En une : « Apocalypse : parce que c’est leur projet » (illustré par Étienne Savoye).

Édito : « La fièvre du samedi soir »

« Rien ne peut justifier d’ajouter encore du drame au drame. » C’est par ces mots que l’indéboulonnable maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a jugé bon de sanctionner les « débordements » de la Marche de la dignité du 1er décembre. Le Collectif du 5 novembre – Noailles en colère, constitué après l’effondrement de deux immeubles ayant causé la mort de huit personnes, appelait à défiler pour revendiquer le droit à un logement digne. Arrivés devant l’hôtel de ville, au cri de « Gaudin démission ! », les milliers de manifestants se sont illico fait copieusement gazer par la police. Suivront plusieurs heures d’émeutes au cœur de la ville. Puis la saillie de Gaudin. Comme si une voiture de police brûlée et quelques bris de vitrine étaient aussi dramatiques que huit vies fauchées par négligence.

Qui plus est, la mauvaise foi et le mépris du maire mettent sous le tapis une convergence inédite. La CGT, qui manifestait ce jour-là contre le chômage et la précarité, a en effet rejoint cette mobilisation populaire en fin de cortège. Quant aux Gilets jaunes phocéens, également dans la rue, ils ont ovationné le défilé avant de venir grossir ses rangs. Quelques heures plus tard, c’était entre autres la jeunesse des quartiers qui participait au jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre en plein centre-ville (bémol, de taille : la répression judiciaire s’annonce féroce).

Pas question de comparer les mérites des samedis émeutiers parisiens, marseillais ou dijonnais. Une constatation, cependant : si Paname a mené la danse question pyrotechnie, feux émeutiers et éclats médiatiques, on voit que l’émeute ne fait qu’y glisser, puisqu’on rentre ensuite chez soi, loin de là. Marseille, territoire encore habité, semble agitée d’une révolte plus concentrée. Habitat indigne, précarité, injustice fiscale, ségrégation et grands projets inutiles en ont tous pris pour leur grade. Cause commune ! Les fachos sont restés invisibles, et personne d’autre que les flics n’a fait le boulot des flics. En cette nuit du 1er décembre, tous les « indésirables » marseillais, des quartiers comme du centre-ville, avec ou sans revendications, avec ou sans gilet, ont été gagnés par une fièvre séditieuse. Et on espère qu’elle sera contagieuse.

« Le jour où le peuple se réveille vous allez prendre cher […] Sentez-vous le vent tourner comme vos vestes ? » (Kery James, Racailles, 2016)

Actu d’ici et d’ailleurs

Manif du 24 novembre – Gilets jaunes : ça part dans tout l’essence > Révolte populaire qui ne demande qu’à être canalisée par les forces de gauche pour certains. Insurrection poujadiste préfigurant un mouvement populiste pour d’autres. Pour sûr, les Gilets jaunes naviguent en eau trouble et à l’heure où ces lignes sont écrites, personne ne sait si la vague fluo peut nous emmener vers le meilleur. Ou vers le pire. Prenant son courage à deux pattes, le Chien rouge a traîné sur les Champs-Élysées le 24 novembre dernier. Retour en immersion sur cette manifestation surréaliste.

Photo Olivier Saint Hilaire {JPEG}

Urbanisme et catastrophe – À Marseille, la mairie s’effondre et la ville se soulève > Huit morts sous les décombres. Pourtant, pas de bombardier américain à l’horizon, ni de dynamiteur allemand… Juste des spéculateurs, publics et privés. Mais qu’on érige un mur de béton autour de la Plaine pour imposer un chantier hostile ou qu’on laisse pourrir un quartier jusqu’à l’effondrement de deux immeubles sur ses habitants, c’est d’une même guerre qu’il s’agit. Celle que mène la mairie au Marseille populaire. À Noailles, huit personnes en sont mortes, écrasées sous les gravats et le mépris. À l’effroi a succédé la colère. Et un constat qui se propage : l’injustice n’a que trop duré.

