En mai 2020, plus de 1 000 salarié·es de la SociĂ©tĂ© des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB) ont exercĂ© leur droit de retrait. Conduisant des bus ou des tramways, ils et elles ont dĂ» agir ainsi, pour prĂ©server leur santĂ©, mise en cause par la dĂ©cision patronale de supprimer les mesures prĂ©ventives prises plusieurs semaines auparavant, face Ă  l’épidĂ©mie de COVID-19. Les salarié·es, mais aussi les personnes empruntant les bus et les tramways, Ă©taient alors en danger ! VĂ©hicules bondĂ©s et insuffisamment dĂ©sinfectĂ©s ne pouvaient que faciliter une seconde vague 
. que nous connaissons aujourd’hui.

Bien que le droit de retrait existe dans la loi belge, la direction de la STIB a sanctionnĂ© le personnel l’ayant exercĂ© : absences considĂ©rĂ©es comme injustifiĂ©es et retrait sur le salaire des journĂ©es en question. Un procĂšs aura lieu, probablement en janvier 2021. La reconnaissance du droit de retrait, c’est une question de respect : le respect des travailleurs et travailleuses, le respect de la santĂ© et de la sĂ©curitĂ© au travail, le respect de la lĂ©gislation sociale.

Les organisations membres du RĂ©seau syndical international de solidaritĂ© et de luttes soutiennent l’action des salarié·es de la STIB et appellent Ă  faire connaĂźtre leur situation et l’appel Ă  solidaritĂ©.

C’est nous qui travaillons, c’est nous qui devons dĂ©cider 
 A commencer, pour notre santĂ© !




Source: Laboursolidarity.org