Novembre 10, 2021
Par Dijoncter
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Après la préfecture et la mairie, c’est maintenant au tour des petits commerçants et aux journalistes de s’attaquer au manifestant·es anti-pass de Belfort.

Ça devait arriver ! Depuis plusieurs semaines, une influente coalition de commerçant·es de Belfort (suivie peu de temps après par ceux de Montbéliard) se met dans une position à la fois victimaire et offensive à l’encontre des manifestant·es anti-pass dans le Nord-Franche-Comté. Maintenant que ces manifestations dérangent la petite bourgeoisie, une alliance puissante se forme pour les contrer. Cette alliance est composée de la Préfecture du Territoire de Belfort, des médias dominants locaux et nationaux, de la mairie de Damien Meslot et du lobby des « petits » commerçants.

« Ils occupent toutes les places de parking », « ils dérangent nos client.es qui veulent faire du shopping », « nous sortons de la crise sanitaire »,…

Les commerçants de Montbéliard et Belfort ne manquent pas d’arguments individualistes pour s’attaquer aux manifestant·es anti-pass dans la presse dominante.

Ces derniers ont bien répondu (selon moi) en disant que l’augmentation de l’essence, du gaz et de l’électricité allait aussi impacter les « petits » commerçants. Les manifestant·es anti-pass se déclarent en lutte sur ces sujets énergétiques qui nous concernent toutes et tous.

Samedi 6 novembre, la manif de Belfort a perturbé plusieurs lieux symboliques : locaux de presse, bibliothèque municipale et tour de la Sécurité Sociale aux 4As.

Au lieu de se rendre directement dans les banques du Crédit Mutuel, les manifestant·es anti-pass ont préféré tenter d’envahir les locaux de presse appartenant à ce groupe financier (L’Est Républicain).

Les journalistes du Crédit Mutuel sont choqué·es et écrivent :

« Durant ces trois incidents, la police nationale n’est jamais intervenue, ses effectifs sur place ne lui permettant pas de s’opposer aux protestataires. »

Il faut dire que ces derniers temps, les flics sont très occupés dans tous les quartiers post-colonialistes de l’Aire Urbaine. L’État a décrété que les habitant·es des Champs-Montants à Audincourt étaient des « dealers de drogue », ce qui a engendré une autodéfense populaire et un élan de solidarité dans tous les autres quartiers du Nord Franche-Comté.

Samedi, il y avait aussi un match de foot à domicile au stade Bonal (FC Sochaux Montbéliard- Nîmes Olympique). Un match demande beaucoup d’effectif policier depuis que l’État a décrété que les fans du FCSM étaient des « hooligans ».

Le tout dans la complaisance des médias dominants locaux, dont celui du Crédit Mutuel (L’Est Républicain).

« Dealers de drogue », « hooligans » et « anti-vax », la police ne peut pas taper sur tout le monde en même temps !

Loral Aitken, spécialiste des ultra-riches et des violences bourgeoises.




Source: Dijoncter.info