Vent de panique, effet d’aubaine > Et si la catastrophe de Noailles permettait à la mairie de Marseille de réaliser enfin la gentrification massive dont elle rêve ?

La colère et la répression – « Gaudin, assassin ! » > Après les effondrements d’immeubles, la rue marseillaise a marché trois fois pour rendre hommage aux morts et demander la démission du maire. En face, ce ne fut que sadisme, matraques et grenades lacrymogènes.

Délit de solidarité – À Gap, le procès de la frontière > En avril, les « 7 de Briançon » avaient manifesté contre des militants d’extrême droite venus chasser les migrants à la frontière franco-italienne. Accusés d’avoir aidé des exilés à pénétrer en France, ils étaient jugés le 8 novembre. Le procureur leur souhaite la prison.

Référendum d’autodétermination – En Kanaky, fini le temps des colonies ? > Le 4 novembre, les Néo-Calédoniens ont voté à 56 % contre l’indépendance. Mais pour les Kanaks, cette défaite a goût de victoire, nous explique Mehdi Lallaoui, fin connaisseur de la situation sociale et politique sur le « Caillou ».

Focus

#PayeTesOvaires – Violences gynécologiques : fin de partie(s) ? > Pensée depuis plus de vingt ans en Amérique latine, la question des violences gynécologiques commence à peine à émerger en France. Un ramdam bien mérité qui fera peut-être date dans l’histoire des luttes anti-sexistes. Voyage en gynécologie, une discipline où soignant rime un peu trop souvent avec maltraitant.

Pollution industrielle en terre touristique – Toscana Soude Système > Sur la côte toscane, d’étonnantes plages aux allures de Caraïbes attirent chaque année des centaines d’estivants. Elles n’ont rien de naturel et sont le résultat des rejets d’une usine chimique toute proche. Enquête sur l’envers de la carte postale.

L’exil et la révolte – Le voyage inattendu d’un anarchiste syrien > Après avoir connu la révolution à Alep, la guerre civile, l’exil en Turquie puis la traversée vers la Grèce sur un bateau de fortune, Edd Thawra* a pu se forger, à 22 ans, quelques convictions bien affirmées. Nous l’avons rencontré à Thessalonique, carrefour antique entre Orient et Occident, où il milite dans un groupe anarchiste et suit des études d’informatique.

Dossier

L’Apocalyse, pas de quoi fouetter un chat

Par Gwen Tomahawk {JPEG}

« La Terre perd la boule / Et fait sauter ses foules / Voici finalement / Le grand le grand / Le grand chambardement » (Guy Béart)

Le constat fait désormais office de consensus : la fin du monde déboule au grand galop, naseaux fumants. Tout du moins : la fin d’un monde. C’est accepté, entériné, doctement disserté, sujet banal à aborder entre poire et dessert. Ainsi : Macron assure qu’il traitera de front « fin du mois » et « fin du monde ». Son vassal Philippe assure à répétition qu’il a pour livre de chevet Effondrement, de Jared Diamond, bible des sonneurs de clairon « collapsologistes » [voir l’entretien avec Renaud Duterme, page IV du présent dossier]. Dans l’Hexagone, les terrifiants rapports du Giec [1] sur le réchauffement climatique ne suscitent plus de démentis, pas même chez Claude Allègre [2]. Les stages de survivalisme pullulent jusque dans les coins les plus reculés de France et de Navarre [lire l’entretien avec Bertrand Vidal, p. II]. L’astrophysicien Aurélien Barrau convoque le gratin du show-biz, de Patti Smith à Juliette Binoche, pour une pétition bling-bling sur l’urgence climatique. Hollywood et séries téloches viennent régulièrement alourdir notre déjà très chargé imaginaire du grand boum [voir p. VI]. Hulot claque la porte parce qu’il ne croit plus qu’un gouvernement puisse stopper la faucheuse planétaire. Et l’horloge de l’Apocalypse [voir p. V] n’en finit pas de flirter avec la zone game over les losers : tic-tac, tic-tac.

