Mars 21, 2020
Par Les mots sont importants
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N’en dĂ©plaise aux analystes Ă  l’Ouest, beaucoup trop Ă  l’ouest, en Iran une nouvelle sĂ©quence s’est ouverte. Depuis des annĂ©es, des ouvrier.es, des profs, des Ă©tudiant.es s’organisent pour lutter. En 2017, plus de 90 villes connaissent des rĂ©voltes populaires dont le slogan le plus marquant Ă©tait « Pain, Travail et LibertĂ© Â». Il y a quelques mois, l’annonce du triplement du prix du pĂ©trole donnait lieu Ă  une rĂ©volte et une rĂ©pression d’ampleur historique.

Est-ce ce sur quoi prennent position les intellectuel.l.es dĂ©coloniaux – plus proches de Soral que de Fanon sur ce coup-lĂ  – et une gauche toujours plus franchouillarde ?

Non, Ă  l’instar de France TĂ©lĂ©vision et Le Monde, ces organisations se fascinent pour un gĂ©nĂ©ral aux avant postes de l’impĂ©rialisme rĂ©gional iranien. Certaines idĂ©ologues en chambre qui font de la gĂ©opolitique comme ils jouent Ă  Risk produisent des analyses sur un axe de la rĂ©sistance imaginaire. Ces analyses sont caduques et indiffĂ©rentes ou ignorantes Ă  l’histoire de l’anticolonialisme, de l’anti-impĂ©rialisme et de la lutte des classes dans la rĂ©gion.

D’autres s’allient Ă  des lobbies pro RĂ©publique Islamique pour organiser des actions « contre la Guerre Â».

Tant pis pour les luttes des peuples de la rĂ©gion, auxquelles elles ne donnent aucun Ă©cho. Comme si l’alternative au nĂ©olibĂ©ralisme Ă©tait un privilĂšge occidental auquel ne sauraient prĂ©tendre les peuples Autres. Comme s’il n’existait d’alternative au trumpisme, Ă  l’impĂ©rialisme et l’oppression domestique. Comme si on confondait internationalisme populaire et militarisme. À la suite du catastrophique rassemblement « Contre la guerre de Trump, JournĂ©e Internationale Â» organisĂ© le 25/01/2020, nous, Collectif la Chapelle Debout ! avons souhaitĂ© rendre publique une lettre qu’ont Ă©galement signĂ©e la Cantine Syrienne de Montreuil et Support International Uprising. Elle a Ă©tĂ© adressĂ©e au Collectif Ni Guerres ni Ă©tat de Guerre le 14/02/2020 et est restĂ©e sans rĂ©ponse Ă  ce jour [1].

Si nous avons fait le choix d’écrire c’est d’abord pour lĂ -bas. Pour celles et ceux qui vivent et subissent la guerre dans leurs pays et leur chair. Une guerre que tout ces actes blessent, mutilent ou oppriment une seconde fois. Pour celles et ceux que la guerre a jetĂ© sur les routes, qui se trouvent aujourd’hui Ă  Lesbos, dans la mer MĂ©diterranĂ©e ou Porte d’Aubervilliers.

Nous avons écrit également par anti-racisme et anti-impérialisme. Mais aussi pour avertir.

Que nous refusons que les luttes anti-guerre en France ou contre l’islamophobie, dont nous sommes et dont nous serons (car il est toujours urgent de lutter contre l’État Français), soient conditionnĂ©es Ă  des discours ou des pratiques culturalistes et ignorantes des situations matĂ©rielles concrĂštes en Iran, en Afghanistan, en Syrie au Liban ou ailleurs.

Parce que nous refusons que la lutte contre la loi de 2004 ici implique de poser avec un imam en carton [2] ou de cĂ©lĂ©brer Ă  un gĂ©nĂ©ral meurtrier lĂ  bas.

La colonisation est terminĂ©e !

Nous rappelons que les positionnements au chaud en France sur nos rĂ©gions ne sauraient se rĂ©duire Ă  des enjeux de stratĂ©gies inter-groupusculaires ni Ă  des mots d’ordres ayant pour objectif le buzz – ou la construction d’une niche acadĂ©mique ou politique.

