Mercredi 28 novembre – 10h30

A l’université Paul-Valéry, salle Camproux.

Route de Mandes, arrêt de tram Saint Eloi L. 1

Augmentation des frais d’inscriptions pour les étudiant-e-s étranger-e-s : 2800€ pour une année de licence, 3800 pour une année de master pour les étudiant-e-s extra-communautaire, voilà ce qu’a annoncé le gouvernement Macron-Philippe la semaine passée.

Lundi 19 novembre, le premier ministre a annoncé une mesure phare pour « attirer les étudiants étrangers hors Union Européenne », dont le nombre a baissé de 8.1% depuis 2010 : leur appliquer une hausse des frais d’inscription ! Alors qu’actuellement la plupart des étudiants internationaux paient les mêmes frais d’inscription que tous les autres étudiants, le gouvernement a annoncé vouloir porter leurs frais d’inscription à 2770 € par an en licence et 3770 € en master et doctorat.

Cette mesure de « préférence nationale », paradoxalement justifiée pour renforcer l’attractivité du système universitaire français a été décidée de façon arbitraire sans aucune prise en compte des revenus des étudiants concernés. Les étudiants internationaux qui suivent actuellement leur formation en France auront-ils les moyens, à la rentrée prochaine, de débourser plusieurs milliers d’euros pour continuer à étudier ? Cette augmentation conduira des milliers d’étudiants à renoncer à leurs études et à leur présence en France.

Tiré de 2770 € la Licence et 3770 € le Master et Doctorat : aujourd’hui pour les étudiant.es internationaux, demain pour tous et toutes ?

Gilets jaunes : quelles perspectives ?

« L’action a été mise avant les discours »

Militants, curieux et « gilets jaunes » ont donné leurs opinions et formulé des propositions. Quelle grille de lecture utiliser pour comprendre ce mouvement ? Faut-il parler en termes de gauche et de droite, ou en termes de galériens opposés à l’élite ? Un intervenant présent sur les blocages tranche : « moi, j’étais sur le rond-point de Prés d’Arènes et là-bas, les gens se disent apolitiques mais se regroupent plus ou moins par sensibilité politique, et certains groupes veulent bloquer plus que d’autres. Je me suis aperçu que certains avaient des discours racistes et ne bloquaient rien, ils étaient juste là à regarder, et par contre il y avait des groupes beaucoup plus déterminés et le discours était très différent ! » Un autre confirme : « s’il y a une action raciste, c’est en étant présent qu’on peut discuter et l’empêcher ! »

« C’est un mouvement populaire, on doit être avec eux »

Un tel mouvement peut-il être récupéré par le patronat ? Un intervenant considère que la diversité des participants au mouvement est une force et que plus les blocages dureront, plus les syndicats patronaux se désolidariseront, et plus dure sera la répression. L’expérience de militants habitués aux mouvements sociaux pourrait alors être utile au mouvement pour contrer cette répression et renforcer la solidarité avec d’autres luttes – notamment avec la journée de mobilisation, ce samedi, contre les violences faites aux femmes appelée par le hashtag « Nous Toutes ».

Tiré de Montpellier. Des militants du mouvement social appellent à rejoindre les gilets jaunes

Nous vous proposons de venir vous informer et de débattre sur ces questions !