DĂ©cembre 6, 2021
Par Partage Noir
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Interview de Georges Cochon, dans l’émission « Le bureau des rĂȘves perdus ou Ă  la poursuite des rĂȘves perdus Â» de Louis Mollion, diffusĂ©e le 19 dĂ©cembre 1957.

Nous reproduisons ci-dessous une courte biographie extraite du site l’EphĂ©mĂ©ride Anarchiste. A noter que le livre de Patrick Kamoun, V’lĂ  Cochon qui dĂ©mĂ©nage, mis Ă  jour en 2020, a Ă©tĂ© gracieusement mis en ligne par l’auteur [*].

Le 25 avril 1959, mort de Georges Alexandre Cochon (nĂ© le 26 mars 1879 Ă  Chartres).

Militant libertaire et secrĂ©taire de la « FĂ©dĂ©ration des Locataires Â».

Le 15 fĂ©vrier 1911, il est nommĂ© Ă  la tĂȘte de l’Union syndicale des locataire et part en guerre contre « Monsieur Vautour Â» (le propriĂ©taire). La principale activitĂ© de ce syndicat est d’aider les locataires en difficultĂ© Ă  dĂ©mĂ©nager « Ă  la cloche de bois Â» (clandestinement), puis Ă  investir des logements inoccupĂ©s, en faisant un raffut du tonnerre « le raffut de la Saint Polycarpe Â» afin d’effrayer les bourgeois. Cochon devient alors trĂšs populaire et profite de toutes les occasions pour faire connaĂźtre sa lutte en faveur des plus dĂ©munis. Des artistes comme Steinlein ou le chansonnier Charles D’Avray lui prĂȘtent leur concours. Le 31 janvier 1912, il est lui-mĂȘme expulsĂ© de son logement, aprĂšs l’avoir transformĂ© en « Fort Cochon Â» ce qui provoquera une bataille rangĂ©e avec la police. Le 23 mars 1912, il investit l’HĂŽtel de ville de Paris, avec plusieurs familles sans-logis. Les actions directes se multiplient ; les 8 et 9 avril, il tente de « rĂ©quisitionner Â» la caserne du ChĂąteau d’eau, Ă  Paris, pour y reloger une cinquantaine de familles. Amendes et peines de prison pleuvent sur la tĂȘte de Cochon, mais qu’importe, il ne se laisse pas intimider. A l’occasion des Ă©lections municipales de mai 1912, il cĂšde Ă  l’électoralisme, ce qui provoquera son exclusion du syndicat, et le coupera de ses amitiĂ©s libertaires. Il ne dĂ©sarme pas pour autant et crĂ©e la « FĂ©dĂ©ration Nationale et International des Locataires Â» et poursuit son combat et occupe le ministĂšre de l’IntĂ©rieur, l’église de la Madeleine, la bourse, etc.

Le 21 juillet 1913, il prend possession, avec plusieurs familles nombreuses, de l’hĂŽtel particulier louĂ© par le Comte de La Rochefoucauld. HĂŽtel, dont ils seront finalement expulsĂ©s le 28 juillet.

MobilisĂ© en 1914, il dĂ©serte en 1917. ArrĂȘtĂ©, il est condamnĂ© Ă  3 ans de travaux publics. AprĂšs guerre, il reprendra ses activitĂ©s militantes, avant de se retirer. Tous les locataires doivent s’unir pour lutter contre les privilĂšges des propriĂ©taires.

Lire le livre trĂšs documentĂ© de Patrick Kamoun : V’lĂ  Cochon qui dĂ©mĂ©nage.

A noter que Georges Cochon a publiĂ© Ă  Paris en 1917 un journal hebdomadaire Le Raffut Journal d’action, Organe du syndicat des locataires, publication qu’il reprendra aprĂšs-guerre entre 1921 et 1922 avec divers sous-titre dont : Organe de combat et de dĂ©fense sociale, politique, Ă©conomique et financiĂšre, paraissant le samedi.




Source: Partage-noir.fr