Octobre 7, 2021
Par Sans Nom
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traduit de l’allemand de chronik, 2 octobre 2021

(Tagesspiegel). Depuis la nuit de vendredi Ă  samedi 2 octobre, 9000 foyers [d’autres articles parlent de 15 000 foyers] sont privĂ©s d’électricitĂ© Ă  cause d’un incendie dans le quartier de Prenzlauer Berg. Des inconnus ont mis le feu sur une passerelle au-dessus de la ceinture ferroviaire pĂ©riphĂ©rique de Berlin (Ringbahn), pont sur lequel se trouvent des canalisations de chauffage urbain ainsi que d’autres conduites d’alimentation Ă©lectriques. Le feu, trĂšs important, a Ă©tĂ© Ă©teint vers 3h45 et les rĂ©parations devraient au moins durer jusqu’en dĂ©but de soirĂ©e.

[Ndt : Le courant dans le quartier de Prenzlauer Berg n’a en fait Ă©tĂ© rĂ©tabli qu’aprĂšs 15h, ce qui a notamment signifiĂ© toute la journĂ©e plus de feux rouges pour la circulation, beaucoup de magasins et banques fermĂ©s faute de pouvoir ouvrir leur rideau mĂ©tallique et leurs caisses, plus de tĂ©lĂ©phone portables puisque les antenne-relais sur les toits n’étaient plus alimentĂ©es ou encore beaucoup de voitures Ă©lectriques Ă  plat, plus d’ordinateurs, ni de tĂ©lĂ©s ou appareils mĂ©nagers fonctionnels dans les habitations].
La coupure d’électricitĂ© a touchĂ© une partie centrale du quartier de Prinzlauer Berg, des bouts de l’AllĂ©e Schönhauser, de la rue de Dantzig, les environ du terrain de sport Jahn, la rue de Eberswald ainsi que les plus petites rues attenantes. La circulation des trains et des S.Bahn [RER] n’a Ă©tĂ© interrompue que momentanĂ©ment, lors de l’intervention des pompiers. Les experts en incendie de la police criminelle et de la sĂ»retĂ© d’État venus sur les lieux enquĂȘtent pour dĂ©terminer s’il agit d’un incendie volontaire qui pourrait avoir des mobiles politiques.

Depuis 2011 plusieurs incendies contre des infrastructures techniques de la Deutsche Bahn [SNCF] ont été revendiqués par des groupes radicaux sur internet dont certains ont pris des noms de volcans islandais, comme Hekla ou Grimsvötn. Le communiqué de la premiÚre attaque était signé « Le grondement du Eyjafjallajökull ». Les auteurs étaient appelés « Vulcains » au sein de la police.

En 2018, 2019 et 2020 des attaques similaires ont de nouveau eu lieu. En 2018, des cĂąbles Ă©lectriques avaient aussi Ă©tĂ© incendiĂ©s sur le pont de Mörsch, privant 6000 foyers d’électricitĂ© pendant des heures dans le quartier de Charlottenbourg. Et il y a exactement un an une « cellule FĂ©ministe-RĂ©volutionnaire-Anarchiste Â» a incendiĂ© des cĂąbles de la SNCF en guise de protestation contre l’expulsion de la Liebigstrasse 34. Il n’y a pas eu pour l’heure de revendication de ce dernier incendie. Cependant il y a un appel Ă  une manifestation ce samedi contre l’expulsion du « Köpi-Wagenplatz Â»[terrain de maisons sur roues]. Jusqu’à prĂ©sent aucun auteur n’a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©.

Avec peu de moyens, les attaques contre des cĂąbles SNCF n’en ont pas moins des effets considĂ©rables. Parfois des trains n’ont pas pu circuler pendant des jours et le rĂ©seau de tĂ©lĂ©phonie mobile a aussi Ă©tĂ© touchĂ©. Depuis des annĂ©es la police soupçonne que certains des auteurs auraient des connaissances Ă  l’intĂ©rieur de l’entreprise du rail, permettant de toucher des nƓuds dĂ©cisifs.

La police a mis en place une cellule spĂ©ciale afin de coordonner ses interventions et de pouvoir rĂ©agir rapidement Ă  d’autres faits de cette sorte. Un porte-parole du syndicat de police GdP a twittĂ© Ă  l’occasion : « Ceux qui commettent des incendies contre des Ă©lĂ©ments importants de notre infrastructure d’alimentation agissent de maniĂšre insensĂ©e et attaquent notre vie commune dĂ©mocratique. Ces attaques extrĂ©mistes n’îtent peut-ĂȘtre pas de vies humaines, mais elles n’en constituent pas moins une tentative perverse de dĂ©stabilisation qu’on ne devrait pas minimiser. Â»




Source: Sansnom.noblogs.org