Bruxelles est en deuil, et les politiciens européens qui devraient mesurer toutes leurs responsabilités pérorent sur le terrorisme.

Ils décidaient hier de fermer les frontières, de vendre et d’échanger des humains à coup de milliards, pour ne pas avoir à affronter leurs opinions publiques travaillées par des populismes xénophobes. Ils se réunissaient encore hier aussi, pour faire du troc avec un régime turc en voie de fascisation qui massacre une partie de ses populations et muselle l’autre, en forgeant lui aussi une sorte de populisme ultra nationaliste et bigot pour le soutenir.

Les mots « lâches et ignobles » leur vont si bien à eux mêmes, que les entendre dans leurs bouches à propos des attentats sont des injures aux victimes.

« Vos guerres, nos morts« , que ce soit à Ankara, Bruxelles, Istanbul, Paris, Tunis, Bamako… Les silences d’après massacres, puis les mugissements de sirènes d’ambulance, sont partout les mêmes. Ne doutons pas qu’après les raids aériens des rafales français, avec aux commandes des pilotes saoudiens, contre des hôpitaux au Yemen, il y ait eu le même chaos. Le pétrole et le sang coulent toujours.

Et les assassins qui frappent, tuent, égorgent et violent là bas, comme ils se font exploser ici, sont les avatars de ces grandes manoeuvres géopolitiques. Les grands raouts internationaux puent le pétrole et le sang, même en costumes cravates et hypocrisie à la bouche. Non, pas de complot, juste une politique d’intérêts et de profit à défendre, par tous moyens.

Les victimes, elles, sont bien réelles. Ce sont des vies qui sont fauchées à l’aveugle, d’autres enlevées en mer, d’autres qui disparaissent dans l’indifférence ou sous des bombes au phosphore.

La sortie par le haut ne se fera pas par la guerre contre les autres et nous mêmes, pour faire se survivre la bête qui engendre les crimes. Ni le fric, ni les larmes, ni le sang. L’humain aspire à vivre humainement pas au milieu des marchandises.

Oui, voeux pieux, poésie, humanisme à deux balles ! Vous préférez le discours ambiant ? Cette belle idéologie consumériste et destructrice qui pourrit notre monde a davantage fait ses preuves ?

Et, pour nos quelques milliers d’amis de Belgique qui passent sur nos pages depuis des mois, nous avons une pensée particulière : « Résistez, restez debout ».

Cette voix qui sentait l’ail et le mauvais alcool
C’est la voix des nations et c’est la voix du sang
Au suivant au suivant…