Mars 18, 2021
Par La Feuille De Chou
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Chères amies, Chers amis,

Nous avons été très touchés par l’extraordinaire mobilisation en France et à l’étranger concernant le procès intenté par TEVA contre Olivia Zémor.

Ci-dessous un compte-rendu de ce procès qui s’est déroulé mardi à Lyon et s’est terminé à 22 H. Le tribunal rendra son jugement le 18 mai prochain.

« Nos deux avocats, Me Dominique Cochain, et Me Grégory Thuan, ainsi que nos trois témoins ont pu exprimer de manière détaillée nos positions et arguments, malgré la présence, en force, des officines pro-israéliennes (BNVCA, Avocats sans Frontières, Association France-Israël) qui se sont constituées en dernière minute parties civiles contre nous, en appui du laboratoire Teva, le plaignant initial. La présidente du Tribunal a réussi à boucler en 7 H le procès, et en donnant la parole à chacun(e), ce qui n’était pas évident ! », a déclaré Olivia Zémor.

A l’extérieur du tribunal, de 13 H à 17 H, s’est tenu ce mardi un rassemblement très réussi, à l’initiative du Collectif Palestine 69. Prises de paroles, chants, slogans, nombreuses pancartes et banderoles. Un grand merci à tous les participant(e)s parfois venus de loin (Paris, Montpellier, Toulouse, Mulhouse, Alfortville, Ardèche…) pour exprimer leur soutien et leur détermination à poursuivre la campagne BDS, même s’ils/elles savaient qu’ils seraient privé(e)s d’audience en raison des restrictions Covid.

Nos trois témoins ont été admirables de calme et de limpidité face à l’agressivité des parties civiles.
– Jérôme Feynel a témoigné en sa qualité de président du Collectif Palestine 69, un collectif créé au début du siècle, et regroupant une trentaine de partis, syndicats et associations, partie prenante depuis des années à la campagne BDS. Jérôme était le témoin le plus approprié qui soit concernant les « faits » reprochés à Olivia Zémor (relation sur le site www.europalestine.com d’une action sur le thème « Teva j’en veux pas », à Lyon en novembre 2016), puisqu’il était précisément l’un des participants à l’action en question (une distribution de tracts devant une grande pharmacie du centre de Lyon). « Notre action s’était déroulée très paisiblement. Aussi ai-je été étonné lorsque j’ai appris la mise en cause de la parisienne Olivia Zémor », a ajouté Jérôme Feynel, un vétéran des luttes anti-colonialistes, notamment la campagne contre l’apartheid sud-africain des années 1980.

– Pierre Stambul, membre de l’Union juive française pour la paix (UJFP), fils de résistant déporté au camp de concentration nazi de Buchenwald, a brillamment expliqué en quoi la politique israélienne, et son fondement idéologique sioniste, étaient à ses yeux aux antipodes des valeurs juives qu’il défend. Il a expliqué en quoi consistait le système d’apartheid israélien et parlé de ces opposants juifs israéliens qui le dénoncent, et qui eux aussi appellent au boycott de l’Etat colonial. Pierre Stambul a rappelé, à l’attention du tribunal et des parties civiles attaquantes, qu’il était lui aussi un militant de la campagne BDS, et il a évoqué le cas du bandit de la LDJ Grégory Chelli (Ulcan), dont il a été directement victime, sachant que ce Ulcan est défendu par Me Goldnadel, le président des associations qui attaquent Olivia Zémor en justice.

