Juin 26, 2022
Par Dijoncter
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Le venue du groupe français de punk-rock à Besançon n’a pas fait l’unanimité, les protestations se multipliant à l’approche du concert qui s’est finalement tenu vendredi 24 juin. En cause, les accusations d’agressions sexuelles visant le chanteur et guitariste Till Lemoine. Plusieurs groupes féministes espéraient une déprogrammation pure et simple, qu’ils n’ont pu obtenir devant le « choix assumé de maintien » par l’établissement « l’Antonnoir. »

Jusqu’au dernier jour, le suspense était palpable. Annoncé depuis deux ans à Besançon, le passage du groupe musical « Guerrilla Poubelle » était une première fois compromis par la crise sanitaire. Mais depuis le 22 mai 2021 et un article de « Médiapart » [1], les empêchements se placent sur un autre front… accusé par trois ex-compagnes de violences psychologiques et sexuelles, le chanteur et guitariste Till Lemoine provoque en effet un mouvement de rejet et de protestations.

Lorsque la date du 24 juin 2022 a été confirmée au café-concert et bar de nuit « l’Antonnoir », le mécontentement est donc apparu sur les réseaux sociaux et dans la rue. Une poignée de membres des « collages féministes Besançon » a tenu à marquer le coup, par une série de collages et de tractages sur place. Si le propriétaire Antonin Borie a finalement toléré l’agitation, il n’a toutefois pas manqué d’exprimer son incompréhension et le « choix assumé de maintien. »

Le gérant a ainsi déploré l’absence de plainte dans cette affaire, indiquant son souhait de ne pas se substituer à la justice ; mais aussi un choix collectif des salarié.e.s de sa boîte, dont une majorité de femmes. Des arguments insuffisants pour les opposant.e.s, qui exhortent à cesser la complaisance avec les agresseurs et à déconstruire la culture du viol. Si elles n’ont pas obtenu gain de cause, à l’avenir les militant.e.s comptent bien poursuivre les actions de sensibilisation.




Source: Dijoncter.info