Mai 28, 2021
Par Dijoncter
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À Belfort, un policier sera convoqué devant le tribunal judiciaire de Belfort le 16 juin pour « apologie de crimes contre l’humanité ».

Les faits ont eu lieu à Belfort, dans l’Est de la France. Un policier exerçant « dans le grand Est » a « décoré » le toit d’un bâtiment « contigu à la maison de son père », où il faisait des travaux, avec une croix gammée géante de couleur claire.

Selon la presse, « le signe nazi était visible de très loin et avait été découvert au début du mois ». Des riverains, choqués, avaient pris en photo le symbole, et des gendarmes avaient mené l’enquête. Retrouvé et auditionné, « le policier aurait avancé que la croix s’était formée quand il remettait des tuiles arrachées par le vent ». Bref, un « hasard » provoqué par la météo.

Dans la droite ligne de l’esprit de corps des forces de l’ordre, toujours prêts à défendre l’indéfendable, ses collègues affirment ne pas croire à sa culpabilité et lui apportent leur soutien. « Après 20 ans d’ancienneté, il ne serait pas devenu nazi », déclare l’un d’eux sous couvert d’anonymat. « On s’en serait aperçu avant. » Dans une institution qui vote à 60% pour Le Pen, des arguments tout à fait crédibles par des témoins à la moralité irréprochable. Le policier, sera convoqué devant le tribunal judiciaire de Belfort le 16 juin pour « apologie de crimes contre l’humanité ».

Cette affaire aussi effrayante que grotesque révèle, encore une fois, la pénétration très importante des idées d’extrême droite dans la police française. Y compris l’idéologie néo-nazie génocidaire. Elle illustre aussi le sentiment d’impunité affolant des agents : après avoir affiché un symbole nazi à la vue de tous, un policier pense pouvoir se défendre en accusant le vent dans les tuiles. Un style de défense typique des enquêtes de l’IGPN, avec des policiers responsables de mutilations qui mentent comme des arracheurs de dents et se couvrent entre eux sans être inquiétés.




Source: Dijoncter.info