– Christophe Denantes, médecin anesthésiste à l’hôpital Avicenne à Bobigny, qui fait depuis des années des missions chirurgicales à Gaza avec le Pr Christophe Oberlin, a donné aux juges un aperçu des effets désastreux, sur la santé des Gazaouis, du blocus imposé par Israël. Parmi les exemples qu’il a donnés, le cas de ces enfants atteints de cancers que l’on ne peut soigner ni avec la chimiothérapie, ni avec la radiothérapie et auxquels Israël refuse dans la majorité des cas le passage vers des hôpitaux de Cisjordanie ou d’Israël, ou leur accorde un permis le plus tard possible, alors que leur cancer s’est dangereusement développé. L’équipement d’un centre anticancéreux en radiothérapie promis en septembre 2005 par la France, s’est vu opposer un veto israélien, a-t-il indiqué. Et aujourd’hui Gaza n’a toujours pas de centre anti-cancéreux, Israël s’y opposant.

Olivia Zémor, a démontré l’implication de TEVA dans l’occupation et la colonisation israéliennes, non seulement parce que le groupe pharmaceutique israélien verse des impôts sur ses revenus à l’Etat d’Israël, mais aussi parce que TEVA profite d’un marché captif pour imposer des prix très élevés pour la vente de ses génériques aux Palestiniens, et qu’il pratique l’apartheid médical au travers de sa filiale israélienne SLE qui distribue des vaccins aux colons de Cisjordanie, mais pas aux Palestiniens. Commentant la circulaire d’Eric Dupond-Moretti qui demande la condamnation des boyotteurs, Olivia Zémor a souligné que le président Hollande était allé lancer des fleurs sur la tombe de Gandhi en 2016, et se recueillir avec 52 autres chefs d’Etat sur celle de Mandela en 2013. Mandela qui, avant d’appeler au boycott de l’apartheid sud-africain, avait lancé des appels à la résistance par la lutte armée et les sabotages. Mandela qui a été classé jusqu’en 2009 sur la liste des terroristes aux USA…

Olivia a par ailleurs dénoncé l’inversion des rôles en matière de discrimination, car s’il y a une « nation discriminée », c’est bien la nation palestinienne et non la nation israélienne. Elle a également dénoncé la proposition insultante du ministre de la justice d’envoyer les militant(e)s BDS effectuer des « stages Shoah », et déclaré que ceux qui l’accusent d’antisémitisme ou d’incitation à la haine des juifs sont les principaux responsables du développement de l’antisémitisme, en faisait pression pour que les crimes israéliens échappent à toute sanction.

Me Dominique Cochain a mis les parties civiles face à leurs nombreuses contradictions. A commencer par le fait de porter plainte pour diffamation lorsqu’il est dit que TEVA contribue au financement de l’armée israélienne (ce qui est une réalité de fait) . Pour celles et ceux qui pensent — « de l’autre côté de la barre » — que l’armée israélienne est particulièrement morale, et qui approuvent l’existence en France d’une association telle que l’Association pour le Bien Etre du Soldat israélien (ABSI), en quoi le fait de dire que TEVA renfloue l’armée israélienne porte-t-il atteinte à l’honneur de TEVA ?

Revenant sur les prétentions « éthiques » de TEVA, qui cherche quasiment à se faire passer pour une oeuvre philanthropique, Me Cochain a dû rappeler qu’on était en présence d’une société commerciale, dont la recherche de profit passait par des comportements plus que douteux.

A preuve, les nombreuses mises en cause du groupe pharmaceutique, notamment aux Etats-Unis, pour versements de pots-de-vin, corruption, fraude à l’assurance-maladie, entente avec la concurrence pour maintenir des prix élevés. Sans compter d’immenses dossiers en cours, comme l’implication de TEVA dans le scandale dit des opioïdes, responsable aux Etats-Unis du décès de centaines de milliers de personnes par overdose de ce type de médicaments outre-Atlantique.
Me Cochain a par ailleurs dénoncé la longue liste des agressions violentes dont nous sommes l’objet de la part de leurs protégés (LDJ, ULCAN, Brigade Juive…) et contre lesquels ces supporters de la colonisation n’ont jamais porté plainte, montrant par là que la « discrimination » dont ils se plaignent est très sélective. Elle a fait état de propos violemment racistes de la part de supports censément respectables tels que Tribune Juive.

