Juin 17, 2022
Par Dijoncter
215 visites

Des livres, des revues, des lectures, des performances et des Ă©changes avec Élodie Petit, Roberte la Rousse et Trou Noir, pour voir tout ce qu’on peut faire avec la langue.

[Chalon-sur-saĂŽne / la MĂ©andre / 22/06 Ă  17h]

Trou Noir .org

Trou Noir est une revue en ligne dont l’aventure a commencĂ© en janvier 2020. Le 28 de chaque mois, elle explore l’actualitĂ©, les archives et l’histoire de la dissidence sexuelle Ă  travers des textes d’analyses, des entretiens, des recensions, de la poĂ©sie et des tracts. HĂ©ritiĂšre des mouvements de libĂ©ration sexuelle des annĂ©es 1970 (FHAR,MLF), des combats contre le sida et de l’essor de la pensĂ©e queer, elle tente d’en rĂ©actualiser les thĂšses politiques et de les mettre en

tension avec notre époque. Deux ans aprÚs son lancement sur internet, la revue Trou Noir prend le chemin des librairies avec une version imprimée.

Nous espĂ©rons que le lancement d’une revue papier pourra permettre ce qui nous Ă©tait interdit jusque-lĂ  (crise sanitaire) : nous rencontrer en chair et en os, discuter de nos situations respectives et permettre de s’organiser partout oĂč cela est possible et favorable. Enfin mettre en lumiĂšre l’angle mort de toute politique radicale : la question du dĂ©sir.

Roberte la Rousse

Roberte la Rousse est une collective cyberfĂ©ministe qui dĂ©veloppe des projets artistiques et critiques, fondĂ©e en 2016 par CĂ©cile Babiole, plasticienne, et Anne Laforet, chercheuse. La collective travaille sur les thĂšmes croisĂ©es langue française, genre et technologie. Roberte la Rousse, dont la nom se rĂ©fĂšre Ă  deux dictionnaires cĂ©lĂšbres, s’exprime en française, c’est-Ă -dire entiĂšrement Ă  la fĂ©minine.

Avec WikifĂ©mia – Langue, Genre, Technologies, Roberte la Rousse se livre Ă  une mise en rĂ©cit critique de WikipĂ©dia, actrice majeure de la production et de la diffusion des connaissances, mais aussi miroir grossissante de la sociĂ©tĂ©.

Dans cette ouvrage prĂ©cise et incisive, Roberte la Rousse nous prĂ©sente des biographies de femmes remarquables : des suffragettes aux femmes qui ont bravĂ©e l’interdiction de porter des pantalons, des calculatrices humaines aux dĂ©veloppeuses de jeux vidĂ©o, des gynĂ©cologues de la Moyenne

Âge aux Ă©crivaines de science fiction d’aujourd’hui. Ces rĂ©cits s’organisent autour de fragments d’articles de WikipĂ©dia commentĂ©es sous la forme de notes critiques, et dans une langue qui subvertit les discours dominantes. Roberte la Rousse a conçue la projet radicale d’abolir la genre dans la langue et s’exprime « en française Â», c’est-Ă -dire entiĂšrement « Ă  la fĂ©minine Â». Une seconde partie propose

une réflexion sur la nécessaire démasculinisation de la langue et des savoirs et présente des ripostes féministes.

http://www.wikifemia.org

http://www.robertelarousse.fr

Élodie Petit

Aussi connue sous les noms de France Baise, Jack Langue et Gorge Bataille, membre du collectif RER Q, Élodie Petit Ă©crit une poĂ©sie pornographique qui fait d’elle une formidable branleuse, “parce

qu’écrire des poĂšmes pornos, c’est procurer de l’excitation et de la jouissance, ces choses parfaitement improductives arrachĂ©es de haute lutte Ă  un systĂšme qui nous contraint, jour aprĂšs jour, Ă  l’érosion et Ă  l’épuisement« (Anne Pauly, prĂ©face Ă  l’Anthologie Douteuses). Elle dĂ©crit avec prĂ©cision et profusion des sexualitĂ©s juteuses et dĂ©bordantes et tout ce qui s’y joue, s’y noue, d’affects et de rapports de force. Â»Ma chance est ma langue”, dit-elle. Outre l’Anthologie Douteuses, qui recueille ses fanzines et ceux de Marguerin Le Louvier, elle vient de publier FiĂ©vreuse plĂ©bĂ©ienne.

http://elodiepetit.fr/

https://www.editionsducommun.org/pro…/fievreuse-plebeienne

JPEG - 1.1 Mo




Source: Dijoncter.info