Février 7, 2018
Par Squat.net
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Le 13 février, à 9h, à Bar-le-Duc, nous appelons à être massivement présent-e-s pour faire face au « procès de la chute du mur ». Nous étions plus de 500 le 14 août 2016 pour abattre l’immense mur de béton « anti-occupation » que l’Andra avait installé, pour tenter de contenir la contestation et empêcher de lui reprendre le bois Lejuc. Pour beaucoup de personnes, cette journée a été transformatrice et aujourd’hui encore les mots manquent pour décrire ce qui s’est passé en chacun-e des participant-e-s. Ce n’est pas tout les jours qu’on abat un mur gigantesque pour empêcher l’installation d’un désert nucléaire, pas si souvent qu’on ressent la beauté de faire partie d’une force collective. Surtout, ce mur à terre a fait fleurir nos rêves dans ce bout de Meuse où, chaque mois, de nouvelles personnes s’installent et où les arbres du bois Lejuc sont toujours bien vivants – et habités.

Un an et demi plus tard, en guise de vœux de bonne année, le procureur cite à comparaître 2 personnes pour leur faire payer toute l’amende de ce geste collectif de sabotage assumé et joyeux. C’est une manœuvre de plus dans sa stratégie systématique (et de plus en plus rapide) d’asphyxie de la lutte par le bruit de bottes et les robes noires des prétoires. Le même jour, un autre camarade devra répondre d’avoir « atteint à l’honneur » du commandant Bruno Dubois, en déclarant s’être fait étrangler par lui lors de son arrestation le 18 février 2017, lors d’une autre grande manifestation devant les grilles de l’Andra.

Si chaque moment de la répression policière ou judiciaire que nous vivons depuis des mois est l’occasion d’affirmer une solidarité sans faille, ce procès du 13 février est hautement symbolique : en essayant de faire payer la « chute du mur » à 2 retraités, c’est le procès de tout « l’été d’urgence 2016 » que l’Andra veut faire, celui de tout le mouvement multiforme de résistance à la poubelle nucléaire qui s’y est ré-affirmé depuis, et la possibilité de sa contagion large en Meuse envers des gens très différents. Ils veulent comme d’habitude nous faire peur, nous isoler, nous diviser. Mais ils ne nous atomiseront jamais.

Nous étions là (physiquement, ou en soutien) lors de la chute du mur le 14 août 2016 : nous serons là le 13 février !
Nous sommes toutes des tombeurs de murs !

L’appel plus complet est ici.

Appel à contribution pour un livre d’or de la chute du mur.

Transférez et faites tourner ce message, parlez en à vos ami-e-s, vos frères et sœurs, vos parents, à toutes celles et ceux qui veulent lutter contre l’atomisation sous toutes ses formes, et inventer des vies plus belles sur les pans de murs à terre des ruines du vieux monde !

Infos : vmc.camp / Contact : [email protected]@@riseup.net




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