biterrois, circule sur les réseaux sociaux où l’on découvre un
maire « très en forme ». Dans cette vidéo, il apparaît avec sa femme à ses côtés, et il évoque
son entrée à l’Agglo « Pour notre arrivée, j’ai tenu à ce qu’il y ait le chien pour leur montrer

qu’on prenait possession du territoire ! On est chez nous ! Dire que l’accueil était chaleureux
serait abusif. On ne peut parler de foule en liesse. Il n’y avait quasiment personne. Nous
étions sidérés devant une institution en coma avancé, sous le choc de la gifle reçue par la
ville ! » Puis, il baisse un peu le ton pour parler de sa femme : « Il y a un endroit, à côté du
bureau du président (le mien maintenant) et Emmanuelle en découvrant les casiers de
courrier des élus de l’exécutif… Clac, clac, clac, elle arrache les étiquettes avec les noms de
ceux que l’on a battus… Ce sont des petits plaisirs qu’on ne veut pas bouder… Et ça va
continuer…». D’après le journal, la Pieuvre du Midi « Le nouveau président a déjà dit qu’il se
séparerait du directeur général des services et des directeurs généraux adjoints… Mais il est
possible que Robert Ménard n’en reste pas là « On va virer ceux qui ont confondu leur métier
de fonctionnaire et leur choix partisan ». D’ailleurs à propos des élus, il dit « C’est une
classe politique de merde… On s’est construit et on a gagné autour du peuple contre ces
gens de pouvoir. » Les 8 nouveaux maires collaborateurs (les nouveaux vice-présidents de
l’Agglo) pourront apprécier. Sur le journal régional, il dit également (mais ça, il l’avait déjà
dit) «Putain de journal ! Leur détestation (à notre égard) nous profite. Ils n’ont jamais de
remords pour leurs conneries, leurs bêtises. ». Ensuite, il parle des élections « Rien n’est
possible sans nous. La bataille, le modèle, la méthode inventée ici va nous permettre de
gagner ailleurs dans l’Hérault, partout… Nous aurons une sénatrice. Dès le mois d’août, je

l’accompagnerais dans tous les villages de l’Hérault. Nous aurons au Sénat, une porte-
parole qui nous défendra… » Et il se décrit encore comme le mentor du maire (RN) de –

Perpignan : « Louis Aliot nous doit en partie sa victoire.»… Pas prétentieux, il affirme « Il le
sait. J’y suis allé deux fois le soutenir. Sans le modèle de Béziers, les électeurs ne lui aurait
pas fait confiance. » De toute façon, pour lui « Béziers, c’est le laboratoire ». Sauf que Louis
Aliot, lui a répliqué sur Twitter : « Ca fait 10 ans que je travaille pour gagner et sans Marine
Le Pen et le RN, pas de réussites possibles. A éviter donc, perdre le sens des réalités en
nourrissant son ego. Pas question de baisser la tête devant Robert Ménard… » Pour
information, les Patriotes du Biterrois, association créée en 2016, était présidée par Sabine
Gely, et avait pour vocation d’accueillir les électeurs de Robert Ménard mais aussi du FN,
des Républicains, de Debout la France ou d’autres partis de la droite classique
ou nationaliste. Son but, agir comme « groupe de pression pour une politique patriote dans
nos communes »… Début 2018, elle était dirigée par Jean-Louis Aycart (Président), Emile
Fort (vice-Président et responsable RN de Béziers), Meltem Adtakan (Secrétaire), Jérémy
Marcos (Trésorier), Edith Aycart (Secrétaire Adjointe), Antoine Barxias (Trésorier Adjoint).
Au CA, on trouvait encore Franck Manorgil (conseiller départemental RN de l’Hérault),
Gérard Duguay (pour la com) et Guillaume et Bernadette Cabanes comme membres conseil.

21 juillet

Le maire Robert Ménard s’est déplacé en personne (whaouhh, quel exploit !) dans
des bâtiments désaffectés (dépôts sauvages laissés à l’abandon depuis des années) du quai
Port Notre-Dame pour suivre l’évacuation de quelques squatteurs. Police, employés
municipaux et communautaires, élus, s’affairaient dès 7H30 du matin dans ces entrepôts

situés non loin du site de Fonséranes et qui avaient été rachetés par l’Agglo Béziers-
Méditerranée pour y stocker des tonnes de vêtements. Les entrées ont été murées et le lieu

nettoyé. Pour info, des travaux de rénovation du quai Port Notre-Dame, devait commencer
après la saison estivale de cette année. Bref, une « belle » opération de communication du
nouveau président de l’agglomération.