La liste pourrait s’allonger à l’infini. Si bien que la question se pose : les sceptiques de l’effondrement imminent, combien de divisions ? À vue de nez, aucune. Les quelques allumés du ciboulot et forcenés frénétiques de la croissance qui clament que « ‘tout va bien Madame la banquise‘ » semblent désormais relever de l’espèce en voie de disparition. Ce constat du « boum notre petit monde fait boum » est d’ailleurs le seul qui rassemble apparemment toutes les chapelles politiques, de l’extrême droite [lire p. III] au centre en passant par les anars, les insoumis, les start-uppeurs, les pompistes, les toiletteurs pour chiens. Mais il n’émeut pas vraiment. Moins en tout cas qu’une hausse des tarifs de l’essence ou qu’une défaite de l’OM.

En bref : au cœur même du désastre, l’apathie règne en maître. De notre canapé défoncé, bol de pop-corn à portée de main, nous observons le spectacle d’un monde qui s’écroule en hochant la tête, parfois même en gloussant d’aise, scotchés à l’écran. « Ce qui est remarquable avec nous, les modernes en phase terminale », écrit l’auteur d’ « Apocalypse no rush », très bonne analyse publiée sur le site Lundi Matin, « c’est la molle apathie, la nonchalance sceptique et l’indolence curieuse avec laquelle nous considérons la catastrophe. » Vous re-twitterez bien un peu de fin du monde ?

C’est que la mécanique de la récupération de la catastrophe fonctionne à plein tube. L’apocalypse ? Un business idéologique tout autant qu’une possibilité d’engluer le présent. Cadeau Bonux pour les élites : les catastrophes passées, présentes et à venir impactent avant tout les plus pauvres. Ce qu’a parfaitement démontré Naomi Klein dans La Stratégie du choc (2007) : de la Nouvelle-Orléans ravagée par Katrina aux littoraux asiatiques post-tsunami, les cataclysmes sont des occasions en or pour les rapaces du néo-libéralisme, qui se ruent sur les ruines fumantes comme des chasseurs bourrés sur la mère de Bambi.

C’est ainsi que se déploie la manipulation, choc après choc, toujours plus balistique, sur fond de « transition énergétique » bidon et de néo-libéralisme sauce TINA [3]. Processus insidieux que Jaime Semprun et René Riesel ont mis à nu dans Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable (L’Encyclopédie des nuisances, 2008) : « Contrairement au postulat implicite de toute la “ critique des nuisances ”, selon lequel la détérioration des conditions de vie serait un ‘facteur de révolte’, force a été de constater que la connaissance toujours plus précise de cette détérioration s’intégrait sans heurts à la soumission et participait surtout de l’adaptation à de nouvelles formes de survie en milieu extrême. » Plus ou moins ce qu’assénait déjà tonton Debord, dans La Planète malade (1971) : « Une société toujours plus malade, mais toujours plus puissante, a recréé partout concrètement le monde comme environnement et décor de sa maladie, en tant que planète malade. »

Une certitude : le constat seul ne suffit pas, tant notre imaginaire politique s’avère incapable de répondre au défi. L’heure est über-grave ? La sixième extinction de masse est en cours ? Le réchauffement climatique s’emballe ? Pas de quoi fouetter un chat. C’est l’eau tiède qui l’emporte, pas le rejet d’un système capitaliste putréfié. Les insupportables Mélanie Laurent et Cyril Dion pondent Demain, film tire-larmes aux effets mélos ; les sinistres politicards « écolos » type Jean-Vincent Placé se déchirent pour un strapontin à l’Assemblée ; et les adeptes de Pierre Rabhi se rassemblent autour de la terre qui, elle, ne ment pas. Et vous penserez bien à trier vos déchets et fermer le robinet du lavabo quand vous vous brossez les dents, hein, c’est pour sauver le monde.

Ils sont rares ceux qui, à l’instar des activistes américains de Deep Green Resistance [4], prennent la situation à bras-le-corps. Prônent résistance et offensive contre les multinationales et les élites responsables de la catastrophe. Ils ont la logique pour eux ? Ça ne suffit pas. Même les partisans de la pourtant évidente décroissance restent considérés comme des hurluberlus qui ne rêvent que d’une chose : l’âge de pierre.

