Solidarité par-delà les murs

La peine de prison ne se limite pas à une entrave à la liberté d’aller et de venir : elle dépersonnalise et désocialise les personnes qui la subissent, elle prive de relations sociales importantes et impose des conditions de vie indignes. Dans les prisons françaises, le taux de suicide est 6 fois plus élevé que dans la population générale.

En détention, recevoir du courrier est important pour tenir moralement. C’est une marque de soutien et un lien avec l’extérieur. Le courrier signale également à l’administration pénitentiaire, à son personnel et aux co-détenu.e.s que la personne n’est pas isolée : c’est important si elle subit (ou est susceptible de subir) des violences.

Atelier mensuel d’écriture aux détenu.e.s

L’ABCIDF organise chaque premier dimanche du mois un atelier d’écriture aux personnes incarcérées (présentation ici). Nous mettons à disposition un classeur d’adresses de détenu.e.s, du matériel d’écriture, ainsi que de la documentation (dont notre Guide pour écrire aux personnes détenues) pour nous aider, nous inspirer, prendre conscience ensemble des enjeux, contraintes et possibilités. Nous proposons également de participer à des photos de solidarité, imprimées et glissées dans les courriers (petit exemple ici).

Week-end de la Coordination antirépression Paris-IDF

Pour ce mois de mars 2020, notre atelier d’écriture aux détenu.e.s se tiendra dans le cadre du week-end d’échanges et d’autoformation organisé par la Coordination antirépression Paris-IDF. Nous serons également présent.e.s le samedi 29 février pour animer un espace dédié à l’écriture rapide et collective sur affiches et cartes postales, dans le but d’envoyer des courriers collectifs à des personnes subissant des conditions de détention particulièrement éprouvantes (isolement, etc.).


Article publié le 24 Fév 2020 sur Paris-luttes.info