22 juillet

Le Canard enchaîné révèle qu’une enquête préliminaire du parquet de la
Juridiction inter-régionale spécialisée de Marseille a été ouverte pour « corruption » et « abus
de biens sociaux ». suite à son enquête parue en mars 2019, à l’encontre du promoteur
immobilier et ami du maire, Nicolas Chambon, et sa société la Socri Reim, déjà propriétaire
du centre commercial Polygone Béziers et des Galeries Lafayette sur les Allées Paul Riquet.
Il s’agit de deux opérations de communication que la société Socri a facturé en 2017 et 2018.
La première de 25 656 euros pour financer un clip et une plaquette favorable à la mairie (avec
comme slogan “Béziers 2030, on vous annonce le futur ») lors du meeting du 9 mars 2017
qui a réuni 700 personnes au palais des congrès de Béziers et où Robert Ménard a annoncé
briguer un deuxième mandat. Et d’un deuxième cadeau en 2018 pour la somme de 23.500
euros pour un site Internet (et vanter les grandes réalisations du maire de Béziers) mais qui en
fait n’a jamais vu le jour. L’enquête de la juridiction inter-régionale les a conduit à une
perquisition au siège même de la Socri à Montpellier et l’ordinateur du numéro 2 de
l’entreprise a été saisi. C’est comme cela que les enquêteurs ont découvert une multitude de
mails entre le promoteur et la mairie. Par exemple, le PDG de la Socri, Nicolas
Chambon, aurait écrit le 15 décembre 2016 à Robert Ménard, qu’il fallait « caler une réunion
de quatre heu,res », « faire le point sur l’opération » et « en profiter pour faire le point aussi
sur le projet d’hôtel dans le quartier de l’Hours ». Le Canard enchaîné précise qu’en
septembre 2017 (c’est à dire 6 mois après le fameux meeting du maire) la Socri Reim a,
comme par hasard, obtenu un terrain très convoité, pour y conduire un complexe hôtelier
« végétalisé »dans le quartier de l’Hours (en face du Polygone) avec la création d’un
cheminement piétonnier et d’une passerelle pour relier le Polygone à l’avenue Wilson. Autre
mail découvert, cet échange entre le directeur de la com de Robert Ménard, Arthur Bachès, à
propos du clip de la mairie en 2017 qui s’inquiète auprès de la Socri « on ne comprend
absolument pas la logique d’ensemble du projet du maire. Il manque à mon sens des vues de
personnages qui sourient, de jeunes, de vieux qui transmettent des émotions. Il manque aussi
des images de jolies filles, toujours indispensable à ce type d’exercice. L’ambassadrice de
Béziers peut-être ou Miss Béziers ? » Ou encore ce mail fin 2017 à propos du financement du
site internet « incroyablebeziers.fr » qui ne sera jamais mis en ligne. Pourtant le PDG du
groupe écrit au numéro 2 « nous avons convenu avec le maire que vous réfléchissez
rapidement à cette opération en lien avec ses équipes » et selon le Canard enchainé, il
auraient avancé quelques idées du style « un photomontage avec les patron du CAC 40 qui
investiraient à Béziers, Robert Ménard en photo avec Warren Buffet » (l’investisseur
milliardaire américain) etc…

24 juillet

Depuis le mois de février, le club de rugby de Béziers (ASBH ) cherche un
repreneur car les dettes du club s’élèveraient à plusieurs millions d’euros. Or le feuilleton de
son rachat est devenu un véritable imbroglio digne d’un polar avec ses trahisons et ses

