Une lecture collective ?

Il s’agit d’un moment de partage où nous lirons, à tour de rôle et à voix haute, un ouvrage entier au cours d’une (longue) après-midi. Il n’y a aucune obligation à lire si on ne se le sent pas, et nous prendrons des pauses ainsi que des moments de discussion :). Le livre (240 pages) vous sera transmis en PDF par mail en même temps que le lien vers la salle Jitsi. Il vous faudra de votre côté avoir un ordinateur, avec micro et de préférence caméra, ainsi qu’une connexion internet correcte.

Date : samedi 14 novembre 2020, 14h-20h 
Inscriptions : [email protected]

À bientôt 🙂 !


L’auteur : David Graeber

David Graeber, né le 12 février 1961 à New York (États-Unis) et mort le 2 septembre 2020 à Venise (Italie), est un anthropologue et militant anarchiste américain, théoricien de la pensée libertaire nord-américaine et figure de proue du mouvement Occupy Wall Street.

Évincé de l’université Yale en 2007, David Graeber, « l’un des intellectuels les plus influents du monde anglo-saxon » selon le New York Times, a ensuite été professeur à la London School of Economics. Il est notamment le théoricien du concept de « bullshit job ». (Wikipedia)

Le livre : Les Pirates des Lumières

« Je vais raconter une histoire de magie et de mensonges, de batailles navales et de princesses enlevées, de révoltes d’esclaves et de chasses à l’homme, de royaumes de pacotille et d’ambassadeurs imposteurs, d’espions et de voleurs de joyaux, d’empoisonneurs et de sectateurs du diable et d’obsession sexuelle, toutes choses qui participent des origines de la liberté moderne. »

De 1989 à 1991, David Graeber accomplit une étude de terrain ethnographique à Madagascar. Il en tira sa thèse de doctorat sur la magie, l’esclavage et la politique dans la Grande Île. Lors de ce séjour, il découvrit l’existence d’un groupe ethnique formé des descendants métissés des nombreux pirates qui s’y étaient installés au début du XVIIIe siècle : les Zana-Malata.

Il entreprit des recherches historiques sur cette population, ébaucha sur le sujet un essai. Ce n’est que dernièrement qu’il s’est décidé à finaliser cet écrit et à le faire éditer. Il y fait la lumière sur l’utopie pirate baptisée « Libertalia » par Daniel Defoe.

Décryptant la mythologie propre aux légendes pirates et comparant d’un œil critique les rares documents probants, l’auteur avance de très plausibles hypothèses sur l’impact qu’eurent les flibustiers et leurs descendants sur la culture et la politique malgache au siècle des Lumières – mais aussi sur l’influence qu’eurent les récits de pirates et les pratiques proto-démocratiques, voire libertaires, sur les penseurs desdites Lumières.

Il en résulte un récit lumineux et passionnant, doublé d’une réflexion stimulante sur la nature et les origines de l’idéologie marchande, du colonialisme et de l’européocentrisme.

(Description issue du site de l’éditeur, Libertalia, qui a mis l’ouvrage à disposition en téléchargement à l’occasion de la mort récente de l’auteur.)




Source: Iaata.info