Total, Siemens, Engie, Iberdrola, Shell, etc. : aprĂšs avoir rachetĂ© les startups de l’éolien industriel et saturĂ© l’ex-Poitou-Charentes, les multinationales ont dĂ©barquĂ© en ex-Limousin. Elles toquent aux portes des conseils municipaux, leur proposent quelques milliers d’euros en Ă©change d’une dĂ©figuration « Ă©cologique Â» du paysage pour rajouter quelques mĂ©gawatts au rĂ©seau d’électricitĂ©. Beaucoup de maires acceptent, en informant souvent tard les habitants [1]. Le Populaire dĂ©crit des polĂ©miques standards, en partant du principe que le progrĂšs Ă©cologique, c’est bien. Parfois, les fonctionnaires de l’environnement Ă©mettent des rĂ©serves. Mais les Ă©oliennes restent de belles preuves de dĂ©veloppement rural qui les distrayent au bar du TGV. Le prĂ©fet signe l’autorisation. Quelques mois plus tard les bĂ©tonnages « Ă©cologiques Â» commencent. Les collectifs d’opposants sont Ă©parpillĂ©s et se sentent seuls, alors que nous sommes des milliers.

Carte en plein Ă©cran

Pour suivre tout cela, c’est difficile. Depuis Bordeaux, la direction rĂ©gionale de l’environnement remet Ă  jour des cartes seulement une fois par an [2] sans tenir compte de tous les projets. 165 associations ont fait ce travail [3] et attaquĂ© en juin le schĂ©ma directeur de l’éolien devant le tribunal administratif de Bordeaux. [4]

La Bogue propose la carte ci-dessus Ă  complĂ©ter ensemble, comme un outil de coordination des luttes : faites nous part de vos corrections et ajouts Ă  la-bogue [at] riseup.net, nous la mettrons Ă  jour.

Et luttons ensemble contre ce dĂ©ferlement de l’éolien industriel !


Article publié le 09 Sep 2020 sur Labogue.info