Aussi, nous ne laisserons plus nos Histoires, nos Luttes, nos RĂ©volutions et nos RĂȘves ĂȘtre l’otage de dĂ©bats entre le quai d’Orsay et celles ou ceux, français (d’abord par leurs discours) qui font mine de s’opposer Ă  lui (fĂ»t-ce de façon radicale).

Nous avons donc Ă©crit, pour et avec « lĂ  bas Â» et Ă  partir d’« ici Â» pour dire Ă  toutes les personnes et organisations qui se disent soucieuses des Suds ou d’ Ă©mancipation que :

Le discours et les pratiques contre «  there is no alternative Â» n’ont jamais Ă©tĂ©, ne sont pas, et ne seront jamais un privilĂšge ou un luxe que seuls les occidentaux pourraient s’offrir.

Les peuples en luttes comme leurs alliĂ©.es vĂ©ritables dans le monde entier ont une voix, ils et elles s’en serviront tant pour se faire entendre que pour briser vos silences et vos non-dits qui font mal aux oreilles.

Collectif La Chapelle Debout !

Lettre au Collectif « Ni guerre ni État de guerre Â», par le Collectif La Chapelle Debout !, La Cantine Syrienne et Support International Uprising

Bonjour,

Nous vous Ă©crivons car nous croyons que la pĂ©riode est difficile, grave et qu’il est important pour tout.es les militant.es sincĂšres d’ĂȘtre capable de connaĂźtre ses alliĂ©.es, afin de se retrouver pour mieux se coordonner et lutter ensemble, Ă  chaque fois que cela est possible ; ou au contraire, prendre acte de dĂ©saccords politiques suffisamment graves pour marquer notre opposition Ă  ce que fait et ce qu’est le Collectif Ni Guerres ni Ă©tat de Guerre.

Nous mettons en accusation le rassemblement que le Collectif Ni Guerres ni Ă©tat de Guerre‎‏ a organisĂ© le samedi 25 janvier avec le CAPJPO-EuroPalestine et l’Union Pacifiste selon l’appel Facebook, et, selon la page DĂ©mosphĂšre, dans le cadre d’une journĂ©e mondiale initiĂ©e Ă  l’appel de NIAC (National Iranian American Concil) et de Code Pink, deux lobbies pro RĂ©publique Islamique.

Google, fĂ»t-il aux mains de l’hydre impĂ©rialiste amĂ©ricaine, est suffisamment clair sur la question [3].

NIAC en particulier est un lobby d’hommes et de femmes d’affaire iranien.ne.s implantĂ©.e.s aux États-Unis dĂ©fendant le statu quo en Iran pour la santĂ© de leurs affaires ; un lobby qui soutient Ă©galement la politique d’expansionnisme rĂ©gional de la RĂ©publique Islamique qui a dĂ©jĂ  causĂ© la mort de centaines de milliers de Syrien.ne.s, d’Irakien.ne.s et d’Afghan.ne.s. Cette guerre rĂ©gionale a pour fonction de stabiliser le rĂ©gime de la RĂ©publique Islamique et invisibiliser les rĂ©voltes populaires.

Vous en conviendrez, tout cela n’est ni anti guerre, ni anti Ă©tat de guerre.

Il ne s’agit pas de donner des leçons de quoi que ce soit à qui que ce soit, ni de s’opposer au principe d’une action contre la guerre.

Car de notre point de vue, le meurtre de du gĂ©nĂ©ral Soleimani, de Mehdi al-Mouhandis [4] et des miliciens qui les accompagnaient, en plus de porter un coup supplĂ©mentaire Ă  cette fiction qu’est le droit international, constitue avant tout un crime contre les peuples iraniens et irakiens qui se sont levĂ©s en novembre, et qui ont Ă©tĂ© assassinĂ©s ou emprisonnĂ©s [5]. En effet lĂ -bas comme ailleurs, la guerre, ou, la peur qu’elle advienne, permettent aux gouvernants de faire des choses qui leur seraient impossibles en temps de paix.

