Berlin, 9 août 2020 : incendie d’un bâtisseur de la ville des riches

(Traduit de l’allemand de Chronik, 9 août)

Dans la nuit du 9 août, nous avons foutu le feu à un Pick-Up (1) appartenant au constructeur STRABAG (2) garé dans la Wadowstraße. Après l’expulsion de Syndikat et des attaques des flics contre plusieurs de nos manifs, nous avons tenu notre promesse de rembourser ces attaques en causant des dégâts matériels.
Prolongeons le jour X !

NdT :
(1). Véhicule utilitaire avec une benne à l’arrière.
(2). Entreprise connue pour embourgeoiser les quartiers berlinois en collaboration avec d’autres entreprises immobilières comme CG-Gruppe.


Berlin, 9 août : le constructeur de taules Vinci perd une pelleteuse dans les flammes

(Traduit de l’allemand de Geistige-Gefaehrdungen, 10 août)

Dans la nuit du dimanche 9 août, nous avons incendié une pelleteuse du géant français de la construction, Eurovia-Vinci, dans la Alexandrinenstraße, dans le quartier berlinois de Mitte. Cette entreprise s’enrichit notamment avec le marché de l’enfermement, sous forme de projets de construction de prisons, de construction de camps d’enfermement pour réfugié.e.s ou d’installations pour sécuriser les frontières. Mais Eurovia-Vinci fait partie d’acteurs majeurs dans des projets d’infrastructures tels que des autoroutes ou des aéroports et tire profit du ravage de la planète et de la transformation de notre environnement en désert de béton à perte de vue.

Une cible adéquate donc, pour exprimer notre rage envers l’existant et en ce moment vis-à-vis de l’expulsion d’espaces collectifs et auto-organisés tel que le Syndikat, vendredi dernier (7 août).
Mais on peut aussi voir cette attaque comme un geste de solidarité avec les prisonnier.e.s et notamment avec les inculpé.e.s du procès du banc public à Hambourg. Même si ces derniers temps ça a été un peu plus calme, on ne vous a certainement pas oublié.e.s ! Salutations enflammées et beaucoup de force !
(A)


Berlin, 8 août 2020 : Manif spontanée du jour X réprimée ? Répandons la rage partout ailleurs !

(Traduit de l’allemand de Chronik, 8 août)

Des affrontements entre les flics et des personnes énervées ont lieu ces dernières semaines à Berlin. Que ce soit avec la jeunesse des parcs Mauer et Gleisdreieck, lors de manifestations ou de rassemblements spontanés.
A la manif de samedi dernier (1er août, cf. ci-dessous), plusieurs escadrons anti-émeutes ont dû se manger des pierres et divers autres objets jetables. En outre, des bâtiments et des institutions qui de notre point de vue représentent la ville des riches ont été attaqués. Un sentiment d’impuissance qui domine souvent les manifs berlinoises a été brisé collectivement et transformé en une dynamique offensive.
Après que la manif spontanée d’hier soir (7 août) ait été stoppée et encerclée, nous avons utilisé la rage gagnée de ces dernières semaines afin d’exprimer ailleurs notre colère vis-à-vis de l’expulsion du Syndikat.
Lors de cette même nuit, nous avons attaqué l’agence de la société immobilière Covivo en détruisant ses vitres au marteau. Covivo fait partie des plus grosses sociétés immobilières d’Europe et est représentée en Allemagne avec 40 000 appartements. Ici à Berlin, elle vante le logement branché au centre-ville.
La soirée n’est pas finie pour nous, mais elle ne fait que commencer, surtout si les manifestations sont réprimées, stoppées ou disloquées !
En solidarité avec le Syndicat et tous les autres projets menacés ! Flics, requins de l’immobilier – Dégagez des villes !


Berlin, 7 août 2020 : Les vitres de la patrouille volent en éclats

(Traduit de l’allemand de Geistige-Gefaehrdungen, 8 août)

Salut chers porcs,
à l’occasion de l’expulsion du Syndikat, ce vendredi (7 août), nous avons fait voler en éclats les vitres d’un de vos véhicules de patrouille garés devant l’hôpital ‘Urban’.
Mais n’ayez crainte, vous les retrouverez en pièces détachées sur les sièges auto.
On vous souhaite bien du plaisir pour vous asseoir les uns à côté des autres !


