Novembre 1, 2017
Par Le Pressoir
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Débat autour de l’auto-entreprenariat organisé par le collectif Working Class Hérault, créé au printemps 2017 sur Montpellier, et destiné à construire notre auto-organisation pour une auto-défense de classe.

Auto-entreprenariat, uberisation : le retour du travail à la tâche

Quelles possibilités et formes de lutte ?

En présence d’un camarade de Marseille

Dans un contexte global de baisse générale des salaires et de précarisation constante des exploités, le statut d’auto-entrepreneur promet de s’étendre à plusieurs secteurs. Bien sûr, il recouvre de réalités diverses. Mais, vendu comme un statut de “travailleur libre” par les capitalistes qui remettent par là le travail “à la tâche” au goût du jour, il est souvent proposé comme une alternative aux millions de chômeuses ou chômeurs et autres exploités “sans qualification”.

Dans les pays anglo-saxons où le processus d’uberisation est largement enclenché, certains secteurs ne fonctionnent d’ors et déjà que sur ce réservoir de salariés à bas coût. Sans arrêts maladie, ni congés payés, c’est un statut qui va au-delà de ce qu’imposent les dernières lois Travail. Statut face auquel nous refusons la fatalité et proposons de nous organiser pour lutter et arrêter de se faire arnaquer.

Venez nombreuses et nombreux en discuter le samedi 4 novembre au Barricade, 14 rue Aristide Ollivier à Montpellier, à partir de 17h

Pour toute question, nous contacter à l’adresse [email protected].


Le collectif Working Classe Hérault est une proposition pratique pour se défendre contre les capitalistes et leurs chiens de garde, qui n’ont qu’un seul intérêt : nous faire travailler toujours plus vite, toujours plus longtemps, pour toujours moins de thunes. Face à ce constat, et à l’appauvrissement d’un grand nombre d’exploités, il n’y a pas de fatalité, nous devons nous organiser à la base autour des principes d’autodéfense et de solidarité de classe.

S’organiser en tant que classe signifie s’organiser en dehors de tout intérêt corporatiste, clientéliste ou nationaliste. Quelque soit notre culture ou origine, nous préférons mettre l’accent sur ce qui nous rassemble : notre condition commune d’exploités. Car seule la solidarité de toutes et tous les exploités nous permettra de faire face aux attaques quotidiennes et à celles à venir sous l’ère Macron… jusqu’à ce qu’on en finisse avec l’exploitation…




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