Nous affirmons que l’agression amĂ©ricaine est un vecteur de stabilisation du rĂ©gime.

Si nous vous Ă©crivons ce courrier, c’est parce que nous pensons (et cela nous a Ă©tĂ© confirmĂ©) que vous n’aviez pas accĂšs Ă  certaines informations au moment du rassemblement, ou en amont de l’initiative : des membres du collectif anti guerre ou d’organisations qui ont participĂ© au rassemblement nous ont dit ne pas savoir qui Ă©taient NIAC ou Codepink.

Ils et elles nous ont dit ĂȘtre venu.es sur la base de l’appel du collectif anti guerre, et nous n’avons aucune raison de ne pas croire ces camarades.

Nous vous Ă©crivons du point de vue de personnes qui, pour certaines, ont Ă©tĂ© camarades lors d’évĂ©nements clivants qui nous ont donnĂ© une identitĂ© politique commune forte : « je suis Charlie Â» et manifs du 11 janvier (dont nous n’étions pas, tout comme vous) ; confĂ©rences contre l’islamophobie (dont nous Ă©tions), luttes contre la loi de 2004, manifestations et soutiens aux initiatives contre la prĂ©sence de la France en Afrique sous quelques formes que ce soit


Nous comprenons, mĂȘme si nous les regrettons parfois, les logiques d’urgence qui prĂ©sident Ă  l’organisation d’évĂ©nements politiques.

Nous comprenons le manque de force collective qui peut exister parfois, beaucoup d’entre nous Ă©tant comme vous engagĂ©.e.s sur d’autres fronts ou sur plusieurs fronts Ă  la fois. Et, comme vous, nous pensons qu’il est nĂ©cessaire de lutter contre la guerre, a fortiori dans un pays ou elle ne se discute jamais (parce qu’il y a toujours mieux Ă  faire que de critiquer son propre État colonial, et parce que la guerre fait partie du « consensus rĂ©publicain Â» qui justifie le pire, au-dedans comme au dehors).

Nous comprenons enfin l’absence d’accĂšs Ă  la langue ou la connaissance parfois lacunaire de la rĂ©gion (de son histoire, de son champ politique et des enjeux qui la traversent), mĂȘme si nous la regrettons (parce que ces questions et ces problĂšmes ne se posent que rarement quand il s’agit de pays occidentaux, et parce que cela est souvent le signe de l’homogĂ©nĂ©itĂ© sociologique de certains groupes politiques qui ont pourtant sincĂšrement l’internationalisme chevillĂ© au corps).

Nous regrettons que dans votre appel, les luttes des peuples fassent au mieux office d’ornement. En ne parlant pas des rĂ©voltĂ©.e.s d’Aban Mah [6] sauvagement rĂ©primĂ©.es, en n’incluant pas d’Iranien.ne.s, d’Afghan.ne.s et d’Irakien.ne.s et anti guerre dans cette mobilisation (alors qu’il y en a et qu’ils.elles sont nombreux.ses Ă  Paris et en rĂ©gion parisienne), en inscrivant simplement votre Ă©vĂ©nement dans la temporalitĂ© de l’attaque militaire Ă©tats-unienne et des funĂ©railles nationales et Ă©tatiques de la RĂ©publique Islamique, en refusant de vous distancier clairement du rĂ©gime ou du gouvernement iranien, vous avez offert Ă  l’opposition d’extrĂȘme droite iranienne une tribune dont elle n’aurait jamais pu rĂȘver [7].

Dans la scĂšne que vous avez contribuĂ© Ă  crĂ©er, vous Ă©tiez, peut-ĂȘtre Ă  votre corps dĂ©fendant, les reprĂ©sentante.s de la RĂ©publique Islamique, et eux les opposant.es lĂ©gitimes. Depuis, ces royalistes ou trumpistes qui se disent « rĂ©publicain.es Â», « nationalistes Â», etc., se rĂ©pandent dans les mĂ©dias et les rĂ©seaux sociaux iraniens en prĂ©tendant avoir Ă©tĂ© samedi 25 janvier « la voix du peuple iranien Â». Si vous pensiez mettre un coup Ă  l’impĂ©rialisme occidental, c’est ratĂ©.

