Novembre 9, 2021
Par Union Syndicale Solidaires
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Tout augmente depuis des semaines sauf les salaires, voilĂ  ce que disent les salariĂ©-es dans tous les secteurs d’activitĂ©, dans le public comme dans le privĂ©.

Les retraitĂ©-es dĂ©noncent Ă©galement le gel de leurs pensions de retraite et prĂ©voient une nouvelle manifestation nationale le 2 dĂ©cembre prochain Ă  Paris. Les demandeur-ses d’emploi, dont plus d’un-e sur deux n’est pas indemnisĂ©-e, vont subir de nouveaux reculs consĂ©quents de leurs prestations. Les jeunes continuent d’ĂȘtre relĂ©guĂ©s Ă  des jobs prĂ©caires quand ils ont la chance d’en trouver un, mal payĂ©s, et beaucoup vivent en dessous du seuil de pauvretĂ© et dĂ©pendent de l’aide familiale ou des dispositifs de distribution de produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ©. Et ce n’est pas le contrat d’engagement jeune au rabais qui va rĂ©soudre leur situation.

Le sondage annuel du Secours Populaire Français constate une hausse de la prĂ©caritĂ© et la baisse des revenus du monde du travail en 2020. Il comptabilise que 8 personnes sur 10 renoncent Ă  s’acheter des vĂȘtements, Ă  profiter des loisirs pour payer logement et Ă©nergie


Et face Ă  la flambĂ©e des prix de l’énergie et des carburants, le gouvernement octroie une prime inflation de 8,30 euros par mois !

Les entreprises reçoivent des milliards d’aides sans aucune conditionnalitĂ© en matiĂšre d’emploi, ni de normes environnementales. Les plus grandes octroient des dividendes toujours plus Ă©levĂ©s et rĂ©alisent d’énormes profits.

Pour les organisations CGT, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEF et UNL, cet argent doit ĂȘtre affectĂ© Ă  l’augmentation gĂ©nĂ©rale des salaires et, en premier lieu, au relĂšvement consĂ©quent du SMIC. La ministre du Travail doit dĂ©cider immĂ©diatement l’augmentation automatique des salaires et des minima dans les branches ainsi que l’ouverture immĂ©diate de nĂ©gociations dĂšs que le SMIC augmente.

Dans la fonction publique, l’État doit montrer l’exemple en prenant des mesures gĂ©nĂ©rales de revalorisation : dĂ©gel de la valeur du point d’indice, ajout uniforme de points sur les grilles, mesures de rattrapage des annĂ©es de gel (
). La mise en oeuvre rĂ©elle de l’égalitĂ© salariale entre les femmes et les hommes doit devenir enfin effective. Dans le secteur privĂ©, les organisations syndicales appellent Ă  rĂ©unir les salariĂ©-es pour exiger l’ouverture de nĂ©gociations sans attendre les NAO. Dans les entreprises publiques et les administrations, elles exigent l’ouverture de vĂ©ritables rendez-vous salariaux dĂ©bouchant sur une revalorisation du point d’indice.

Ensemble, allons chercher une rĂ©munĂ©ration Ă  la hauteur des qualifications, la remise en place de classifications, un dĂ©roulement de carriĂšre prenant en compte les diplĂŽmes et l’expĂ©rience professionnelle.

Augmenter le salaire horaire ou salaire de base, ce n’est pas seulement augmenter le salaire net mais le brut et ainsi protĂ©ger notre sĂ©curitĂ© sociale et pĂ©renniser de bonnes retraites. C’est aussi ce qui permet d’avoir des services publics de qualitĂ© et en proximitĂ©, notamment des soins de santĂ©, de l’école Ă  l’enseignement supĂ©rieur, les transports en commun


Augmenter les salaires, c’est la premiĂšre prĂ©occupation des salariĂ©-es qui veulent pouvoir vivre de leur travail !

Beaucoup d’entre elles et eux sont dĂ©jĂ  dans l’action dans le commerce et les services, les transports, la sĂ©curitĂ©, l’agroalimentaire Ă  l’instar des salariĂ©s de Bergams dans l’Essonne, etc. Toutes et tous ont raison de se mobiliser avec leurs organisations syndicales pour exiger un meilleur salaire de base et des perspectives d’emploi stable et d’évolution professionnelle.






Source: Solidaires.org