Avril 21, 2021
Par Sans Nom
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Le gouvernement dévoile les huit sites retenus pour la construction de nouvelles prisons
France Bleu, 19 avril 2021

Le « Plan 15.000 places Â» en prison voulu par Emmanuel Macron se prĂ©cise. Dans un communiquĂ© envoyĂ© ce lundi 19 avril, le gouvernement prĂ©sente les sites retenus pour la construction de nouvelles prisons. Le Premier ministre, Jean Castex, doit se rendre ce mardi 20 avril sur le chantier de construction d’un centre pĂ©nitentiaire Ă  Lutterbach (Haut-Rhin).

Ce plan se dĂ©cline en deux phases : 7.000 places mises en chantier d’ici 2022, « c’est-Ă -dire livrĂ©es ou avancĂ©es Ă  un stade de construction« , selon une source gouvernementale Ă  l’AFP, et 8.000 supplĂ©mentaires qui doivent ĂȘtre lancĂ©es d’ici 2022, pour une livraison finale Ă  l’horizon 2027. Le plan prĂ©voit en tout 18.000 crĂ©ations de place, mais Ă©galement la suppression de 3.000.

Pour cette deuxiĂšme phase, cinq opĂ©rations sont dĂ©jĂ  engagĂ©es : Ă  Muret (Haute-Garonne, 615 places, livraison 2026), Rivesaltes (PyrĂ©nĂ©es-Orientales, 515 places, livraison 2026), Entraigues-sur-la-Sorgue (Vaucluse, 400 place, livraison 2025), Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis, 715 places, 2026), Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane, 505 places, 2026).

Huit opĂ©ration nouvelles doivent ĂȘtre annoncĂ©es ce mardi, pour des livraisons Ă  l’horizon 2027: Ă  NĂźmes (Gard, 700 places), Le Muy (Var, 650 places), Pau (PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques, 250 places), Noiseau (Val-de-Marne, 800 places), TrĂ©lazĂ© (Maine-et-Loire, 850 places), Crisenoy (Seine-et-Marne, 1.000 places), Vannes (Morbihan, 550 places) et une dans le Val-d’Oise sur un site encore en cours d’identification (750 places).

Trois prisons expĂ©rimentales centrĂ©es sur le travail et la formation de 180 places chacune doivent encore ĂȘtre construites Ă  Arras, Toul (Meurthe-et-Moselle) et Donchery (Ardennes), pour une livraison en 2025-2026.

Le programme global de 15.000 places supplĂ©mentaires est dotĂ© d’un budget d’environ 4,4 milliards d’euros, « le plan le plus important depuis quinze ans Â», selon le ministĂšre de la Justice. La France compte aujourd’hui 61.100 places de prison.


Ile-de-France : validĂ©s par l’Etat, les projets de prison font grincer des dents
Le Parisien, 20 avril 2021 (extraits sur les emplacements)

Le Premier ministre, Jean Castex, a confirmĂ© ce mardi ce que craignaient la plupart des habitants des territoires concernĂ©s. Crisenoy (Seine-et-Marne) et Noiseau (Val-de-Marne) ont bien Ă©tĂ© choisis pour accueillir des centres pĂ©nitentiaires en 2027, respectivement de 1000 et 800 places. Dans le Val-d’Oise, le site de Belloy-en-France pour 750 places est en suspens. Cinq autres sites en France ont Ă©tĂ© retenus dans le cadre de cette deuxiĂšme phase du « Plan 15 000 places » de prison, voulu par Emmanuel Macron en 2018. Lors de la premiĂšre phase, un site francilien avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© retenu, annonçant l’ouverture d’un Ă©tablissement de 715 places implantĂ© Ă  Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) Ă  l’horizon 2026.

A Noiseau, le site exact d’implantation de la prison n’est aujourd’hui pas encore connu, les Ă©tudes de sol n’ont pas encore Ă©tĂ© menĂ©es. Mais il est certain qu’il s’agira de terrains aujourd’hui en culture, situĂ©s non loin du futur agro-quartier en gestation Ă  la sortie de la ville.

Dans le Val-d’Oise aussi, le projet fait grincer des dents. Une parcelle de 18,5 hectares est dĂ©jĂ  rĂ©servĂ©e prĂšs de la gare de Belloy-en-France, de l’autre cĂŽtĂ© de la route de Viarmes. Les travaux doivent avoir lieu de 2024 Ă  2027, selon le calendrier prĂ©sentĂ©. Le document de l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (Apij) prĂ©sente des exemples de projets soignĂ©s sur le plan architectural et met l’accent sur « les impacts Ă©conomiques » du programme et les avantages que la commune peut en retirer, assurant que la prison va crĂ©er 430 emplois directs.

A Crisenoy (Seine-et-Marne), ce village de 684 habitants situĂ© Ă  quelques kilomĂštres de Melun, le scĂ©nario tant redoutĂ© s’est donc lui aussi confirmĂ© ce mardi. C’est dans la ZAC des Bordes que s’érigeront une maison d’arrĂȘt de 700 places et un centre de dĂ©tention de 300 places, issu du transfert de celui de Melun. « Je n’ai eu aucune confirmation officielle, ni du ministĂšre, ni de la prĂ©fecture, dĂ©plore HervĂ© Jeannin (SE), le maire. On s’y attendait mais on va continuer Ă  lutter. Ce qui se profile, c’est deux ans de recours, deux ans de procĂ©dures et deux ou trois ans de travaux. La prison n’ouvrira au plus tĂŽt qu’en 2028. Le danger, c’est que le petit village rural risque de disparaĂźtre. »




Source: Sansnom.noblogs.org