Dans ce champ de ruines assurément désespérant, l’approche nihiliste se pare d’atours tentateurs – « On va tous crever ? Youpi ! » Il reste pourtant des actions à envisager, des insurrections à planifier, des plans à tirer sur les comètes, des ours blancs à enrôler dans nos rangs. Première étape : se défaire du pessimisme catastrophique, cette tournure d’esprit piteusement enlisée dans le « à quoi bon ? » Après tout, les carottes ne sont pas encore tout à fait cuites. « Le rôle de l’imagination théorique reste de discerner, dans un présent écrasé par la probabilité du pire, les diverses possibilités qui n’en demeurent pas moins ouvertes », écrivent Semprun et Riesel. Y a plus qu’à…

Émilien Bernard

Au sommaire du dossier

Sociologie des fondus de l’apocalypse – Entre Mad Max et Pierre Rabhi : le survivaliste > Ils sont les fourmis qui survivront. Nous, les cigales qui crèveront sur le grill. Les survivalistes sont des besogneux qui passent leur vie à se préparer au monde d’après la fin du monde. Auteur de Survivalisme [5], le sociologue Bertrand Vidal nous aide à comprendre ces étonnants contemporains.

Travail, famille, survie –Survivalisme et extrême droite : une romance qui dure > Kits de survie en pleine nature, stages extrêmes en montagne, littérature florissante, le survivalisme est un business rentable. Une tendance floue, aux ramifications multiples. Si les angoissés de l’Apocalypse comptent dans leurs rangs une quantité non négligeable de doux dingues plus perfusés à Walking Dead qu’encartés au Rassemblement national, il existe visiblement une frange d’adeptes bien plus obscure. Tour d’horizon d’un mouvement aux priorités très nationales.

Fin des haricots & lutte des classes – Renaud Duterme : « Le fil rouge de l’effondrement, c’est l’explosion des inégalités » > Depuis que Pablo Servigne et Raphaël Stevens ont publié un petit livre intitulé Comment tout peut s’effondrer (2015), le sujet est à la mode [6] . Les auteurs sont régulièrement invités dans les médias pour évoquer la « collapsologie », concept qu’ils ont forgé pour étiqueter cette « science » de la mort des civilisations. Leur postulat de départ n’a rien de farfelu : nous serions au bord d’une grave crise aux motifs complexes et il conviendrait d’ores et déjà de s’y préparer. D’où le titre de leur dernier ouvrage : Une autre fin du monde est possible [7] Problème : si la probabilité d’un effondrement général crève les yeux, les ouvrages de ses thuriféraires manquent singulièrement de mordant, versant même dans des passages new age un peu trop lénifiants. On n’y trouve aucune critique réelle du capitalisme ou de l’explosion des inégalités sociales à l’échelle de la planète. Un manque comblé par l’essayiste Renaud Duterme, qui a publié un ouvrage mettant en avant l’aspect politique de la question : De quoi l’effondrement est-il le nom ? [8] Un livre qui rappelle que la fin du monde aussi est affaire de lutte des classes. Entretien.

Notre top 5 de vidéos de fin du monde – L’apocalypse selon Saint Tube > Internet est un monde dangereux : on peut s’y perdre corps et âme. C’est donc avec appréhension qu’on a plongé dans l’univers foisonnant (et légèrement flippant) des vidéos d’apocalypse sur YouTube. Un travail de spécialiste, à ne surtout pas reproduire chez soi. Voici la crème de la crème en la matière.

Divertissement et fin du monde – Dystopie : entre libération et résignation > De La Servante écarlate à Hunger games, pourquoi les dystopies, ou contre-utopies, font-elles tant recette au cinéma, à la télévision ou dans la littérature ? Parce qu’elles anticipent l’apocalypse qui vient et résolvent une inconnue ? Parce qu’elles encouragent une résignation àquoiboniste ? Parce qu’elles collent une image sur nos peurs viscérales ? Tour d’horizon d’un genre prolifique et protéiforme.