Me Gregory Thuan, qui est l’auteur du recours déposé devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) sur le boycott des produits israéliens, a montré que l’arrêt de juin 2020 n’a pas condamné la France pour simple « défaut de motivation », comme le prétendent les parties civiles. Il a expliqué au contraire que ce jugement accorde une liberté renforcée au boycott des produits par des citoyens pour des raisons politiques et de manière pacifique. Point par point, il a exposé qu’il ne pouvait y avoir que des exceptions à cette règle, dans des cas graves (comme le fait d’accompagner l’appel au boycott d’injures ou de propos racistes). il a fait savoir que la circulaire d’Eric Dupond-Moretti, qui déforme totalement l’esprit et la lettre de cet arrêt de la CEDH, vient de faire l’objet d’une saisine devant le Conseil des ministres européens.

– L’avocat représentant Teva a été incapable de ses dépêtrer de ses contradictions : il a cherché, contre l’évidence, à nier le caractère israélien de l’entreprise Teva, au motif qu’il représentait la filiale France du laboratoire.

Un médecin cité par les parties civiles est venu expliquer à la barre qu’il avait refusé de prendre la carte vitale d’un patient, à cause de l’autocollant (pas) TEVA qui y figurait, et qu’une vidéo avait ensuite circulé sur internet avec des commentaires racistes, voire menaçants contre lui. Ce que nous avons unanimement condamné, et qui bien sûr n’est pas de notre fait. L’association Europalestine lutte contre toutes les formes de racisme, dont l’antisémitisme, et dénonce ce type d’agissements nauséabonds.

Si les patients ont parfaitement le droit de choisir leur marque de génériques chez le pharmacien, comme l’a expliqué Olivia Zémor à la barre, et si les médecins n’ont aucune raison de refuser ce choix, pas question de soutenir les réflexions intolérables de quelques personnes qui défendent tout sauf la cause palestinienne, en se comportant de la sorte.

– L’avocat représentant le mal nommé Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA), dans la droite ligne de son mandant Sammy Ghozlan, a multiplié les provocations, allant jusqu’à apostropher un des témoins en ces termes : « Mais c’est quoi la Palestine ? Ça existe ? », au point de se faire sèchement rembarrer par la présidente du tribunal.

– Les avocates représentant les associations de William Goldnadel ont passé leur temps à faire état d’arguments « extrinsèques », destinés à montrer qu’Olivia Zémor est une dangereuse terroriste. Preuve en serait le fait qu’elle réclame la libération de Georges Abdallah (le plus ancien prisonniers politique de France et d’Europe, libérable depuis 1999).
Mme Zémor constitue une atteinte à la sécurité nationale, à la sécurité publique et à la sécurité sanitaire (sic), ont-elles conclu, exigeant du tribunal une peine exemplaire contre elle.

Le procureur a pour sa part requis mollement une condamnation à 2 000 € d’amende, avec ce qu’on peut difficilement qualifier d’argumentation, tant le propos était décousu.

Le jugement sera rendu le 18 mai.

Plus de photos et d’informations sur notre site www.europalestine.com

Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine

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ENGLISH TRANSLATION

Lyon: Great mobilization for the trial of Olivia Zémor against TEVA!

The trial involving Olivia Zémor, president of Europalestine accused of calling for a boycott of TEVA, ended at 10 p.m. on Tuesday night in Lyon, and the court will deliver its judgment on May 18.

“Our two lawyers, Ms. Dominique Cochain, and Mr. Grégory Thuan, as well as our three witnesses, were able to express in detail our positions and arguments, despite the presence, in force, of the pro-Israeli associations (BNVCA, Lawyers Without Borders, Association France-Israel) who formed last-minute civil parties against us, in support of the Teva laboratory, the original complainant. The President of the Tribunal was able to complete the trial in 7 hours, and to give the floor to everyone, which was not obvious!”, said Olivia Zemor.