Berlin, 7 août 2020 : barricades en feu et attaques contre l’expulsion du bistrot Syndikat

(Traduit de l’allemand de Chronik, 7 août)

Pendant que des centaines de personnes étaient dans les rues du quartier Schiller et s’opposaient aux racailles du capital, nous avons décidé de saboter l’expulsion du bistrot de quartier Syndikat à un autre endroit. Vers 5h30, nous avons barricadé avec des pneus et quelques litres d’essence le Britzer Damm à hauteur de l’entrée d’autoroute, provoquant sa fermeture pendant plus d’une heure. Au même moment, une banderole visible de loin flottait du pont pour piétons: «Feu et flamme pour la ville des riches – Syndikat reste !».

Le gouvernement du SPD, des Verts et de die Linke (gauche radicale) a une fois de plus montré qu’il défend les intérêts du capital : par la violence de ses tas d’ordures en uniforme. Notre haine va aux dominants, notre solidarité et notre proximité aux personnes en lutte pour une ville d’en bas !

7 août : Visite chez le serrurier mandaté par la justice le matin même de l’expulsion

Le serrurier Karlheinz Hinz, mandaté par l’huissier de justice, ne participera pas au spectacle de l’expulsion du Syndikat.
Vers 3h30, toutes les vitres de son magasin au 93 de la Kaiserin-Augusta-Allee à Charlottenburg ont été détruites. Les pneus de sa voiture ont été mis à plat et du hareng fermenté (un met suédois qui sent mauvais) répandu dans l’habitacle côté conducteur.
Chaque expulsion a son prix !

7 août : L’embourgeoisement a un coût !

La nuit dernière, les vitres de deux espaces de vente (showrooms) de nouveaux logements de la Flottwellstraße ont été endommagées (tags et bris de vitres).


Berlin, 5 et 10 août : le SPD reçoit des visites

(Traduit de l’allemand de Chronik, des 5 et 10 août)

Entre le 4 et 5 août, la (petite et discrète) permanence parlementaire du SPD située sur la Karl-Marx-Allee n’a pas échappé à l’attention de quelques noctambules, désireux d’exprimer ce qu’ils pensent de leur politique d’urbanisme et de logement. Plusieurs vitres ont été fendues par des jets de pierres, ses murs tagués d’un (A) et du slogan « Nous restons tous ».

Dans la nuit du 9 au 10 août, les vitres de la permanence du député du SPD Thomas Isenberg ont été brisées et taguées de slogans à la peinture rouge tels que « chaque expulsion a son prix » ou encore « social-chauviniste répugnant ». Les dégradations n’ont été découvertes que vers 7h du matin.


Leipzig, 1er août : Incendie vengeur de deux SUV Porsche Cayenne

(Traduit de l’allemand de Chronik, 1er août)

Dans la nuit du 31 juillet au 1er août, nous avons mis le feu à deux SUV de la marque Porsche à l’aide de produits à barbecue. Il était encore tôt dans la soirée et les flammes au niveau des enjoliveurs ont été découvertes par des fanatiques amateurs de voitures avant que les véhicules ne s’embrasent complètement – allez vous faire foutre ! Si on veut que le feu prenne un peu plus vite, il suffit d’ajouter une bouteille d’essence. Malgré les douces nuits d’été (dont nous devons continuer à profiter pour les actions), protégez-vous bien, bourgeois, flics et et autres profiteurs de l’exploitation capitaliste !
Nous continuerons à vous rendre visite là où vous vous sentez en sécurité. Cassez-vous de la ville ! Solidarité avec Potse, L34, Meuterei, Syndikat, R94… !
Contre la ville des riches ! Pour l’anarchie !


Berlin, 1er août : des pierres pour les flics et le SPD à la manif contre toutes les expulsions