Si pour nous, l’activitĂ© d’un collectif anti guerre loin du thĂ©Ăątre desdites guerres est importante, c’est que la solidaritĂ© internationale a pour les peuples en lutte un sens particuliĂšrement puissant, nĂ©cessaire, concret, a fortiori dans un contexte oĂč leurs gouvernants coupent rĂ©guliĂšrement internet. Ainsi donc, 200 personnes Ă  Paris peuvent donner de l’écho Ă  celles et ceux qui luttent contre l’oppression, et subissent effectivement la rĂ©pression Ă©tatique, les guerres et les agressions impĂ©rialistes dans leurs corps.

Dans un contexte oĂč, d’un cĂŽtĂ©, Trump affiche un soutien de surface aux soulĂšvements en Iran pour confisquer leur lutte, et de l’autre, le rĂ©gime iranien accuse toute contestation d’ĂȘtre liĂ©e aux États-Unis, le moindre geste anti-impĂ©rialiste et internationaliste aurait Ă©tĂ© de rappeler qu’il y a eu un soulĂšvement massif et une rĂ©pression sanglante il y a plus de 2 mois [8].

Et cela ne semblait pas ĂȘtre une affaire trĂšs compliquĂ©e. Il suffisait de se renseigner auprĂšs de certains syndicats qui font partie du « collectif intersyndical pour l’Iran Â». Voici le communiquĂ© qu’ils ont publiĂ© peu aprĂšs les Ă©vĂ©nements du mois de novembre : http://syndicollectif.fr/wp-content/uploads/2019/11/2019-11-26-Collectif-intersyndical-Iran.pdf.

Ainsi que l’indique le mail envoyĂ© par un camarade Ă  un membre de votre comitĂ© d’animation qui a prĂ©fĂ©rĂ© ne pas vous le transmettre, le rassemblement parisien a eu un Ă©cho jusqu’en Iran. Malheureusement ce n’est pas celui que beaucoup espĂ©raient. Vu de lĂ -bas, pour la gauche, et pour celles ou ceux qui luttent contre l’impĂ©rialisme amĂ©ricain, mais sans pour autant soutenir la RĂ©publique Islamique, le rassemblement du Collectif Ni Guerres ni Ă©tat de Guerre Ă©tait un rassemblement de la RĂ©publique Islamique.

Nous pensons que les tensions avec les opposant.e.s iranien.ne.s d’extrĂȘme droite aux abords de la manifestation [9], qui remerciaient la police française comme ils et elles saluent Trump pour les sanctions contre l’Iran, est une occasion de dissiper un malentendu et d’envoyer un message fort aux Iranien.ne.s et Irakien.ne.s en lutte contre les ingĂ©rences, mais aussi la corruption, la dictature et les injustices.

S’il est certain qu’il Ă©tait impĂ©ratif d’organiser rapidement une initiative Ă  Paris, il nous semble tout aussi important de choisir clairement son camp. De se tenir ici comme lĂ -bas aux cĂŽtĂ©s des peuples en luttes et non aux cĂŽtĂ©s de leurs gouvernants qui habillent leurs politiques de discours anti-impĂ©rialistes comme d’autres pays, la France ou les États-Unis, invoquent les droits humains ou les crises humanitaires pour justifier leurs guerres et leurs pillages du Sud global.

C’est d’ailleurs cela qui est Ă©crit dans plusieurs textes du collectif Collectif Ni Guerres ni Ă©tat de Guerre :

« La guerre devient dĂ©sormais un moyen de gouverner – et de gouverner par la peur. L’état de guerre proclamĂ© justifie la privation croissante des libertĂ©s et des mesures directement inspirĂ©es de l’extrĂȘme droite Â» ou encore « la lutte de notre collectif passe par le combat contre tous les racismes, et notamment le racisme antimusulman, contre les inĂ©galitĂ©s et les discriminations, le soutien aux migrants et aux sans-papiers, l’opposition aux mesures d’exception et au contrĂŽle gĂ©nĂ©ralisĂ© des populations qui ciblent en prioritĂ© les personnes musulmanes ou supposĂ©es telles, les quartiers populaires et les mouvements sociaux. Â».

