Janvier 3, 2022
Par Union Communiste Libertaire (UCL)
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Samedi 4 décembre, la manifestation annuelle contre le chômage et la précarité a réuni environ 500 personnes sur un court trajet qui arrivait jusqu’au ministère du Travail. Si les organisations de chômeurs – CGT privé·es d’emploi, Apeis, AC ! et MNCP – étaient bien au rendez-vous, les confédérations syndicales et les partis politiques ont brillé par leur absence.

On était bien loin des 3 000 manifestantes et manifestants qui, il y a encore quelques années, parcouraient les boulevards entre Stalingrad et place de Clichy. Pourtant, la lutte contre le chômage et la précarité est d’une actualité brûlante et douloureuse : malgré deux ans de lutte, le Conseil d’État a donné raison au gouvernement, validant la réforme scélérate de l’assurance chômage au prétexte que le nombre de chômeurs avait tendance à baisser.

En réalité, toutes catégories confondues, 6,5 millions de chômeurs et précaires sont inscrits à Pôle emploi, soit 25 % de la population active, chiffre particulièrement stable depuis la crise économique de 2008. Une véritable mobilisation des confédérations syndicales et des partis politiques aurait elle permis de faire abroger la réforme du gouvernement ? Il est trop tard pour en juger.




Source: Unioncommunistelibertaire.org