Environ 2 500 autonomes ont manifesté dans la partie nord du quartier de Neukölln (le Schillerkiez) contre les expulsions programmées de divers projets, et notamment contre celle qui pèse sur le bistrot Syndikat (prévue pour le 7 août). Le cortège, sous le slogan «contre les expulsions, les déportations et la fascisation», a démarré avec 400 personnes. Très vite, le nombre de participant.e.s à la manif a grimpé à 2 500 personnes. Selon la police, au carrefour de la rue Hermann et de la rue de l’aéroport, les manifestants ont immédiatement attaqué les agents avec des pierres. Une policière a été poursuivie par un groupe de personnes masquées qui lui ont jeté des projectiles.
Lors de cette attaque, trois agents de police ont été légèrement blessés et ont dû cesser leur service. Deux voitures de police ont été démolies. Les émeutiers cagoulés ont allumé des feux d’artifice et des fumigènes, mis des barrières de chantier en travers la chaussée et brisé les vitres d’une permanence du SPD de la rue Hermann à coups de pierre. Lorsque les renforts de police sont arrivés, le cortège s’est dispersé et s’est replié vers la rue Hermann et le Schillerkiez. Entre-temps, la tête de la manif a mis un terme à la manifestation. Bilan : plusieurs policiers blessés, dont trois hospitalisés pour avoir reçu des éclats de verre au visage. Plusieurs émeutiers présumés ont été arrêtés (au nombre de 7 selon un récit de la manif).
Plus tard dans la soirée, dans le quartier de Prenzlauer Berg, une manif sauvage a également tourné à l’émeute. Vers 23h, 200 personnes se sont rassemblées pour une manif qui n’était pas annoncée publiquement, déambulant de la Wörther Straße jusqu’à la Senefelder Platz. Là encore, les manifestants ont bloqué la circulation en mettant des obstacles sur les voies et jeté des pierres sur les policiers. 11 personnes ont été contrôlées, dont 3 arrêtées au moment de la dispersion qui s’est faite en petits groupes dans différentes directions.
Le lendemain matin (2 août), toutes les personnes arrêtées sont ressorties libres de garde à vue.

[Résumé à partir de la Berliner Zeitung et de Geistige-Gefährdungen]


Karlsruhe, début août : incendies vengeurs face aux expulsions

(Traduit de l’allemand de Chronik, 1er août)

[…] Pendant qu’ils mettent en place la surveillance, l’exclusion, la gentrification et la privatisation, il s’agit de créer et de défendre des espaces (libres). Nous n’y assistons pas sans agir, au contraire on s’organise et on attaque.
Ainsi, nous ne nous sommes pas laissés faire et dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2020 le grand Karlsruhe s’est illuminé, trois véhicules de Big Security incendiés avec des allume-feux.Nous somme ressortis quelques nuits plus tard et avons détruit deux Jaguar qui dormaient devant un concessionnaire de cette même ville. Tout cela pour exprimer notre rage enflammée vis-à-vis de l’expulsion prévue visant nos compagnon.es du Hausprojekt anarcha-queer-féministe du Liebig34 à Berlin et causer encore plus de dégâts. Une attaque sur nos projets ne reste pas sans suites et nous y répondons de manière claire : la résistance combative !
Alors que plusieurs milliers de personnes avec rage ont rendu les rues (non)-sûres le week-end dernier à l’occasion d’une grande manif inter-quartiers contre la gentrification et les annonces d’expulsions qui pèsent sur divers Projets (Syndikat, Meuterei, Potse, Rigaer94 et Liebig34) ainsi que lors d’actions en petits groupes, à Karlsruhe nous avons contribué à cette journée de lutte en leur adressant des salutations solidaires. Nous avons une pensée particulière aussi pour Syndikat dont l’expulsion est programmée pour le 7 août. Par nos action nous joignons au concept visant à causer le plus de dégâts possibles avant l’expulsion. C’est pour cette raison que nous avons également choisi deux voitures de luxe. […]

Big. Big solutions, big problems, big fire!

Concernant les raisons nous ayant poussé à choisir le groupe Big.Bechthold comme cible, un acteur de la région, il faut savoir qu’il n’y a quasiment aucun domaine de gestion immobilière, d’ingénierie et de sécurité dans lesquels il n’est pas actif. Selon ses propres mots, il protège « les personnes,, les bâtiments et le bon genre ». Il embauche une main-d’œuvre allant du réceptionniste jusqu’au chauffeur en passant par le concierge et effectuent des contrôles dans les transports en commun. Parmi ses prestations de service, il y a aussi la sécurité des biens et des personnes, le recours à des vigiles en civil dans les magasins, ainsi que le transport d’argent, d’objets de valeur et de supports de données. Big fournit également des technologies de sécurité et de communication. En fin de compte, il offre un « pack sérénité » à tous les spéculateurs immobiliers et à tous ceux qui aspirent à le devenir. Big a son siège ici à Karlsruhe, mais est représenté dans toute l’Allemagne ainsi qu’à l’international dans quatre pays européens. Ses voitures noires avec le logo Big en rouge sont partout présents en ville. […] Il contribue au maintien et au renforcement de la pauvreté, à la restriction de la mobilité et à la préservation du système carcéral. […]

Une cellule féministe autonome

[Publié le 24 août 2020 sur Sans Nom.]


Article publié le 24 Août 2020 sur Fr.squat.net