Et c’est d’ailleurs cela qui avait justifiĂ© la participation de certain.es d’entre nous au lancement du collectif et Ă  l’écriture, la traduction et la diffusion de l’appel initial de fĂ©vrier 2016.

Il est encore temps de lever l’ambiguĂŻtĂ© sur votre position : ĂȘtes vous aux cĂŽtĂ©s du pseudo « axe de la rĂ©sistance Â» qu’incarnerait la RĂ©publique Islamique, ou de l’anti-impĂ©rialisme, fait de solidaritĂ© socialiste avec les peuples en lutte ?

Aujourd’hui donc, trois solutions s’offrent Ă  vous, et elles dĂ©terminent les alliances possibles ou interdites, et Ă  nos yeux votre volontĂ© de s’opposer aux impĂ©rialismes et la sincĂ©ritĂ© de votre dĂ©marche dĂ©coloniale qu’a priori nous partageons :

1) Être indiffĂ©rent.es Ă  tout cela, et par consĂ©quent, ne pas se dissocier du cadre imposĂ© par NIAC et Codepink, que le Collectif Ni Guerres ni Ă©tat de Guerre soutient objectivement en reprenant leur appel et en organisant une initiative le mĂȘme jour. Mais Ă  ce moment-lĂ , une question se posera immanquablement : si par exemple, vous vous Ă©tiez retrouvĂ©s accidentellement dans une initiative du Crif (Conseil ReprĂ©sentatif des Institutions Juives de France) ou de l’Aipac (The American Israel Public Affairs Committee) qui sont des officines pourtant indirectes du gouvernement israĂ©lien, n’auriez vous pas officiellement pris vos distances ? Faire exister un dĂ©bat sur l’ impĂ©rialisme occidental au sein de la gauche ou de l’extrĂȘme gauche blanche française ou de ce qu’il en reste, est-ce le plus important pour vous ? Cela empĂȘche-t-il de se faire l’écho de la vie et des rĂȘves des peuples iraniens et irakiens, eux.elles qui sont les premiĂšres victimes et trop souvent otages des guerres, des intĂ©rĂȘts et des agressions impĂ©rialistes ? RĂ©pondre oui est votre droit mais ce serait adopter un positionnement politique ethnocentrĂ© et raciste. Dont acte.

2) Se dissocier de ces organisations via un communiquĂ©, une dĂ©claration, un article ou un Ă©vĂ©nement, aux motifs de ce qui est Ă©crit dans l’appel initial et dans divers textes, Ă  savoir le soutien aux mouvement populaires, Ă  la lutte des peuples et Ă  leur droit de choisir leur destin.

3) Soutenir ces associations de malfaiteurs en les reconnaissant de façon plus ou moins tacite et pourquoi pas ĂȘtre invitĂ©.es en grande pompe par un prĂ©sident ou ministre de la RĂ©publique Islamique, comme ont pu l’ĂȘtre Alain Soral ou ces « activistes de la paix Â» de Code Pink.

Nous aimerions faire avec vous le bilan de cette action, et rencontrer le comitĂ© d’animation du collectif ou certain.es de ses reprĂ©sentants.

Nous sommes prĂȘt.e.s Ă  intervenir en AG pour Ă©voquer la situation de l’Iran et participer Ă  la rĂ©flexion autour d’une question simple mais sensible : l’Etat iranien est-il ou non une puissance impĂ©rialiste ? Et pourquoi pas une rencontre (nous sommes prĂȘt.es Ă  traduire) avec des Afghans Ă  Paris, anciens conscrits dans les brigades Fatemyouns en Syrie (avec la menace d’expulsion et la promesse d’argent et de documents administratifs) [10], qui aujourd‘hui meurent de froid Ă  Porte d’Aubervilliers, entre deux gazages et rafles de flics.

Nous espĂ©rons que nous vous aurons convaincu.e.s par nos explications. Dans l’attente d’une rĂ©ponse rapide, nous vous saluons.




Source: Lmsi.net