Septembre 30, 2021
Par Dijoncter
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« Leroy Merlin » à Besançon-Chateaufarine, ce sont quelques cent-quarante salarié.e.s et comme partout des conditions de travail à défendre. Après dix années d’ancienneté, Romain a décidé de s’engager en ce sens. Il a ainsi été désigné représentant de section syndicale Force Ouvrière, en décembre dernier. Un mandat qu’il entendait utiliser pour agir concrètement, alors que les prochaines élections CSE sont prévues pour 2023. Jusqu’à qu’il reçoive, il y’a quelques jours, un courrier de son employeur, le convoquant à un entretien préalable à éventuel licenciement.

Accompagné d’une défenseure syndicale qui a fait le déplacement depuis la Savoie, le jeune homme était entendu ce mardi par sa direction. Il lui est reproché des « propos sexistes » qui auraient été tenus envers une collègue, accusation qu’il récuse et qualifie « d’interprétation mensongère visant à l’abattre. » Dans le cas où la procédure étaient poursuivie, c’est donc la DREETS de Franche-Comté qui tranchera du dossier. À l’extérieur une dizaine de soutiens s’étaient massés, issus de FO bien sur, mais aussi de la CGT et de la société civile.

Ce rassemblement, lancé le jour-même sur les réseaux sociaux, a donné des sueurs froides aux Autorités. Peu avant midi, une fonctionnaire du renseignement territorial s’est présentée au magasin. Romain explique : « j’étais en caisse, quand une dame s’est approchée. Je lui ai demandé un instant le temps de gérer un client, elle m’a mis ses insignes sous le nez. Je devais m’exécuter, et nous avons donc parlé. Elle craignait des débordements sur la voie publique, et a fait pression pour que je décommande cette action. » Consigne que ses camarades ont refusé de suivre.




Source: Dijoncter.info