retournements. Et bien sûr, Robert Ménard, a voulu être sur le devant de la scène, quitte a
jouer les girouettes. Au début, il a pris parti du repreneur local mais comme une deuxième
offre est apparue avec des investisseurs venant des Emirats Arabes Unis (et donc avec
probablement plus d’argent), et surtout avec le soutien de rugbymen connus comme
Christophe Dominici ou Frédéric Michalak il s’est rallié assez rapidement au camp des
riches, au camps des stars. Mais la lutte pour la reprise du club a été si intense jusqu’au mois
de juillet, que le clan des Emirats a abandonné le projet de reprise (au grand dam des
supporters qui voyaient déjà le club rejoindre l’élite du Rugby). A ce moment-là, les mots des
supporters étaient très durs et le maire a senti le danger. Certains d’entre eux n’hésitant pas à
le critiquer ouvertement « Depuis le début, les dirigeants et le maire nous cachent des choses.
Ils nous ont vendu du rêve inutilement ». Bref, après plusieurs rebondissements, de comptes
opaques, de fausses factures, d’accusations de toutes sortes, d’insultes, de tags sur les portes,
de cercueils dans des boîtes aux lettres et même de menaces de morts, les anciens dirigeants
ont démissionné et une nouvelle direction a été présentée à la presse au sein de la mairie. Ce
sont deux figures locales qui vont reprendre a le club : Michael Guedj, propriétaire de la
marque Shilton (l’homme qui a permis à Robert Ménard d’aller acheter des masques, non
réglementés Afnor, en Espagne pendant le confinement) et Jean-Michel Vidal, président de
l’AS Béziers Pétanque. “Nous devons mettre fin aux querelles » a lancé le maire avant
d’apporter hypocritement son soutien aux anciens présidents et vice-présidents alors qu’il les
a poussé vers la sortie (en disant qu’il mentaient depuis des années). Et d’annoncer qu’il
faudrait chercher de nouveaux investisseurs et qu’il y aurait “un audit financier dont les
conclusions seront rendues publiques”. Comme le dit l’ancien élu communiste Aimé Couquet
« Par ce procédé, le maire de la ville, ne devient-il pas le “Super Président” d’un club privé
subventionné lourdement par la mairie ? » De leur côté, les 3 associations de supporters de
l’ASBH ont pris acte de ces annonces même s’ils disent «rester vigilants et attendre des
changements plus profond »… Sans réel changement ni transparence, est-ce que cela sera
suffisant pour qu’ils reprennent le chemin des tribunes pour assister aux matchs de la ProD2,
rien n’est moins sûr, tellement ils se sont sentis trahis et écœurés par cette histoire d’argent
qui les dépasse. Cela dit, plusieurs choses nous étonnent dans cette “guerre des repreneurs” :
Pourquoi un tel déficit pour ce club ? Pourquoi le maire de Béziers (alors qu’il est membre du
conseil de surveillance du club et qu’il reçoit les comptes) n’a jamais voulu les publier
malgré les demandes répétées des élus de l’opposition, notamment après avoir avoué que les
subventions municipales de ce club, s’élevaient à 900 000 euros à chaque saison alors que la
centaine d’associations sportives de la ville doit se partager 250 000 euros en tout ? Pourquoi
il a encore donner une rallonge budgétaire de 200 000 euro à ce club le 17 avril dernier, en
plein confinement, sans même prendre la peine de le présenter en conseil municipal ? En
somme, avec l’argent des contribuables biterrois, le maire de Béziers n’a plus de calculette !!
26 juillet A l’évidence le glissement de la France vers les positions extrêmes se poursuit.. Il y
a peu de temps, le député RN et nouveau maire de Perpignan, Louis Aliot, qui le premier a
déclaré à l’Assemblé Nationale, à propos de la délinquance « d’ensauvagement de nos rues ».
Auquel le nouveau ministre de l’intérieur à Gérald Darmanin (ancien très proche de Nicolas

Sarkosy) a repris très vite « qu’il fallait stopper « l’ensauvagement » d’une certaine partie
de la société ». Ensuite, on a entendu, le maire de Nice, Christian Estrosi lui emboîtant le pas,
en reprenant les thématiques chères au FN/RN du style « Il est temps de reprendre les
territoires perdus de la république. » et aussi le fameux « la peur doit changer de camp ! »…

28 juillet

Une rencontre a eu lieu à la Cimade de Béziers entre l’avocat de la famille, Maître
Jean-Marc Darrigade, la famille de Mohamed, « partie civile », ainsi que des membres du
comité « Justice pour Mohamed » et la presse. Il s’agissait de faire le point sur l’information
judiciaire ouverte par le parquet de Béziers pour des faits de violence volontaire ayant
entraîné la mort même si les trois policiers municipaux ayant procédé à l’interpellation ne
sont pas, à ce jour, mis en examen. L’avocat a expliqué qu’il n’avait pas encore accès
librement à l’ensemble du dossier. Il a, seulement, et pour la première fois, pu consulter le
dossier d’instruction le matin-même. Il a tout de suite précisé que la seule chose qu’il pouvait
dire, “c’est qu’il est très vraisemblable, vu l’évolution du dossier, que des personnes aient à
rendre des comptes très prochainement et que se profilent, vraisemblablement, des mises en
examen, c’est une décision qui appartient à la juge d’instruction, mais vu ce que j’ai lu, cela
me paraît impossible autrement. ». Il a ajouté également que l’instruction pouvait être très
longue, “parce qu’il va y avoir, comme dans des affaires qui ont plus de résonance nationale
pour l’instant, des querelles d’experts » Mais, a t’il précisé « Le dossier est épais et j’ai lu des
témoignages glaçants qui me font penser que l’affaire est prise au sérieux ». En espérant,
qu’elle le sera plus que ce que vient de dire notre ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, à
propos des violences policières « Quand j’entends le mot « violence policière »,
personnellement, je m’étouffe ! »

