Février 2, 2021
Par Attaque
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Inferno Urbano / mardi 2 février 2021

« Nous allons organiser des cellules d’action immédiate, pour frapper l’État et le capital »

Le prisonnier politique Dimitris Koufondinas est partie de notre chair, partie de la chair des mouvements révolutionnaires, partie prenante de l’expérience historique de la guerrille, dans l’Europe de l’après-guerre. Un combattant cohérent et impénitent qui a été mis en prison à cause de son choix de faire face à la barbarie du système capitaliste, défendue par la force des armes. Nous ne pouvons que nous positionner de tout notre cœur et de toutes nos forces aux côtés d’un tel combattant, contre la volonté de revanche de l’extrême droite, contre la propagande de l’État, contre le régime d’isolement auquel il est soumis. Depuis le 8 janvier, il est en grève de la faim, pour demander son transfert de la prison de Domokos à celle de Korydallos ; il a été transféré de manière soudaine à Domokos, après avoir été kidnappé de la prison rurale de Volos. Le gouvernement du parti Néa Dimokratía ne respecte même pas la loi qu’il a crée exprès pour enterrer Dimitris encore plus profondément dans une taule. La résistance du camarade, qui, encore une fois, utilise son corps comme une dernière barrière dans une bataille de cohérence et de dignité individuelle, concentre en soi toutes les significations historiques, politiques et sociales qui définissent les enjeux de notre époque.

Résistance ou soumission.
Lutte ou abandon.
Solidarité ou individualisation.
Attaque ou trêve.

Comme acte minimum de solidarité avec la grève de la faim de Dimitris Koufondinas, mais aussi avec Giannis Dimitrakis et Nikos Maziotis, eux aussi en grève de la faim à ses côtés, la semaine dernière, à Athènes, nous avons mené ces attaques incendiaires:

1. contre la Fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE), à Koukaki. Le IOBE est le pilier des statistiques du BSE [une organisation semblable au Medef français; NdAtt.] et est l’un des think thank les plus importants, fournissant des données, des indications et des suggestions pour ce qui concerne la politique économique du gouvernement. Les politiques économiques néoliberistes, les sauvetages de banques, la redistribution violente de la richesse aux dépenses des pauvres, tout cela se fait avec son aval. Le IOBE n’est pas une organisation scientifique neutre, comme il aime se présenter. Il se situe dans le camps du capital et ses mains sont sales du sang de tous les opprimés qui se sont suicidés car ils ont sombré dans le désespoir et dans les impasses de la crise capitaliste.
2. Contre le 3° bureau des Finances publiques, dans le secteur de Kypseli. A une époque où de plus en plus de secteurs de la société sont en train de se faire écraser par les dettes et n’arrivent même plus à survivre, les attaques contre les structures étatiques qui représentent l’exploitation économique sont un acte d’opposition d’en bas, face à l’extermination économique et, en même temps, elle sont une proposition ouverte pour la constitution d’un mosaïque de lutte, à côté des refus de payer les factures, des effacements des dettes et des sabotages.
3. Contre la maison du secrétaire général de la Coordination des projets de gouvernement, du parti Néa Dimokratía, Stratos Mavroeidakou, à Ilion. Il est l’un des responsables de la gestion criminelle de l’épidémie, du manque de personnel dans les hôpitaux publiques, du recrutement de flics et de militaires à la place d’infirmiers et de médecins, de la transformation de la gestion de la pandémie en moyen violent pour comprimer les acquis sociaux et pour briser les formes de résistance. Nous avons voulu que ceux qui font partie de la bande du parti Néa Dimokratía sachent que la peur changera de camp.
4. Contre un véhicule de police, dans le secteur de Petralona. Nous avons fait ce qui est évident : attaquer le terrorisme d’État et ses mercenaires en uniforme.

Solidarité avec le prisonnier communiste en grève de la faim Dimitris Koufondinas.
Force aux anarchistes Nikos Maziotis, membre de Lutte Révolutionnaire, et Giannis Dimitrakis, en grève de la faim.
Solidarité avec les prisonniers politiques.
Nous reviendrons bientôt…

Cellules d’action immédiate
Cellule de la solidarité révolutionnaire




Source: Attaque.noblogs.org