Outside the courthouse, from 1 p.m. to 5 p.m., a very successful rally was held on the same day, at the initiative of the Lyon Palestine Collective. Speeches, chants, slogans, numerous signs and banners. A big thank you to all participants who sometimes came from far away (Paris, Montpellier, Toulouse, Mulhouse, Alfortville, Ardèche…) to express their support and determination to continue the BDS campaign, even if they knew that they would be deprived of an audience because of the Covid restrictions.

Our three witnesses were admirable in their calm and clarity in the face of the aggressiveness of the civil parties.
– Jérôme Feynel testified in his capacity as president of the Lyon Palestine Collective, a collective created at the beginning of the century, comprising about thirty parties, trade unions and associations, which has been involved in the BDS campaign for years. Jérôme was the most appropriate witness concerning the “facts” alleged against Olivia Zémor (account on the website www.europalestine.com of an action on the theme “Teva I don’t want it”, in Lyon in November 2016), since he was precisely one of the participants in the action in question (a distribution of leaflets in front of a large pharmacy in the centre of Lyon). “Our action was very peaceful. So I was surprised when I learned of the trial of the Parisian Olivia Zémor,” added Jérôme Feynel, a veteran of anti-colonialist struggles, including the campaign against South African apartheid in the 1980s.

– Pierre Stambul, a member of the French Jewish Union for Peace (UJFP), the son of a resistance fighter deported to the Nazi concentration camp of Buchenwald, brilliantly explained how Israeli politics, and its Zionist ideological foundation, were, in his view, at odds with the Jewish values he defended. He explained the Israeli apartheid system and spoke of those Israeli Jewish opponents who denounce it, and who also call for a boycott of the colonial state. Pierre Stambul reminded the court and the attacking civil parties that he too was an activist of the BDS campaign, and he referred to the case of the LDJ thug Grégory Chelli (Ulcan), of whom he was a direct victim, knowing that this Ulcan is defended by Mr. Goldnadel, the president of the associations that are attacking Olivia Zemor in court.

– Christophe Denantes, an anaesthetist at the Avicenne Hospital in Bobigny, who has been on surgical missions in Gaza with Prof. Christophe Oberlin for years, gave the judges an insight into the disastrous effects on the health of Gazans of the blockade imposed by Israel. Among the examples he gave was the case of these children with cancers that cannot be cured because of the absence of chemotherapy and radiotherapy in Gaza, and to whom Israel in the majority of cases refuses access to hospitals in the West Bank or Israel, or grants them a permit as late as possible, when their cancer has developed dangerously. The equipment of an anti-cancer centre in radiotherapy promised in September 2005 by France, was vetoed by Israel, he said. And today Gaza still does not have an anti-cancer centre, with Israel opposing it.

Olivia Zemor, demonstrated TEVA’s involvement in the Israeli occupation and colonization, not only because the Israeli pharmaceutical group pays taxes on its revenues to the State of Israel, but also because TEVA takes advantage of a captive market to impose very high prices for the sale of its generic drugs to the Palestinians, and that it practices medical apartheid through its Israeli subsidiary SLE which distributes vaccines to the settlers in the occupied West Bank, but not to the Palestinians. Commenting on Eric Dupond-Moretti’s instructions calling for the condemnation of the BDS activists, Olivia Zemor pointed out that President Hollande had gone to throw flowers on Gandhi’s tomb in 2016, and gathered with 52 other heads of state on Mandela’s tomb in 2013. Mandela, who, before calling for a boycott of South African apartheid, had called for resistance through armed struggle and sabotage. Mandela who was classified until 2009 on the list of terrorists in the USA…

Olivia also denounced the systematic reversal of the roles when it comes to the accusation of « discriminating a nation », since if there is a “discriminated nation”, it is the Palestinian nation and not the Israeli nation. She also denounced the Minister of Justice’s insulting proposal to send BDS activists to perform “Shoah internships”, and said that those who accuse her of anti-Semitism or incitement to hatred of Jews, were the main culprits in the development of anti-Semitism, by spending their time lobbying to avoid any sanction for Israeli crimes.