30 juillet

Robert Ménard, le nouveau président de l’Agglo Béziers-Méditerranée, vient
d’annoncer le lancement d’une mutuelle municipale à l’échelle des 17 communes « La
mutuelle communale ». Pour l’instant 8 communes plus celle de Béziers sur les 17 ont adhéré
à ce dispositif. Voici le communiqué de VISA 34 à ce propos.
Comment l’extrême droite avance masquée…
L’histoire de « la mutuelle communale » commence à Béziers, le 19 septembre 2014, le jour
où Robert Ménard inaugure les locaux de Mon Béziers, ma santé, une mutuelle sociale
réservée aux Biterrois, qui propose soi-disant des contrats avantageux. Mais le maire comme
aujourd’hui, n’a pas trop communiqué sur la société qui pilote ce projet : Traditia. En fait,
cette entreprise spécialisée dans le courtage en assurances compte parmi ses principaux
actionnaires, depuis le mois d’août 2014, un certain Robert Ottaviani. Ce dernier n’est pas un
inconnu dans la faschosphère. C’est un ancien cadre du FN mais aussi un ancien chanteur de
rock d’un groupe skinhead Ultime Assaut qui vantait les faits d’armes de la Légion des
Volontaires Français, qui, durant la Seconde Guerre mondiale, se sont engagés sous
l’uniforme allemand au sein de la division SS Charlemagne. Mais pour Robert Ménard « Ce
qui compte, ce ne sont pas les liens, c’est que l’on est la première ville à mettre en place ici
une Mutuelle pour les plus pauvres. » En réalité, Robert Ménard a sollicité un ami personnel,
Philippe le Gouz de Saint-Seine, connu pour être un proche de la droite nationale catholique

et directeur d’une société commerciale Traditia (domiciliée à Bordeaux) et d’une filiale
Traditia Medica et c’est cette dernière qui a créé cette mutuelle. Robert Ottaviani, lui est
“seulement » actionnaire minoritaire de Traditia, mais également gérant de deux autres
branches de la société : Traditia Immobilier et Traditia Entreprises et Professionnels.
En 2016, le journal Le monde publiait un article sur les mutuelles communales, et on
apprenait encore que Robert Ottaviani était aussi un intime de Philippe Olivier, conseiller de

Marine Le Pen, et de son épouse, Marie-Caroline Le Pen et que Philippe le Gouz de Saint-
Seine est le gendre de l’actuel conseiller politique de Marine Le Pen pour le logement, Jean-
Marc de Lacoste-Lareymondie. On apprenait également que c’est Christophe Pacotte, ancien

dirigeant du Bloc identitaire, et premier chef de cabinet de Ménard qui a permis à Traditia de
s’installer à Béziers. Et pour finir le journaliste confirmait aussi que depuis les élections
municipales de 2014, ces mutuelles communales, se sont développées à une vitesse
impressionnante dans les municipalités FN. Et on les retrouve au Luc-en-Provence, à Fréjus,
au Pontet, à Camaret-sur-Aigues, ou encore à Hénin-Beaumont. Aujourd’hui, Robert
Ottaviani est directeur général associé de Traditia. Une belle promotion ! Mais l’aspect
opaque de cette société se poursuit encore aujourd’hui car le nom de la mutuelle présentée
par le maire de Béziers au Conseil de l’Agglo, s’appelle « La mutuelle communale ». En fait,
il s’agit bel et bien d’une branche du groupe Traditia car ils ont la même adresse et un des
deux responsables, Raphaël Huré, est lui même le dirigeant du pole santé et associatif de…
Traditia… Au final, il serait intéressant de savoir si les maires des 8 autres villes de
l’agglomération, qui ont signé la mise en place de ce dispositif, pour une mutuelle
communale privée « très particulière » et très « traditionaliste » sont au courant de l’origine
de cette mutuelle.

31 juillet

Le journal La Pieuvre du Midi l’annonce : Les syndicats vont devoir quitter la
Bourse du travail de Béziers »… Ils ont jusqu’au 1er février 2021 pour la quitter. Et comble
de l’ironie, ils seront remplacés (tout un symbole) par la police municipale, qui est très
connue dans la ville pour « son laxisme » notamment pendant le confinement. Bref,
l’immeuble de la Bourse du travail où les syndicats étaient logés gracieusement depuis 1932,
va avoir un nouveau locataire plus docile. Après la diminue de la placette e d l’opposition
dans le journal municipal, c’est une nouvelle attaque directe contre tous ceux qui résistent.
Déjà, en 2017, une première salve contre les syndicats avait été tirée, lorsque le maire avait
retiré tous les services de la mairie (gardiennage et nettoyage notamment) jugés, soi-disant,
trop coûteux… D’après La Pieuvre du Midi : « Cela faisait longtemps que Robert Ménard
avait imaginé « sa garde » à la Bourse du travail et maintenant il voudrait éparpiller les
unions syndicales, façon puzzle, aux quatre coins de Béziers, sachant bien qu’il vaut mieux
diviser pour régner ».


Article publié le 04 Sep 2020 sur Visa-isa.org