Avril 26, 2017
Par Mille Babords
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Le 15 mars, journée internationale de lutte contre les violences policières, des centaines de flics ont manifesté à Paris pour réclamer plus de laxisme de la part des juges après la condamnation d’un de leurs collègues pour le meurtre d’Amine Bentounsi. Ce même jour au TGI de Pontoise (Val-d’Oise), Yacouba, frère d’Adama Traoré, mort étouffé sous trois gendarmes à Beaumont-sur-Oise le 19 juillet 2016, a été condamné à 18 mois de prison pour avoir frappé un gars ayant sali la mémoire du frangin dans les pages du Parisien. La même juge a déjà condamné Bagui, autre frère d’Adama, à 8 mois de prison pour outrage et violences, et l’a ensuite inculpé de « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Il est en fait accusé sans preuve d’avoir tiré sur les forces de l’ordre lors des troubles consécutifs à la mort d’Adama – comme les frères Kamara à Villiers-le-Bel après les émeutes qui suivirent la mort de Lakhamy Samoura et Moushin Sehhouli en 2007. Une vie volée par un flic : cinq ans avec sursis. Un nez cassé : 18 mois ferme. La police tue, la justice enterre.

La dérive de ce pays sur la pente du tout-sécuritaire, l’état d’urgence permanent, la répression du mouvement social, l’autonomisation quasi séditieuse d’une frange de la police, la multiplication des « bavures » à connotation raciste… L’actualité a porté CQFD vers Paris et sa banlieue. Ce qui ne veut pas dire qu’à Marseille, Clermont-Ferrand ou Colmar il ne se passe rien. Nous y reviendrons prochainement.

http://transit-librairie.org/event/rencontre-et-discussion-autour-du-cahier-special-du-dernier-numero-de-cqfd-sur-les-violences-policieres/




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