No future, sauf si t’as une crête – L’invasion des punks vivants > En science-fiction comme en fantasy, l’apocalypse a toujours été à la mode. Fin d’un monde, fin du monde, on ne compte plus les livres qui s’emparent de ce thème vieux comme l’humanité pour le décliner à toutes les sauces. Tour à tour gore, burlesque, sérieux, Le Club des punks contre l’apocalypse zombie détonne par bien des aspects dans ce chaudron littéraire. Un roman tout droit sorti du cerveau délirant de Karim Berrouka, connu aussi comme chanteur des mythiques Ludwig Von 88.

Les fadas de l’Apocalypse – Fin du monde : un éternel retour > Il n’est évidemment pas question de nier l’affolante accumulation des périls écologiques qui menacent la planète, durablement ou définitivement. L’être humain s’est échiné à développer les outils de sa propre destruction, avec les conséquences dramatiques que l’on sait : épuisement des ressources, réchauffement climatique endémique, bio diversité en berne, etc. Sans parler des armes atomiques qui en cas de conflit important plongeraient la Terre dans l’hiver nucléaire. La fin du monde n’en est pas moins une vieille histoire, dont les épisodes ont largement précédé notre époque à fort potentiel apocalyptique. Cataclysmes, séismes, déluges, éruptions volcaniques, sécheresses, épidémies, comètes, chutes de météorites, massacres et effondrements d’empires rythment les récits eschatologiques depuis la nuit des temps.

Bouquins

"Le Désir libertaire", fac-similé. {JPEG}

Anthologie d’une revue disparue – Dissidences intellectuelles arabes > Il y a une quarantaine d’années, de jeunes intellectuels du monde arabe éditaient une revue surréaliste : Le Désir libertaire. Un recueil de textes audacieux, brocardant patrie, armée, famille et religion, vient d’être traduit en français.

Bourre-pif against the machine – Cerveau 1 – Processeur 0 > Après La Vie algorithmique et La Siliconisation du monde, l’écrivain Éric Sadin nous régale le cortex avec un uppercut très appuyé contre l’intelligence artificielle. Pour que les machines restent à leur place, ne leur concédons aucune parcelle de notre humanité.

Cap sur l’utopie – Debout les damnés de la mer ! > En guise de livre-cadeau super bandant/mouillant à chaparder dans les triviales Fnac et cie, je suggère Les Hors-la-loi de l’Atlantique (éd. Seuil, 2017). Une synthèse hyper jouissive des écrits naufrageurs du professeur dissident de l’université de Pittsburg Markus Rediker sur les divers types de desperados des mers ayant couru la grande bordée entre le XVIIe et le début du XIXe siècle : marins mutinés, proscrits politiques, esclaves marrons, passagers clandestins et bien sûr pirates.

Et aussi

De l’art et de l’atome – L’uranium, c’est pas de la tarte > Illustratrice fidèle de CQFD, Caroline Sury se penche, dans Yellow Cake – une exposition présentée à Marseille [9] jusqu’au 22 décembre – sur l’extraction d’uranium au Niger. Une catastrophe écologique et humaine déclenchée par la France.


[1] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

[2] Au niveau mondial, ce n’est pas tout à fait la même histoire : Trump le climato-sceptique mono-neuronal n’en est qu’un exemple parmi d’autres.

[3] There is no alternative, slogan de bataille d’une certaine Margaret Thatcher.

[4] Leur profession de foi, éponyme, vient d’être traduite en français aux éditions Libre.

[5] Éditions Arkhé, 2018.

[6] On peut également remonter à la publication en 2004 d’Effondrement, ouvrage de l’historien Jared Diamond, dont le Premier ministre Édouard Philippe serait un grand fan.

[7] Seuil, 2018. Trois auteurs aux commandes : les deux précités et Gauthier Chapelle.

[8] Sous-titré « La fragmentation du monde », il a été publié en 2016 chez Utopia.

[9] À la Galerie Porte Avion, au 96, boulevard de la Libération (Marseille 4e).

Source: http://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no171-en-kiosque -