Juin 7, 2021
Par Le Numéro Zéro
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Les Palestiniens souffrent. Ils souffrent d’un nationalisme qui est né en Europe et qui a pris racine sur leurs terres. Ne pouvant se concrétiser seul, ce nationalisme s’est appuyé sur les puissances occidentales et a orchestré la colonisation de la Palestine afin d’établir une domination raciale sur les non-juifs. C’est pour dénoncer ce régime raciste, la duplicité des postures gouvernementales et la fascination qu’il exerce sur l’extrême-droite en France que nous serons présents à la marche du 12 juin.

BDS est un mouvement fondé en 2005 par 173 organisations civiles palestiniennes. BDS c’est Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État d’Israël jusqu’à la fin de la colonisation, de l’apartheid et l’application du droit au retour des réfugiés palestiniens, en conformité avec le respect du droit international.

Les Palestiniens souffrent. Ils souffrent d’un nationalisme qui est né en Europe et qui a pris racine sur leurs terres. Ne pouvant se concrétiser seul, ce nationalisme s’est appuyé sur les puissances occidentales et a orchestré la colonisation de la Palestine afin d’établir une domination raciale sur les non-juifs. C’est pour dénoncer ce régime raciste, la duplicité des postures gouvernementales et la fascination qu’il exerce sur l’extrême-droite en France que nous serons présents à la marche du 12 juin.

Le racisme derrière la colonisation israélienne

La colonisation en Palestine a trois aspects : faciliter l’arrivée de colons juifs.. compliquer le maintien des populations autochtones palestiniennes.. orchestrer le politicide des Palestiniens israéliens. Ainsi, un juif de France a plus de droit en terres de Palestine qu’un autochtone palestinien. Ainsi, s’orchestre l’épuration ethnique des Palestiniens : un million de déplacés dans les conflits, privés du droit au retour, et des expropriations qui continuent. Ainsi, vivent des Palestiniens en Israël privés de leur version de l’histoire et de facto fragmentés et silenciés. Depuis plus d’un siècle ils vivent une colonisation qui leur envoie en continue le signal de l’indésirabilité de leur existence. La vie des Palestiniens est dévaluée, c’est la marque du racisme, et il est de notre devoir de rappeler que la vie des Palestiniens compte.

La crime d’apartheid israélien

En 2017, un rapport de l’ONU concluait à une situation d’apartheid vécue par les Palestiniens et orchestrée par le pouvoir israélien. Cette année, l’ONG israélienne B’Tselem et l’ONG internationale Human Rights Watch divulguaient également leur rapport et concluaient à leur tour à une situation d’apartheid. La situation d’apartheid qualifie un vécu des Palestiniens dans leur ensemble car leur situation, que ce soit dans Israël ou en dehors d’Israël, est sur-déterminée par les politiques israéliennes.

En effet, les Palestiniens qui croupissent dans des camps de réfugiés à l’extérieur de la Palestine y croupissent parce qu’Israël les a empêchés de rentrer chez eux. Les Palestiniens de Gaza, sous blocus depuis plus de 10 ans, sont enfermés sur leurs propres terres à cause d’Israël. Les Palestiniens de Cisjordanie qui voient leurs terres occupées, découpées par la présence d’un mur et leurs déplacements quotidiens rythmés par d’innombrables checkpoints sont dans cette situation à cause d’Israël. Et les résistances palestiniennes inhérentes à ces situations oppressives sont brisées par une multitude d’actes inhumains, passant de l’emprisonnement de masse aux représailles sanglantes et en passant par l’usage généralisé de la torture.

En droit international l’apartheid est un crime contre l’humanité qui caractérise un objectif de domination racial mis en œuvre au moyen d’actes inhumains. La qualification d’un crime d’apartheid nous oblige tous et toutes, et plus spécifiquement les États, à prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre un terme à la situation.

Duplicités des postures occidentales, françaises et fascination des extrêmes-droites

En dépit de la gravité de l’accusation, les puissances occidentales brillent par leur silence, par leurs propos lénifiants et par la continuation de diverses collaborations avec l’État d’Israël. Pire des dictatures et des régimes illibéraux montrent une sympathie pour le régime israélien et en particulier pour son aptitude à maintenir un ordre inégalitaire et racial. Rien d’étonnant donc à ce que l’on trouve en France des acteurs politiques d’extrême-droite qui ne cachent pas leur fascination pour le régime israélien. Un syndicat de police a récemment déclaré vouloir s’inspirer des méthodes israéliennes. Souhaitent-ils une gestion coloniale à l’israélienne des banlieues françaises ? Est-ce cela que nous voulons en France ? Une israélisation des pratiques politiques et des pratiques répressives ? Les tergiversations sur la question palestinienne sont des boulevards ouverts aux extrême-droites en France et nous serons présents le 12 juin pour exiger que ces boulevards soient fermés.

BDS pour tous

Les démissions et irresponsabilités politiques sur le sujet démontrent que le rapport de force est essentiellement civil et que tout repose sur nous. BDS, avec le boycott de produits israéliens comme en Afrique du Sud en son temps, constitue désormais le seul rapport de forces crédible à même de briser le statu quo et de produire les changements nécessaires à la fin des oppressions vécues par les Palestiniens. Il doit être soutenu massivement et rapidement par toutes les forces progressistes.

Ils importent oppression et racisme en collaborant à la colonisation et à l’apartheid israéliens, nous continuerons à exporter nos solidarités !

Non à l’israélisation des pratiques politiques et répressives !

Non au racisme colonial et au crime d’apartheid !

Boycott Israël !




Source: Lenumerozero.info