Our lawyer Dominique Cochain confronted the civil parties with their many contradictions. Starting with their filing a defamation complaint when it is said that TEVA contributes to the financing of the Israeli army (which is a fact). For those, like TEVA, who think that the Israeli army is particularly moral, and who approve of the existence in France of an association such as the Association for the Welfare of the Israeli Soldier (ABSI), how does saying that TEVA bails out the Israeli army offends TEVA’s honour?

Referring to the “ethical” pretensions of Teva, who is almost trying to pass itself off as a philanthropic work, Ms. Cochain had to recall that we were in the presence of a commercial company, whose search for profit involved more than dubious behaviors.

As proof, the numerous indictments of the pharmaceutical group, especially in the United States, for bribery, fraud in Medicare, cartel with the competition to maintain high prices. Not to mention huge ongoing cases, such as Teva’s involvement in the so-called opioid scandal, responsible in the United States for the deaths of hundreds of thousands of people by overdose of this type of drug across the Atlantic.

Ms. Cochain also denounced the long list of violent attacks against us by their protégés (Jewish Defence League, ULCAN, Jewish Brigade…) and against which these supporters of colonization have never sued or blamed, showing that the “discrimination” they complain about is very selective. She referred to violently racist remarks by supposedly respectable media such as « Tribune Juive.”

Lawyer Gregory Thuan, who is the author of the appeal filed before the European Court of Human Rights (ECHR) on the boycott of Israeli products, showed that the June 2020 ruling did not condemn France for mere “lack of motivation”, as the civil parties claim. On the contrary, he explained that this judgment grants greater freedom to boycott products by citizens for political reasons and peacefully. Point by point, he stated that there could only be exceptions to this rule, in serious cases (such as accompanying the call for a boycott of racial slurs or comments). He said that Eric Dupond-Moretti’s circular, which completely distorts the spirit and letter of this ECHR ruling, has just been referred to the Council of European Ministers.

The lawyer representing Teva was unable to cope with his contradictions: he sought, against the evidence, to deny the Israeli character of the Teva company, on the grounds that he represented the France subsidiary of the laboratory.

A doctor quoted by the civil parties came to testify that he had refused to take a patient’s heathcard because of the Not TEVA sticker on it, and that a video had then circulated on the internet with racist and even threatening comments against him. What we have unanimously condemned, and which of course is not our doing. The association Europalestine fights against all forms of racism, including anti-Semitism, and denounces this type of nauseating acts.
If patients have every right to choose their generic brand from the pharmacist, as Olivia Zemor explained on to the judges, and if doctors have no reason to refuse this choice, there is no question of supporting the intolerable comments of a few people who defend everything but the Palestinian cause, by behaving in this way.

The lawyer representing the misnamed National Bureau of Vigilance Against Anti-Semitism (BNVCA), in line with his principal Sammy Ghozlan, multiplied the provocations, going so far as to apostrophe one of the witnesses in these words: “But what is Palestine? Does it exist?” to the point of being sharply rebuffed by the presiding judge.

Lawyers representing William Goldnadel’s associations spent their time making “extrinsic” arguments to show that Olivia Zemor is a dangerous terrorist. Proof of this would be the fact that she calls for the release of Georges Abdallah (the oldest political prisoner in France and Europe, who should be free since 1999).
Ms. Zemor is a “threat for national security, public safety and health security” (sic), they concluded, demanding an exemplary sentence from the court against her.

The prosecutor, for his part, demanded a fine of 2,000 euros, with what can hardly be described as an argument, as the subject matter was disjointed.

The judgment will be handed down on 18 May.

More pictures on our site : www.europalestine.com

All the best,
CAPJPO-EuroPalestine

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Source: La-feuille-de-chou.fr